• Voici un article qui va réjouir ceux qui se font traiter de "pharisiens" par les pagano-chrétiens !
    (Lu sur le Blog de Nicolas: "Dokimos de la foi")

    Yeshoua (Jésus) le nazaréen, Yeshoua (Jésus) le pharisien ?

                Un rabbi parmi d'autres... mais appelé à devenir le Mashiah !



    Etude très intéressante empruntée au Blog de Michel Lesel :

    http://discernerlesondushofar.eklablog.com

     

    Je suis conscient que ce titre un peu provocateur peut déranger certains, mais je vous laisse le soin de vous faire une idée sur cette question en découvrant cette étude . Personnellement, je la trouve très juste.

     

    Si nous faisons abstraction de tous nos préjugés, cette étude va nous permettre de mieux comprendre l'enseignement de Yeshoua (Jésus) en nous révélant le contexte dans lequel il a été donné.

     

    Source : http://netivotolam.voila.net/jesus_le_nazareen.pdf

     




    On l’appelle Jésus chez les chrétiens, Yeshoua chez les juifs (et les "messianiques" d'origine juive, païenne et pagano-chrétienne), Issa chez les musulmans. Chacun a son interprétation de ce personnage historique. La véritable identité de Jésus reste cependant en partie ignorée et voilée. Aujourd’hui encore, un grand nombre de croyants ignorent que Yeshoua
    ("Jésus") était juif, rabbi, et pharisien.

    Yeshoua ("Jésus"), pharisien ? Etonnant !

     

    Le but de notre étude est d’aller plus loin dans notre connaissance de Yeshoua (Jésus).

     

    - de mieux comprendre les évangiles, l’enseignement et la doctrine de Yeshoua (Jésus)

     

    - de découvrir les véritables raisons des disputes entre Yeshoua (Jésus), les scribes, les pharisiens et surtout les sadducéens

     

    - de comprendre comment l’histoire peut nous éclairer sur certaines paroles de Yeshoua (Jésus)

     

    - de situer la venue de yeshoua ( Jésus ) par rapport aux prophéties bibliques

     

    Il ne s’agit pas ici de prouver ou de revenir sur la messianité de Yeshoua (Jésus), que nous considérons comme un fait établi.

     

    Jésus le nazaréenYeshoua hanotzri

     

    En hébreu, Jésus / Yeshoua signifie « salut » (yeshuw'ah et donc YesHuW'aH)

     

    Marie et Joseph, ou plutôt Myriam et Yossef

     

    En lisant les deux premiers chapitres de Luc il apparaît clairement que les parents de Yeshoua sont des juifs très pratiquants :

     

    - Dans Luc 2:20-24, Yeshoua reçoit son nom au 8e jour – cette coutume de nommer son fils le 8e jour lors de la circoncision fait partie de la loi orale, que Yeshoua appellera « la tradition » ou « votre tradition ».

     

    Cette loi orale est ce qu’on appelle aujourd’hui le Talmud, à ne pas confondre avec la loi écrite, la Torah, qui est composée des cinq premiers livres de la bible, aussi appelée loi de Moïse. Il s’agit des lois que Dieu-Elohim a donné à Moïse, ce ne sont pas des lois que Moïse aurait composées lui-même.
    http://jyhamon.eklablog.com/10-par-moise-au-lieu-de-a-travers-moise-a81963246

     

    La Loi

    Yeshoua est circoncis le 8e jour selon la loi de Moïse (la Torah). Après les jours de purification de Marie, qui comporte 33 jours pour un garçon, Joseph et Marie se rendent de nouveau au temple pour présenter l’enfant au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Torah : Tout mâle premier-né sera présenté et racheté. Cette prescription est appelée « pidyon haben » et est encore pratiquée aujourd’hui par les juifs.

     

    - Dans Luc 2:39-47, lorsque Yeshoua atteint l’âge de 12 ans, il fait sa bar-mitzva, une solennité au cours de laquelle un garçon atteint l’âge adulte, devient responsable au plan spirituel et « fils du commandement ». Yeshoua lit la Torah pour la première fois au temple, en hébreu. Il étudie parmi les docteurs de la loi. Yeshoua va grandir à Nazareth en Galilée, détail important pour la suite de l’étude.

     

    - A l’âge de 30 ans, Yeshoua commence son ministère. Pourquoi précisément à l’âge de 30 ans ? Dans Nombres 4:43, nous lisons qu’un prêtre peut commencer à servir Dieu dans le Tabernacle à l’âge de 30 ans. Ailleurs nous lisons que David devient roi à l’âge de 30 ans (2 Samuel 5:4).

     

    Yeshoua commence donc son ministère à l’âge de 30 ans. Ses disciples l’appellent Rabbi, ce qui signifie « mon maître ».

     

    Pour la suite de notre étude il est très important de savoir dans quel contexte social, religieux et politique Yeshoua commence son ministère.

     

     

    Israël divisée

     

    Au 1e siècle le peuple d’Israël, composé à l’origine des 12 tribus, est divisé, séparé : les tribus de Judah et Benjamin sont encore en Israël, mais les 10 autres tribus, regroupées sous le nom d’Ephraïm ou Maison d’Israël, sont dispersées dans la diaspora dans le monde entier. Cette séparation commença après la mort de Salomon. Les deux tribus restées en Israël, Judah et Benjamin, sont divisées en plusieurs sectes, et cela depuis l’époque des Maccabées, 2 siècles avant Yeshoua.
    Voir par exemple: http://jyhamon.eklablog.com/le-retablissement-de-toutes-choses-a82138684

     

    Cette situation n’est pas la situation voulue par Dieu-Elohim pour son peuple, car toute la bible nous montre que la volonté de Dieu-Elohim c’est l’union du peuple. Dieu-Elohim n’a qu’un seul peuple. Même les non juifs sont appelés Israël s’ils acceptent de servir le Dieu-Elohim d’Israël (Voir l'exemple de Ruth la moabite: "ton peuple sera mon peuple"). La volonté de Dieu-Elohim est donc que nous ne fassions qu’un, comme à l’époque du premier temple, le peuple était uni et ne possédait qu’une seule forme de judaïsme, que nous appellerons judaïsme biblique. Tel est donc le contexte historique dans lequel Yeshoua va exercer son ministère.

     

    Voici quelques détails importants sur les différentes sectes(1) juives de l’époque de Yeshoua, qui nous permettront de mieux comprendre les évangiles et les actes des apôtres.

     

    1) Les sadducéens

     

    Les sadducéens étaient les autorités du temple qui collaboraient avec l’occupant étranger, les romains, pour pouvoir garder leurs privilèges. D’après le dictionnaire encyclopédique du judaïsme, les sadducéens ne croyaient pas à l’immortalité de l’âme, ni à la résurrection des morts, ni aux anges, ni à la venue d’un messie. La loi orale (la tradition) des sadducéens était différente de celle des pharisiens.

     

    Les sadducéens, groupe politique et religieux, entretenaient des liens étroits avec le temple et le grand pontificat. Les rabbins (pharisiens) et les sages de l’époque surveillaient les grands prêtres sadducéens, de crainte qu’ils n’introduisent des pratiques désapprouvées ou rejetées par les pharisiens.

     

    Les sadducéens étaient rejetés par la plupart des juifs (les gens du peuple) qui préféraient les pharisiens dont ils sollicitaient les conseils. Attachés au culte du temple, les sadducéens disparurent avec la destruction de celui-ci, laissant le champ libre à leurs adversaires de toujours, les pharisiens.

     

    Les sadducéens étaient partisans de l’aristocratie du temple et du grand pontificat. Selon Flavius Joseph, leurs enseignements plaisaient aux riches (Antiquités judaïques, XIII p.298).

     

    Les pharisiens étaient opposés aux sadducéens, Yeshoua fut un de leurs principaux adversaires.

     

    - Dans Matthieu 21:12-13, lorsque Yeshoua entre dans le temple, il renverse les tables. Ce sont les sadducéens qu’il traite de voleurs. « Vous avez fait de la maison de mon Père une maison de voleurs. » Les évangiles témoignent que les sadducéens furent les plus actifs à vouloir la mort de Yeshoua. Dans les évangiles, les sadducéens sont les principaux sacrificateurs. D’ailleurs, Caïphe était sadducéen et grand prêtre.

     

    En utilisant les évangiles, poussons notre réflexion plus loin que nos préjugés (« les Juifs ont tué Yeshoua »). Il se peut très bien que seuls les sadducéens ont activé et déclenché le procès de Yeshoua, parce qu’ils voyaient en lui un danger. En effet, Yeshoua avait renversé les tables dans le temple en dénonçant le commerce, les abus et la corruption des sadducéens, les traitant de voleurs.

     

    Yeshoua ne représentait pas un danger pour les pharisiens, qui enseignaient le peuple dans les synagogues. Nous avons d’ailleurs un témoignage précieux dans les évangiles qui montre qu’un groupe de pharisiens voulait sauver Yeshoua lorsqu’il monte à Jérusalem.

     

    - Luc 13.31 "En ce même jour, des pharisiens vinrent, lui disant, Retire–toi et va–t’en d’ici ; car Hérode veut te tuer."

     

    - Matthieu 26.59-61 "Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient quelque faux témoignage contre Yeshoua, suffisant pour le faire mourir. Mais ils n’en trouvèrent point, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin, il en vint deux, qui dirent: Celui-ci a dit: Je puis détruire le temple de Dieu-Elohim, et le rebâtir en trois jours."

     

    Les principaux sacrificateurs, donc les sadducéens, et tout le sanhédrin (en tout, 120 personnes) cherchent des faux témoins. Il en vint deux. Deux juifs pour accuser Yeshoua devant un tribunal, réuni par les sadducéens. Où sont les scribes et les pharisiens qui accusent Yeshoua ? Les sadducéens étaient connus pour leur corruption, c’est eux qui cherchent des faux témoins, c’est-à-dire des témoins qu’ils ont corrompus. C’est d’ailleurs pour ces ratiques malhonnêtes et hypocrites que les esséniens avaient quittés Jérusalem et le temple.

     

    Conclusion sur les sadducéens :

     

    1. Yeshoua n’est pas sadducéen. Au contraire, comme d’autres pharisiens, il est un farouche opposant aux principaux sacrificateurs (sadducéens)

     

    2. Les sadducéens sont des juifs qui se disent pratiquants de la Torah, sans croire au plus important, le Royaume de Dieu-Elohim, la résurrection des morts, la venue d’un messie, etc.

     

    3. Les sadducéens possèdent leur propre halakha (loi orale), différente des pharisiens.

     

    Remarque importante : l’union du peuple d’Israël est loin d’être une réalité (un seul peuple, un seul esprit, une seule âme)... JYH: autrement dit: "l'alliance nouvelle" entre les "deux Maisons" (Juda et Ephraïm) n'est toujours pas réalisée et ne se fera qu'avec les "DEUX témoins" pendant la grande tribulation (Jérémie 31:31; Héb 8:8; Apoc 11:3...)

     

     

    2) Les esséniens

     

    D’après le dictionnaire encyclopédique du judaïsme(2), les esséniens sont une secte juive, semi-monastique, de la 2e période du second temple, ayant existé du 2e siècle avant l’ère chrétienne au 1er siècle de l’ère chrétienne. Disséminés dans différentes régions d’Israël, avec des concentrations sur la rive ouest de la mer morte. Les esséniens comportaient plus de 4000 membres au 1e siècle. Les membres étaient liés à leur supérieur par une complète obéissance. Les membres potentiels devaient subir une période probatoire de 3 ans. Seuls les hommes adultes étaient admis, même si les enfants pouvaient être admis pour être éduqués selon les principes de la communauté.

     

    Toute propriété était mise en commun, ainsi que les revenus. La communauté rejetait totalement le mariage. Cependant, Flavius Joseph fait état d’une branche essénienne qui permettait le mariage (La guerre des Juifs II, p.160-161). Les esséniens formaient des communautés d’hommes qui se vouaient plus ou moins à l’ascétisme (perfectionnement spirituel par la mortification). La communauté prônait la chasteté, la propreté physique, la pureté rituelle, et le port de vêtements blancs.

     

    Le groupe des esséniens se sépare des pharisiens et des sadducéens, et s’installe dans le désert, formant ainsi leur propre système de sacrifices. Ils ne voulaient pas apporter leurs sacrifices au temple de Jérusalem à cause de la corruption des sadducéens.

     

    Conclusion sur les esséniens

     

    1. Ce sont des juifs qui lisent et étudient la Torah, et qui refusent de vivre au milieu du peuple

     

    2. Ces juifs possèdent aussi leur propre halakha (loi orale)

     

    3. Bien qu’ayant quelques points en commun avec la première communauté judéo-chrétienne, l’enseignement et la doctrine de Yeshoua est complètement différente de celle des esséniens.

     

    Yeshoua n’est pas essénien.

     

    Remarque importante : l’union du peuple d’Israël est loin d’être une réalité (un seul peuple, un seul esprit, une seule âme)... et même remarques que précédemment sur Juda et Ephraïm.
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/ephraim-et-juda-le-rassemblement-des-douze-tribus-a96603181

     

     

    3) Les zélotes

     

    Kanaïm(3) en hébreu, littéralement « fanatiques », le nationaliste, le patriote. Les zélotes étaient doctrinalement rattachés à la secte pharisienne, mais de l’école de Shammaï.

     

    Les zélotes étaient une branche armée, comme les esséniens. Ils considéraient les autres pharisiens comme des traîtres, vendus à la solde de Rome, car les pharisiens étaient opposés à toute révolte contre les romains.

     

    A ce stade de l’étude il faut savoir qu’il y avait 7 sortes de pharisiens à l’époque de Yeshoua.

     

    Les zélotes n’attendent pas la venue du messie pour enclencher la guerre contre l’envahisseur d’Israël, les romains. Leur fanatisme contribua donc à déclencher la guerre entre juifs et romains. Petite note : Judas Iscariote était zélote (donc "politique"), et comme ses compagnons zélotes, il voulait en finir avec les romains. Judas reconnaissait en Yeshoua le messie libérateur, il pensait que Yeshoua allait assurer la victoire sur les romains – c’est d’ailleurs probablement une des raisons pour laquelle il trahit son maître.

     

    Les zélotes déclencheront la guerre contre les romains en l’an 66 (JYH: et donc les persécutions puis la destruction du Temple en l'an 70... comme voulu et prévu par Elohim)

     

    Conclusion sur les zélotes :

     

    1. Yeshoua n’était pas zélote

     

    2. Yeshoua fait partie des pharisiens qui s’opposent à toute révolte contre Rome

     

     

    4) Les scribes

     

    Sopherim en hébreu, savants de la première période du second temple, chargés d’enseigner la loi orale (tradition / talmud) et de publier officiellement des décrets et des lois conformément à la Torah. Plus tard, ils furent les copistes et les conservateurs des textes sacrés (le Tana’h).

     

    Experts du texte biblique, les scribes exercèrent après l’exile de Babylone la direction de la nation juive. Ils succèdent aux prophètes, et précèdent les pharisiens. Historiquement, l’époque des scribes s’ouvre avec Esdras (Ezra), le scribe par excellence, qui ramena les juifs de Babylone en Judée au début du 5e siècle avant notre ère.

     

    Le terme scribe, "sopher" en hébreu, dérive du verbe « compter ». En effet, les scribes comptaient les lettres de la bible, et avaient le souci de la prononciation la plus exacte de chacun de ses mots. C’est grâce à eux que le texte "biblique" fut transmis intacte aux générations à venir. (JYH: On ne peut pas en dire autant des écrits de la "B'rit Hadashah" et des traductions en grec et en latin de la dite "Bible")

     

    Le terme scribe fut appliqué par la suite aux spécialistes chargés d’écrire la Torah et tout autre texte sacré. Il y avait des scribes pharisiens (Actes 23.6-9), sadducéens et esséniens. Ces 3 sectes avaient des halakhot (pluriel d’halakha) différentes.

     

     

    Qu’est-ce qu’une halakha ?

     

    Ce sont des obligations religieuses auxquelles doivent se soumettre les juifs, aussi bien dans leur relation avec leur prochain que dans leur rapport à Dieu-Elohim. Elle englobe pratiquement tous les aspects de la vie, naissance, mariage, les joies et les peines, l’agriculture, le commerce, l’éthique et la théologie. Le mot halakha est dérivé du mot halakh, qui signifie « marcher ». En effet, ce système de lois enseigne la voie que doit suivre le peuple juif.

     

    Exemple d’halakha (celle-ci est commune chez les juifs et les chrétiens) : plusieurs commandements dans la Torah nous interdisent de faire du mal à notre corps. De ces commandements est sortie une halakha, celle de ne pas fumer ni de se droguer.

     

     

    5) Les pharisiens

     

    La secte des pharisiens est sans doute la secte la plus compliquée, car nous apprenons dans le Talmud qu’il y avait 7 sortes de pharisiens au temps de Yeshoua.

     

    Les pharisiens(5) étaient les chefs spirituels du peuple juif en terre d’Israël à l’époque du second temple. Le nom provient de l’hébreu « peroushim » qui veut dire « être séparé ». On estime que la doctrine des pharisiens a pris racine à l’époque d’Ezra et de Néhémie, 5 siècles avant Yeshoua. Néhémie et Ezra, qui avaient instauré un judaïsme fondé sur la Torah parmi les habitants juifs de Judée et de tout l’empire perse. La tradition nous dit que les pharisiens sont mis en opposition avec les sadducéens, qui représentaient quant à eux la mince couche de la haute aristocratie juive, et pendant une période assez longue, les familles de grands prêtres.

     

    Le monde pharisien, à la différence de celui des sadducéens, se caractérise par l’existence de ses académies d’études religieuses. Les grandes écoles de Hillel et de Shammaï étaient déjà florissantes au 1er siècle avant Yeshoua. Autre chose qui les distingue des sadducéens, leur croyance dans le Royaume des cieux, la résurrection des morts, et la venue du messie. Les sadducéens occupent le temple, les pharisiens enseignent tous les jours dans les synagogues.

     

    Conclusion :

     

    1. la doctrine de Yeshoua n’est ni sadducéenne, ni essénienne, ni zélote, et Yeshoua n’est pas un scribe

     

    2. les pharisiens sont les enseignants du peuple : ils enseignent dans les synagogues, dans les yeshivot (écoles religieuses), sur les places et dans les rues

     

    3. Yeshoua s’apparente donc aux pharisiens

     

     

    Le fait qu’il y ait ces toutes ces sectes dans le judaïsme de l’époque (dont 7 sortes de pharisiens) montre que le peuple était loin d’être uni, il est au contraire divisé. Nous comprenons mieux le sens des paroles de Yeshoua lorsqu’il dit
    « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu! » (Matthieu 23.37)... et confirmation de la non réalisation de Jérémie 31:31 et Héb 8:8 !

     

     

    Yeshoua est-il pharisien ?

     

    Quels versets bibliques pourraient nous faire penser que Yeshoua était pharisien ? Rappelons qu’il existe 7 sortes de pharisiens à l’époque de Yeshoua.

     

    - Jean 1.24-27 "Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens. Ils lui firent encore cette question: Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le "Christ" (Mashiah !), ni Elie, ni le prophète? Jean leur répondit: Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi; je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers."

     

    Des pharisiens viennent questionner Jean Baptiste. Au verset 26, Jean précise « parmi vous (pharisiens) il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas ».

     

     

    - Jean 3.1-3 "Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs, 2 qui vint, lui, auprès de Yeshoua, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu-Elohim; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu-Elohim n’est avec lui. 3 Yeshoua lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu-Elohim."

     

    Nicodème est un pharisien membre du sanhédrin, enseignant pharisien.
    Il appelle Yeshoua « rabbi », ce qui signifie « mon maître » ou « mon enseignant ».

     

    Nicodème dit « nous savons que tu es un docteur venu de Dieu-Elohim ». Un enseignant pharisien dit « nous savons que… » , ce qui laisse supposer que plusieurs pharisiens reconnaissent en Yeshoua un docteur de la loi. Il est donc possible qu’il y ait un groupe de pharisiens parmi les 7 sortes de pharisiens qui reconnaisse Yeshoua comme rabbi.

     

    - Jean 7.50-52 "Nicodème, qui était venu de nuit vers Yeshoua, et qui était l’un d’entre eux, leur dit: 51 Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait? 52 Ils lui répondirent: Es-tu aussi Galiléen? Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète."

     

    Nicodème prend la défense de Yeshoua devant tout le sanhédrin.

     

    - Luc 13.31 "Ce même jour, quelques pharisiens vinrent lui dire: Va-t’en, pars d’ici, car Hérode veut te tuer."

     

    Ce passage des évangiles est une preuve indiscutable que Yeshoua est un rabbi, connu et reconnu chez les pharisiens.

     

    Alors que Yeshoua est en route pour Jérusalem, un groupe de pharisiens viennent le prévenir qu’Hérode veut le tuer. Qui sont ces pharisiens qui ne désirent pas la mort de Yeshoua ? Alors que dans les évangiles, d’autres passages peuvent nous faire croire que Yeshoua était un farouche opposant à tout scribe et pharisien, ici nous voyons un groupe de pharisiens avec qui il n’est pas en conflit. Le fait que le Talmud nous explique qu’il y avait 7 sortes de pharisiens nous permet de mieux comprendre ce passage de Luc 13.31. En effet, si tous les scribes et les pharisiens étaient les ennemis de Yeshoua, jamais ceux-ci n’auraient voulu lui sauver la vie.

     

    - Jean 19.38-39 "Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Yeshoua, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Yeshoua. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de Yeshoua. 39 Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Yeshoua, vint aussi, apportant un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès."

     

    Joseph d’Arimathée, un pharisien, membre du sanhédrin avec Nicodème, demande la permission à Pilate d’ensevelir le corps de Yeshoua. Il fera ensevelir le corps de Yeshoua dans sa propre tombe. Ce sont donc 2 pharisiens qui récupèrent le corps de Yeshoua et le préparent afin qu’il soit enseveli selon la coutume juive. Yeshoua sera mis dans un sépulcre appartenant à un pharisien d’Arimathée.

     

    - Matthieu 27.59-60 "Joseph prit le corps, l’enveloppa d’un linceul blanc, et le déposa dans un sépulcre neuf, qu’il s’était fait tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du sépulcre, et il s’en alla."

     

    Il est bien précisé que Joseph d’Arimathée et Nicodème sont disciples de Yeshoua.

     

    A l’époque de Yeshoua, seuls les scribes et les pharisiens étaient appelés "rabbi".

     

    - Jean 1.38 "Yeshoua se retourna, vit qu’ils le suivaient et leur dit : Que cherchez–vous ? Ils lui dirent : Rabbi – ce qui se traduit : Maître (celui qui enseigne)– où demeures–tu ?"

     

    Nombreux sont les passages dans les évangiles où Yeshoua est appelé rabbi : Jean 1.49, 3.2, 3.26, 4.31, 6.25, 9.2, 11.8,… et encore plus nombreux sont les passages où Yeshoua est appelé « maître » Luc 5.5, 7.40, etc.,… :

     

    - Luc 6.40 "Le disciple n’est pas plus que le maître ; mais tout disciple accompli sera comme son maître."

     

    A l’époque de Yeshoua, les scribes n’enseignaient plus le peuple comme jadis, ils s’occupaient plutôt des copies de tous les textes sacrés. Ils étaient chargés d’apporter toute précision ou correction grammaticale au texte ; ils étaient aussi chargés d’enseigner petits et grands concernant la prononciation exacte des mots.

     

    Les pharisiens étaient donc devenus les enseignants du peuple. Ils enseignaient dans les rues, sur les places, et surtout à la synagogue.

     

    - Luc 4.14-16 "Yeshoua, revêtu de la puissance de l’Esprit, retourna en Galilée, et sa renommée se répandit dans tout le pays d’alentour. 15 Il enseignait dans les synagogues, et il était glorifié par tous. 16 Il se rendit à Nazareth, où il avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,"

     

    - Jean 18.20 Yeshoua lui répondit: J’ai parlé ouvertement au monde; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s’assemblent, et je n’ai rien dit en secret."

     

    Yeshoua est appelé rabbi, et sa coutume est d’enseigner chaque shabbat à la synagogue. De plus, Luc 4.17 nous précise que Yeshoua lit le rouleau d’Esaïe. Il est monté à la Torah, et il lit la haftara – il est donc le 7e lecteur, l’invité d’honneur. Il lit en hébreu, car la lecture de la Torah devait obligatoirement se faire en hébreu à la synagogue. Pensez-vous que le premier venu pouvait entrer à la synagogue, enseigner et monter à la lecture de la Torah ?

     

    Non, Yeshoua était bien un rabbi pharisien.

     

    Yeshoua portait des vêtements de rabbi, la tunique du rabbi, qui permettait au peuple de reconnaître un rabbi dans la rue, et de lui poser éventuellement des questions.

     

    Certains passages des évangiles nous montrent que Yeshoua avait des "franges" à ses vêtements.

     

    - Matthieu 9.20 (NBS) "Alors une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par–derrière et toucha la frange de son vêtement"

     

    - Matthieu 14.36 (NBS) "On le suppliait de leur laisser toucher ne serait–ce que la frange de son vêtement. Et tous ceux qui le touchèrent furent sauvés."

     

    Les gens sont guéris en touchant les tsitsit (franges). Le mot grec «kraspedon », traduit par franges, correspond au commandement dans Nombres 15.38:

     

    "Parle aux enfants d’Israël, et dis-leur qu’ils se fassent, de génération en génération, une frange au bord de leurs vêtements, et qu’ils mettent un cordon bleu sur cette frange du bord de leurs vêtements."

     

    D’après tous ces éléments tirés des évangiles, nous pouvons nous rendre compte que Yeshoua était pharisien. Nous avons lu qu’un groupe de pharisiens voulait sauver la vie à Yeshoua. Il y avait donc un groupe de pharisiens qui était d’accord avec Yeshoua.

     

    En voici d’ailleurs une autre confirmation : Actes 5.17-42. Les apôtres sont sur le point de subir le même sort que leur maître, Yeshoua – ils sont en danger de mort.

     

    Qui les menace ? Les sadducéens, ceux qui ont tout mis en œuvre pour faire mourir Yeshoua.

     

    Qui va prendre la défense des apôtres dans le sanhédrin ? Un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la loi comme Nicodème et comme d’Arimathée.

     

    Qui va sauver la vie des disciples de Yeshoua ? Un pharisien nommé Gamaliel.

     

    Qui voulait sauver la vie de Yeshoua ? Des pharisiens.

     

     

    La ‘havourah

     

    A l’époque de Yeshoua, la synagogue est le nom donné au bâtiment dans lequel les juifs et les non juifs se rassemblent pour prier et pour lire la Torah chaque shabbat, et même tous les jours de la semaine, car les juifs se rendaient et se rendent encore aujourd’hui trois fois par jour à la synagogue pour aller prier, ce que les disciples de Yeshoua faisaient aussi : à la 3e heure (Actes 2.15 ), à la 6e heure (Actes 10.9), à la 9e heure (Actes 3.1).

     

    Dès le début de son ministère, Yeshoua va s’entourer de disciples pour les enseigner, devenant ainsi leur rabbi, leur maître. Cette façon de faire est totalement pharisienne et porte le nom de ‘havourah, qui signifie
    « rassemblement ».

     

    La ‘havourah est un rassemblement d’une communauté plus petite qu’une synagogue. Les membres d’une ‘havourah créent la structure de leur groupe. Ils décident où, et à quelle fréquence leurs réunions auront lieu, et ce qu’ils feront ensemble. Certaines ‘havourot (pluriel de ‘havourah) ne sont composées que d’adultes, alors que d’autres incluent des familles entières. C’est en quelque sorte, une grande famille. La ‘havourah offre un réseau aux personnes afin de pourvoir aux besoins de ses membres, et offre ainsi aux époux, épouses et enfants un sentiment d’appartenance. Que ce soit durant des périodes de crise ou de grandes célébrations, les familles peuvent chercher du soutien chez les autres.

     

    Cette structure complètement pharisienne ressemble tout à fait à la 1e église, ou plutôt à la 1e ‘havourah narazéenne, à laquelle Yeshoua et ses disciples ont donné naissance.

     

    Plus tard, lorsque les membres de cette '‘havourah" commenceront à augmenter, Pierre, Jean et Jacques décideront de fonctionner comme une synagogue en choisissant 7 hommes de plus pour servir aux tables, pour leur permettre de continuer à enseigner la parole de Dieu-Elohim. Il est intéressant d’étudier comment une synagogue fonctionnait à l’époque de Yeshoua. Elle comportait 10 responsables, dont « l’ange de la synagogue » ou de l’église, l’évêque, le diacre, ’interprète, etc.

     

     

    L’autorité rabbinique

     

    Comment Yeshoua est-il devenu rabbin ? D’après le dictionnaire encyclopédique du Judaïsme :

     

    Rabbi – mon maître : titre conféré à une sommité ou à un enseignant faisant autorité en matière religieuse. C’était à l’origine une expression de respect. Au 1e siècle, le terme devint un titre officiel conféré aux membres ordonnés du sanhédrin, considérés comme experts en matière de loi juive. La cérémonie au cours de laquelle était conféré le titre portait le nom d’ordination (la sémirah, qui signifie littéralement imposition des mains).

     

    Yeshoua a donc dû passer devant le sanhédrin pour devenir rabbi, ce qui lui donnait le droit légal de débattre sur toute question religieuse, et d’émettre ainsi des halakhot.

     

    Il est vraiment surprenant que l’encyclopédie juive (The Jewish Encyclopdia) pp 337 et 338, qu’on peut trouver sur internet, cite Yeshoua et Pierre pour expliquer comment les rabbins se comportaient au 1e siècle au sujet de la transmission de l’autorité rabbinique.

     

    Voici ce qu’elle dit :

     

    Pour citer une phrase qui exprime très bien à elle seule l’ordination rabbinique de cette époque, prenons les paroles de Yeshoua lorsqu’il donne l’ordination rabbinique, la sémirah (qui signifie littéralement « imposition des mains ») à Pierre ou aux autres disciples en tant continuateurs de son œuvre. Il ne fait aucun doute que la phrase suivante vient de l’usage pharisien, puisque seuls les pharisiens l’utilisaient pour transmettre la sémirah. Yeshoua lui dit « Je te donne les clefs du royaume des cieux. Tout ce que tu lieras sur terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur terre sera délié dans les cieux » (Matthieu 16.19 et 18.18).

     

    Cela correspond en tous points à ce qu’écrit Flavius Joseph, qui, ne l’oublions pas, était aussi pharisien. Il écrit : « Ce sont les pharisiens qui étaient les vrais administrateurs des affaires publiques. Ils liaient et déliaient les choses permises ou interdites. »

     

    Dans ces deux passages, Yeshoua nomme Pierre comme "successeur" (JYH: Evidemment pas comme "Pape" mais selon ce qui était prophétisé, voir les "12 pierres vivantes" dans la parachah:
    http://jyhamon.eklablog.com/parachah-vayyetse-a103068081

    . En effet, juste après lui avoir imposé les mains (la sémirah), Yeshoua annonce à Pierre qu’il doit mourir. Or la sémirah est bien une tradition pharisienne. Une autre tradition pharisienne est qu’un disciple doit devenir comme son maître (Luc 6.40). Un disciple de Yeshoua enseignera uniquement ce que Yeshoua a enseigné :

     

    - Matthieu 28.18-20 "Yeshoua, s’étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. 19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, [les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit... bout de verset contestable et contesté puisqu'il introduit la "trinité" pagano-chrétienne] Voir: http://jyhamon.eklablog.com/5-au-nom-du-pere-etc-au-lieu-de-bapteme-en-sa-mort-a79206213,
    20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde."

     

    Il s’agit d’étudier pour pouvoir transmettre. Le premier exemple nous est donné par Moïse et Josué (Josué 1.6-9). Ainsi nous comprenons que celui qui ne maîtrise ni les niveaux d’interprétation, ni l’histoire de la culture juive interprétera faussement les paroles de Yeshoua pour leur donner un sens qu’elles n’avaient pas lorsque Yeshoua les a prononcées.

     

    Lier et délier (« hassar ve hittir ») est une tradition pharisienne : trancher entre ce qui est permis et interdit. Avec la sémirah, Yeshoua a donc transmis par imposition des mains sur la tête un degré de son autorité à ses disciples les plus proches. Il désigne ainsi les nouveaux responsables de la secte nazaréenne. Les nazaréens portent le nom de leur maître (Actes 24.6). Trente ans après la mort et la résurrection de Yeshoua, en l’an 60, Paul est encore appelé « nazaréen » (Et non pas "chrétien").

     

    Dans plusieurs passages des évangiles et des actes, Yeshoua est appelé
    « le nazaréen » : Matthieu 2.23, 26.71, Jean 18.5,7, 19.19, Actes 2.22, 3.6, 4.10, 6.14, 22.8 et 26.9. Cela semble être un détail, pourtant il est important au niveau prophétique.

     

    Matthieu 2.23 et vint demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par les prophètes: Il sera appelé Nazaréen.
    (A noter que "nazaréen" ou "natzaréen" vient de "netzus"=rejeton, tel le "rejeton" prophétisé en Esaïe 11:1)

     

    La dynastie nazaréenne

     

    La secte des nazaréens découle tout droit du mouvement pharisien. A l’intérieur du mouvement pharisien il y avait plusieurs tendances, dont les plus connues étaient la secte nazaréenne, beth hillel et beth shammaï6, ou encore les ‘hassidim.

     

    Chaque école de pensée pharisienne était organisée selon un modèle dynastique, c’est à dire que le chef, à son décès, se faisait succéder par un de ses fils, généralement le plus âgé. S’il n’avait pas de fils ou s’ils n’étaient pas digne de lui succéder, il se faisait succéder par un frère. S’il n’avait pas de frère, on pouvait choisir le meilleur de ses disciples.

     

    C’est ainsi par exemple qu’Hillel fit succéder à la tête de Beth Hillel son fils Siméon, Shimon Ben Hillel, qui lui-même se fit succéder par son fils Gamaliel et ainsi de suite.

     

    La secte nazaréenne étant une secte pharisienne, fonctionnait elle aussi de la même façon. Après le départ de Yeshoua, la 1e ‘havourah (assemblée nazaréenne) va s’organiser à Jérusalem pour fonctionner comme une synagogue, avec 10 responsables. Et c’est Jacques, frère de Yeshoua, qui en deviendra le chef. Lorsque Jacques, frère de Yeshoua, fut tué par le grand prêtre sadducéen Nanan (ou Anne) le Jeune, c’est Simon, un autre frère de Yeshoua, qui prit sa relève (Matthieu 13.55 et Marc 6.3 nous montrent que Simon est le frère de Yeshoua)

     

    De Jacques, en l’an 30, à Jude, en l’an 135, 15 membres de la famille de Yeshoua seront responsables de la communauté de Jérusalem (7). Nous pouvons ainsi nous rendre compte que la 1e communauté de Jérusalem fonctionne aussi selon le modèle pharisien. La secte des nazaréens était devenue l’une des sectes pharisiennes les plus populaires de l’époque :

     

    - Actes 21.20 "Quand ils l’eurent entendu, ils glorifièrent Dieu-Elohim. Puis ils lui dirent: Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru, et tous sont zélés pour la Loi."

     

    Un pharisien nommé Gamaliel

     

    Un docteur de la loi nommé Gamaliel : qui était-il ? Voici ce que nous dit le dictionnaire encyclopédique du Judaïsme :

     

    Gamaliel 1e, dit l’ancien : 1e siècle, président patriarche du président patriarche du sanhédrin, petit-fils de Hillel. Gamaliel fait preuve sanhédrin d’une humanité universelle, et affirme qu’il convient de traiter les gentils à l’égal des juifs, en ce qui concerne la charité, qu’il s’agisse de juifs et de l’aide matérielle, des visites à leurs malades, des éloges funèbres ou de l’enterrement de leurs morts, du réconfort apporté à leurs endeuillés, etc.

     

    D’après ce récit, celui des évangiles (Jean3.3, Luc 13.31) et les actes des apôtres (Actes 5.34-40), nous constatons que Gamaliel, Nicodème, et d’Arimathée, président et membres du sanhédrin, pensent et agissent différemment que d’autres groupes pharisiens. Ce courant de pensée n’est pas nouveau pour Gamaliel, c’est en effet un héritage familial de Siméon son père et Hillel son grand-père.

     

    Comme Hillel, Gamaliel enseigne qu’il faut traiter les non juifs de la même façon que les juifs.

     

    Yeshoua fera de même avec la parabole du bon samaritain. N’oublions pas que les samaritains étaient considérés comme des non juifs. Pourquoi Yeshoua enseigne-t-il « qui est mon prochain » (Luc 10.25-37) ? Car d’autres groupes pharisiens enseignent que seul le juif est mon prochain. Cet enseignement provient de l’école de beth Shammaï, alors que « qui est mon prochain » vient de beth Hillel.

     

    En fait, tout l’enseignement de beth Hillel est basé sur l’amour du prochain. C’est en effet Hillel qui a enseigné quels sont les 2 commandements les plus importants de toute la bible : aimer Dieu et aimer son prochain. C’est exactement ce que Yeshoua enseigne :

     

    - Luc 10.27 (…) "Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu-Elohim, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même."

     

    Hillel enseigne « ne fais pas à ton prochain (à ton semblable) ce que tu ne veux pas que l’on te fasse »

     

    Yeshoua le messie tourne cet enseignement au positif, dans Matthieu 7.12 : "Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes."

     

     

    A ce stade de l’étude il est important de noter ce qui suit :

     

    1) A l’époque de Yeshoua, les pharisiens étaient devenus les enseignants du peuple juif. Il y a deux courants de pensée pharisienne qui dominent les enseignements, ce sont beth Hillel et beth Shammaï.

     

    Comme nous le verrons dans la suite de l’étude, la majorité des décisions et enseignements de Yeshoua sont en accord avec Hillel. Nous comprenons donc que lorsque Yeshoua se dispute avec les pharisiens, c’est avec ceux de beth Shammaï. Et ceux qui veulent lui sauver la vie (Luc13.31) sont des pharisiens de beth Hillel.

     

    2) En comparant les évangiles et le Talmud, nous verrons que Yeshoua enseigne beaucoup plus Hillel, l’amour du prochain, bien que certains enseignements viennent de Shammaï, qui était très rigoureux. Le messie réussit à faire un équilibre parfait entre la justice et l’amour de Dieu-Elohim.

     

    Yeshoua est aussi le seul rabbi à avoir réuni toutes les sectes juives dans le cercle de ses 12 disciples.

     

    Francesco MICCICHE (qui ne peut pas être le cinéaste du même nom, ni l'évêque romain du même nom ou alors il a été excommunié pour avoir piétiné une bonne vingtaine de fois des dogmes du Magistère romain dans ce texte)

     

    (1) Notons que le mot secte n’avait pas la connotation péjorative d’aujourd’hui, il s’agit simplement de courants de pensée différents.

     

    (2) Editions CERF / Robert Laffont, 1989 6 beth signifie « maison » : c’est donc maison d’étude d’Hillel et maison d’étude de Shammaï comme une synagogue, avec 10 responsables. Et c’est Jacques, frère de Yeshoua, qui en deviendra le chef. Lorsque Jacques, frère de Yeshoua, fut tué par le grand prêtre sadducéen Nanan (ou Anne) le Jeune, c’est Simon, un autre frère de Yeshoua, qui prit sa relève (Matthieu 13.55 et Marc 6.3 nous montrent que Simon est le frère de Yeshoua).

     

    (3) ibid

     

    (4) ibid

     

    (5) ibid

     

    (6) beth signifie « maison » : c’est donc maison d’étude d’Hillel et maison d’étude de Shammaï

     

    (7) Histoire ecclésiastique



    Nota: C'est JYH qui souligne tout au long de l'article et qui fait les ajouts en couleur... dont "Elohim" en complément du "Dieu" pagano-gréco-latin.

    La suite ici:
    http://jyhamon.eklablog.com/yeshoua-le-pharisien-suite-a104032264





    JYH

    29/10/2013

    D'après: http://nikkos.over-blog.fr/2013/10/yeshoua-j%C3%A9sus-le-nazar%C3%A9en-yeshoua-j%C3%A9sus-le-pharisien.html
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)





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    A propos du (faux) nom de "Jésus-Christ"

    Attention à cette photo-dessin: la pyramide avec "oeil (lumineux) qui voit tout", et qui est placée au dessus de "l'Arche" (ou dedans), est associée à toutes sortes d'occultismes nauséabonds. Ne retenir que les "NOMS".





    Article
    excellent et vraiment réjouissant compte tenu de tout ce qui a déjà été dit ici.



    A propos du nom de Jésus Christ
    http://messianisme.over-blog.com/article-31012766-6.html#anchorComment



    La Bible déclare clairement ceci : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car sous le ciel il n’y a pas un autre Nom qui ait été donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés. » (Ac.4, 12 – extrait de la version Ostervald 1744 révisée de 1996). De même, il est écrit dans la lettre aux romains : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. » (Rom.10, 13 repris de Joël 2:32 – extrait de la version Ostervald 1744 révisée de 1996).

     

    Si je pose la question de savoir quel était ce "nom", j’entendrai un grand nombre scander en chœur : Jésus-Christ. Bien noté ! Mais dans ce passage se rapportant au discours que fit Shaoul devant Agrippa, à propos de sa conversion, un fait particulier attire notre attention : Shaoul entendit une voix lui parler en langue hébraïque :

     

    « Je vis ô roi, en chemin vers le milieu du jour, une lumière du ciel, plus éclatante que le soleil, et qui resplendit autour de moi et de ceux qui m’accompagnaient. Et étant tous tombés par terre, j’entendis une voix qui me parlait, et me disait, en langue hébraïque : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? (…) Alors je dis : Qui es-tu, Seigneur ? Et il me répondit : Je suis Jésus, que tu persécutes » (Ac.26, 14-15 -Extrait de la version Ostervald 1744 révisée de 1996).

     

    Pensez-vous sincèrement qu’en langue hébraïque, le Seigneur aurait pu dire : Saul au lieu de "Shaoul". Ou dire encore : je suis Jésus, forme francisée du grec "Ièsus" au lieu de "Iéshoua" ? Le nom Jésus, que l’on retrouve dans les toutes versions de la bible, sauf dans la Chouraqui, n’est pas la traduction du nom Iéshoua.

     

    IESHOUA s'écrit de la droite vers la gauche : EWSY. YOD « Y », avec deux points-voyelles pour prononcer " Ié ".SHIN « S », avec un point à droite se prononce CH. VAV « W » se prononce de deux manières soit "V" soit " OU ". AYIN « E » se prononce le plus souvent " A ". Iéshoua signifie littéralement « IHVH SHOUA», soit « Yah sauve ».Dans la bible hébraïque, le Tout-Puissant est désigné sous les noms de El – qui peut prendre les formes de Eloha, Elohîms – d’Adonaï (Seigneur) et de YHWH, abrégé parfois en Yah, Yahou ou Hashem (qui signifie "le Nom"). 
    Le vocable SHOUA vient de la racine du mot hébreu « Shoua » qui signifie : sauver, salut, sauveur.

     

    Les composants des noms hébreux, on l’a dit, sont toujours savamment dosés, d’une manière précise et sont en outre doublés d’une valeur numérique. L’Ancien Pacte nous démontre explicitement, et par plusieurs exemples d’ailleurs, l’importance du nom dans la culture hébraïque. Comme par exemple dans le cas Noah : « Lèmèkh vit cent quatre-vingt-deux ans et fait enfanter un fils. Il crie son nom, Noah, pour dire : Celui-ci nous réconfortera de notre fait et de la peine de nos mains par la glèbe (la terre) que IHVH-Adonaï a honnie. » (Ent.5, 28-29).

     

    Ou ici dans le cas d’Abraham et de sa femme Sara : « Ton nom ne sera plus crié Abrâm : ton nom est Abrahâm ­ père d’une multitude : oui, je t’ai donné en père d’une foule de peuples (…) Elohîms dit à Abrahâm:
    « Saraï, ta femme, tu ne crieras pas son nom Saraï ­ ma princesse ­ oui, son nom est: Sara ­ princesse. Je la bénis. D’elle je te donnerai aussi un fils. Je la bénis, elle est en nations, des rois de peuples seront d’elle.»
     (Ent.17, 5 ; 15-16).

     

    Ou encore cet épisode particulier de la vie de Iaacob :« Ton nom ne se dira plus Ia‘acob, mais Israël ­ Lutteur d’Él : oui, tu as lutté avec Elohîms et avec les hommes, et tu as pu. » (Ent.32, 29). Juste pour ne citer que ceux là !

     

    Tout changement de nom d’une personne ou d’un lieu dans la bible induit forcément une nouvelle destinée prophétique. D’où leur notification. Il ne peut donc y avoir modification de nom sans conséquences certaines. Or, dans presque toutes les versions occidentales de la bible, excepté la traduction de Chouraqui, le lecteur est privé du droit fondamental de connaître le seul et véritable nom, qui ait été donné sous le ciel par lequel nous devions être sauvés. De même, dans presque toutes les traductions françaises, le nom hébreu Iéshoua a été remplacé par Jésus, sans justifications scripturaires. Ce qui est tout de même anormal ! Mais me dira-t-on, est-ce si grave et si dramatique ? Cela ne revient-il pas au même ? Loin s’en faut !

     

    Le nom du Mashiah est loin d’être un nom quelconque. Il a été révélé à Miriam, sa mère biologique, par un messager en l’occurrence Gabriel : « Le messager lui dit: Ne frémis pas, Miriâm ! Oui, tu as trouvé chérissement auprès d’Elohîms. Voici, tu concevras dans ta matrice et enfanteras un fils. Tu crieras son nom: Iéshoua‘. Il sera grand et sera appelé Bèn ‘Éliôn ¬ fils du Suprême.» (Lou.1, 30-32).

     

    Et conformément à la parole du messager : « Quand sont remplis les huit jours de la circoncision, il est appelé par son nom Iéshoua‘ comme il avait été appelé par le messager, avant que sa mère ne l’eût conçu dans son ventre. » (Lou.2, 21).

     

    Aussi, le nom Iéshoua que porte le messie se trouve-t-il être le nom même du Père Suprême*. Ce passage qui suit le prouve allégrement : « Père consacré, disait Iéshoua, garde-les EN TON NOM QUE TU M’AS DONNE, afin qu’ils soient un, comme nous. Quand j’étais avec eux, moi je les ai gardés EN TON NOM QUE TU M’AS DONNE. Je les ai sauvegardés, et pas un d’eux ne s’est perdu, sauf le fils de la perdition, pour que l’Écrit soit accompli. » (Iohn.17, 11-12).
    Nota: Le NOM de YHWH est donné dans YesHuW'aH = salut.
    Et pour être plus précis, c'est YHWH qui est le "Nom au-dessus de tout nom" (donc forcément au-dessus du nom de "Jésus" !) et qui a été donné "dans" Yéshoua.
    http://jyhamon.eklablog.com/le-nom-au-dessus-de-tous-les-autres-noms-a100180783

     * En fait, le Nom du Père Suprême est "YHWH" et celui du "Fils premier-né" est  "YHWH sauve" !... ainsi, ceux qui disent "Jésus sauve" expriment sans s'en rendre compte que "YHWH sauve sauve" ! Donc, soit ils bégaient (!), soit ils expriment n'importe quoi selon leurs neurones d'hommes-animaux dégénérés ! Quelle honte et quelle pitié !

    Pensez-vous, après toutes ces évidences, qu’on ait le droit de modifier le NOM au dessus de tout NOM ? Certainement pas ! Qui aurait donc intérêt à écarter de la grande majorité des traductions occidentales, le nom le plus important du pacte neuf, si ce n’est Rome... ou la Jérusalem Talmudiste avec son "Yeshu" ? Cela est même une évidence, Babèl s’est dépêchée, l’histoire même peut en témoigner, de tuer les Envoyés Képha, Shaoul, Iaacob afin de s’accaparer du Judaïsme messianiste en pleine extension et de l’altérer. Lui faisant perdre ses origines Juives mais surtout en y introduisant des rites, des rituels et des symboles païens.

     

    Babèl fait l’apologie de ses dieux, du culte de Rome et déifie ses empereurs. Laisser pénétrer librement en son sein le pur message de Iéshoua aurait été pour Elle, synonyme de renonciation à sa culture, à ses divinités, à sa langue, à sa civilisation matérialiste et plus loin à son hégémonie. Il n’en était pas question !

     

    Derrière la façade politique et humaine de ces faits, ce sont aussi des forces spirituelles qui s’affrontent : d’une part Elohîms, le Créateur et d’autre, des idoles, des cosmocrates au service de Satan et qui influencent le monde. Un véritable conflit opposant Elohîms dont Iéshoua est le fils, aux dieux de Rome (les suppôts de Satan) dont les différents empereurs en sont l’inexorable émanation. Il leur fallait donc envisager une solution efficace pour endiguer la déferlante vague messianique.

     

    Cela se fut lorsqu’en l’an 325 au concile œcuménique de Nicée, l’empereur Constantin décida, pour canaliser ce nouveau courant qui ébranlait son royaume, de faire une astucieuse fusion des dates, des rituels et symboles païens dans le mouvement messianique alors en pleine expansion. Il réussit ainsi à créer une religion hybride assimilable à tous ses sujets. L’église romaine procéda à sa suite, avec les traductions occidentales de la bible, surtout avec "La Vulgate" de Jérôme, à la transformation, sinon à l’hellénisation du nom hébreu Iéshoua en Ièsus (qui a donné Jésus en français) et à la subrogation d’Elohîms par DEUS (Zeus), puis à la récupération de tous les grands phénomènes spirituels de l’empire, notamment le culte d’Isis. Lequel donna peu après consistance à un culte parallèle axé sur la personne de Marie. En l'an 431, au Concile d'Éphèse, Marie fut décrétée Théotokos, mère de « Dieu ».
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/le-christianisme-contrefait-de-satan-a90029995

     

    Les traductions occidentales de la bible, d’une manière générale, ont jeté les bases de l’apostasie. Elles ont favorisé l’éclosion d’un mouvement parallèle au Judaïsme messianiste: le christianisme. Dans ce parallélisme, le Vatican s’est carrément substitué à Iéroushalaïms. Dans la même foulée, Elohîms a cédé sa place à Dieu, l’horreur abominable, et Iéshoua Ha Mashiah à Jésus-Christ. Peu nombreux, sont même les lecteurs avertis de la bible, qui savent que Iéshoua de Nasèrèt­ est né vers 6 avant l’ère chrétienne, donc bien avant le Jésus-Christ occidental. (Et que les "années de grâce" n'ont commencé que lorsqu'IL l'a dit... donc environ 30 ans plus tard !)

     

    Le Souffle sacré a revêtu les oripeaux du feu éternel l’Esprit Saint, le Spenta Mainyu du zoroastrisme. La palombe, dans l’épisode de l’immersion de Iéshoua, a été supplantée par la colombe, l’animal favori de Vénus. Le dîner de l’Adon est devenu eucharistie pour les uns et sainte cène pour les autres.
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/sainte-eucharicene-4-c18337310
    Les consacrés sont devenus les saints et la Communauté des Consacrés, l’épouse du Messie est devenue Eglise ; mot dont la signification est étroitement associée à un édifice. L’Annonce a donc été proprement et fondamentalement dénaturée, disons même parfaitement hellénisée.

     

    Sûr donc de l’excellent travail de manipulation opéré au niveau des Ecrits, l’occident a entrepris d’imposer sa nouvelle religion œcuménique au monde entier. Plus tard elle décida de divulguer, voire même de distribuer gratuitement des bibles corrompues pour égarer la masse très loin de la vérité.

     

    L’Eglise romaine s’est littéralement accaparée de l’Annonce du royaume des ciels comme si elle en était le dépositaire, mieux, le propriétaire. Ce discours  du pape Jean XXIII prononcé lors du concile du Vatican II en 1963, le prouve aisément : « L’Eglise ne peut oublier qu’elle a reçu la révélation de l’Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans son ineffable miséricorde, a daigné conclure l’antique Alliance, et qu’elle se nourrit de la racine de l’olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l’olivier sauvage que sont les Gentils. L’Eglise croit en effet que le Christ, notre Paix, a réconcilié les Juifs et les Gentils par sa croix, et en Lui-même des deux a fait un seul.[…] Elle se rappelle aussi que du peuple juif sont nés les apôtres, fondements et colonnes de l’Eglise, ainsi que le plus grand nombre des premiers disciples qui annoncèrent l’Evangile du Christ. […] Bien que les chefs des Juifs, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, cependant ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors ni aux Juifs de notre temps. S’il est vrai que l’Eglise est le nouveau peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas pour autant être présenté comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture.».

     

    Nulle part il est écrit dans la bible qu’Israël devrait être remplacé par l’Eglise, l’infâme copie gréco-romaine de la communauté messianique. Les charismes et l’appel d’Elohîms étant sans regrets, Israël (tout Israël) demeure en pérennité le peuple élu (Rom.11, 29). Et ce n’est pas Iéshoua le messie qui, dans cet extrait qui suit, nous contredira : « Vous, vous prosternez devant ce que vous ne connaissez pas. Nous, nous prosternons devant ce que nous connaissons, parce que le salut vient des Iéhoudîm. » (Iohn.4, 22).
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/le-salut-vient-des-juifs-jean-4-22-et-donc-pas-des-religions-chretienn-a47157793

     

    Shaoul, dans sa première lettre aux Corinthiens, tire au clair toutes les folles allusions faites à ce sujet : « Est-ce de vous (les nations) que la parole d’Elohîms est venue, ou n’est-elle parvenue qu’à vous seuls ? » (1 Cor.14, 36). Les Pères de l’Eglise à savoir Eusèbe, évêque de Césarée (IIIièmes), Erasme l’agnostique et Origène, théologien d’Alexandrie (IIIième s.), qui déclara que les "chrétiens" remplacent le peuple Juif comme peuple élu, étaient tous des antisémites patentés. Ces derniers ont subséquemment été, les acteurs majeurs de l’hellénisation de la doctrine sacrée.

     

    Elohîms n’a donc pas déchu, et encore moins rejeté son peuple qu’Il a chéri et connu d’avance. Tout dans la Bible, de l’Entête au Découvrement, tourne autour de la MAISON c'Israël et de ses fils. Le messie Iéshoua n’a d’ailleurs été envoyé qu’aux brebis égarées d’Israël : « Je n’ai été envoyé qu’aux ovins perdus de la MAISON d’Israël*, avait-il dit à la femme Kenaanit. » (Mat.15, 24). Mais pourquoi a-t-il été envoyé qu’à Israël (mais voir ci-dessous) et pas aux nations, nous dira-t-on ? Parce que c’est aux Benéi Israël qu’appartiennent la filiation et la gloire, les pactes et le don de la Tora, l’adoration et les promesses. À eux sont les pères, et d’eux le messie selon la chair. (Rom.9, 4-5).
    * Mais la "Maison d'Israël" n'est pas la "Maison de Juda" !
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/je-n-ai-ete-envoye-qu-aux-brebis-perdues-de-la-maison-d-israel-mat-15--a47473250

     

    L’avènement du messie en Israël, précisément à Iehouda longtemps. annoncé par les Inspirés Daniel, Irmeyahou, Yeshayahou, Zeckaryah, Mikha, Obadyah et Hoshéa, etc. devait couronner à la fois l’œuvre de la Tora et l’espérance même du Judaïsme qui prédisait que le Mashiah viendrait rassembler tous les fils dispersés d’Israël, redresser la tente de David et établir son règne sans fin sur toute la terre.

     

    L’Annonce fut de la sorte, d’après un planning très précis, d’abord proclamée à Iéroushalaïms et à Shomrôn puis aux nations à la faveur de l’endurcissement d’une partie d’Israël, toujours par le truchement de dignes fils d’Israël, les colonnes et les fondements de la Communauté Messianique à savoir, Kèpha, Iohanan, Iaacob, Shaoul, afin d’inciter Israël Juda à la jalousie et à les faire revenir à Adonaï Elohîms, l’Eloha de leurs pères. Par l’adhérence à Iéshoua le messie, les nations prennent de ce fait part aux promesses faites à Israël, le peuple élu d’Elohîms, selon qu’il est écrit :

     

    « Vous étiez alors sans messie, étrangers à la cité d’Israël, en dehors des pactes de la promesse, sans espoir et sans Elohîms dans l’univers. Mais maintenant, dans le messie Iéshoua‘, vous qui étiez loin, vous êtes devenus proches, dans le sang du messie. Oui, il est notre paix, celui qui des deux a fait un, ayant aboli le mur mitoyen de la séparation, la haine, dans sa propre chair; annulant la Tora des misvot en ses ordonnances, pour que des deux soit créé en lui un seul homme nouveau par lui artisan de paix, et qu’il réconcilie les deux en un seul corps pour Elohîms, à travers la croix, tuant la haine en lui, et venant annoncer la paix, à vous, les éloignés, et la paix aux proches, parce que par lui nous avons tous deux accès à un seul souffle, vers le Père. »(Eph.2, 12-18).
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/qu-est-ce-que-le-mur-de-separation-eph-2-14-a59398237

     

    Lorsque nous parlons d’Israël, nous ne parlons pas de l’état sioniste Israël, cette démocratie parlementaire à l’européenne articulée autour de la Knesset – et non plus autour de la Tora, la Révélation d’Elohîms et des Inspirés! - mais de la nation sacrée Israël (le "goy qadosh", nation sainte, Exode 9:6), le reste qu’Elohîms, dans son chérissement, s’est gardé. L’état sioniste actuel d’Israël, terre de tous les fantasmes religieux, n’en demeure pas moins différent de l’Israël biblique. C’est un état aujourd’hui laïc et hautement occidentalisé.
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/l-etat-d-israel-est-il-l-israel-de-elohim-1ere-partie-nouvelle-version-a117302204
    http://jyhamon.eklablog.com/l-etat-d-israel-est-il-l-israel-de-elohim-2eme-partie-version-finale-a118606620

     

    Mais revenons au nom "Jésus-Christ". Que signifie-t-il en réalité ? Le mot "CHRIST" est une simple décalque et non une traduction du grec CHRISTOS qui provient du verbe grec chriô, qui signifie dans la traduction grecque de la Bible hébraïque, et déjà dans l'Odyssée, Oindre. Le nom JESUS vient du grec YESUS. L’origine de la transcription grecque « Yèsus », lire Ièsous, provient du Talmud.

     

    Le Talmud, ensemble des commentaires de la Tora transmis oralement depuis des siècles et répétés de mémoire (Mishna), est l’œuvre de savants, lettrés et érudits rabbins. En effet, le Talmud est par rapport à la Tora de Moshè, une sorte de jurisprudence. Sa rédaction définitive a été achevée au 5ème siècle. Dans le Talmud, l’expression "YESHU HA NOTZRI", est utilisée pour désigner l’Adon Iéshoua.

     

              Les rédacteurs du Talmud ont volontairement omis la lettre AYIN (qui induit le changement du U en UA) dans le nom Iéshoua, afin de biaiser la signification du nom de celui qu’ils n’ont jamais considéré comme le Mashiah. Pas étonnant de leur part ! On se souvient que lorsque Iéshoua, alors injustement accusé, comparaissait devant le Procurateur Pilatus, le Sanhédrin avec à leur tête le desservant en chef, Iosseph Caïapha, poussa le peuple en masse à choisir le meurtrier Bar-Abba, en araméen « fils du Père », à Iéshoua Ben Elohîms, en hébreu « fils du Père ». (Mc.15, 3-15). Bref.

     

             Yeshu a ainsi donné en grec et en latin Yèsus, puis Jésus en français. Or Yeshu, forme acronymique de YimmachShemo Vezikhro, signifie en hébreu « Que son nom et sa mémoire soit effacé ! » Avec Jésus, on est donc loin de Iéshoua « Yah sauve » !

     

             Si vous êtes tombés sous le subterfuge du nom de Jésus-Christ, comme nous aussi l’avons été dans un passé encore très proche, il n’est pas tard pour bien faire : Faites retour et revenez à ce qui est juste et véridique : Iéshoua, le messie.

            Mais d’aucuns nous objecteront : nous avons vu des miracles et des prodiges accomplis en ce nom ? Comment peut-il être inexact ? Que ce soit Iéshoua ou Jésus, le nom du Tout-Puissant n’est-il pas glorifié ? Et c’est là que plusieurs se gourent et tombent les yeux ouverts dans les nasses de l’ennemi. Des miracles ne sont-ils pas aussi faits dans le nom de la Vierge Marie ? De Bouddha ? De Paul Mousso ?... et de n'importe quel sorcier, chaman, gourou, hypnotiseur... !!!

     

             Aussi voudrais-je savoir une chose : Quel est, selon vous, le nom qu’ont fait connaître les envoyés Kèpha, Iohanan, Shaoul, eux-mêmes fils d’Israël, à l’univers et par lequel ils ont aussi réalisé immersions et miracles ? Est-ce Jésus ou Iéshoua ?  

     

             Il n’y a sous les ciels aucun autre nom qui ait été donné aux hommes de toutes les nations par lequel nous devions être sauvés : Iéshoua, le messie, selon qu’il est écrit : « Le salut ne vient pas d’un autre. Non, il n’a pas été donné aux hommes un autre nom sous les ciels par lesquelsil nous faut être sauvés. » (Ges.4, 12).
    * C'est à dire "en marchant comme IL (Yéshoua) a marché Lui-même" (1 Jean 2:6) et donc en "crucifiant la chair avec ses désirs" (Gal 5:24) !!

     

             Un seul et unique nom pour Israël et pour les nations, pas plusieurs. En Droit, le nom est une appellation propre, un attribut incessible, imprescriptible et protégé de la personnalité qu’il désigne et identifie. Ce nom unique et véritable n’est donc pas soumis à modification. Et encore moins à assimilation. Soyez vigilants, bien-aimés !
    Voir aussi: http://jyhamon.eklablog.com/la-plus-grande-usurpation-d-identite-de-l-humanite-a49765596

    « De faux messies et de faux inspirés se réveilleront. Ils donneront de grands signes et prodiges, afin d’égarer si possible même, les élus. » (Mat.24, 24).

     

             Prenez donc garde à ne pas vous laissez emporter par la dynamique de l’apostasie qui, depuis les premiers siècles de notre ère, agit en puissance : « Petits enfants, pouvait dire Iohanan en l’an 97 de notre ère, c'est la dernière heure ; vous l’avez entendu : l'anti-messie vient. Déjà, même, de nombreux anti-messies ont surgi. Nous pénétrons donc que c’est la dernière heure. » (1Iohn.2, 18).

     

             Cet extrait de la seconde lettre de Shaoul aux Thessaloniciens saura davantage vous éclairer sur la nature des miracles et des prodiges réalisés pendant l’apostasie :

    « L'apparition de cet impie aura lieu avec la force de Satan, avec toute puissance, avec des prodiges et de faux miracles,

    Et avec toutes les séductions de l'iniquité parmi ceux qui se perdent, parce qu'ils n'ont point reçu l'amour de la vérité, pour être sauvés.

    C'est pourquoi Elohîms leur enverra un souffle efficace d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge; Afin que tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir dans l'injustice, soient condamnés» (2Th.2, 9-12). 

     

    Prenez garde, mes chers, à ne pas mélanger le blé à l’ivraie, Babèl à Beit-El, Rome à Israël au risque de sombrer dans la confusion. Car c’est exclusivement dans le nom Iéshoua qui signifie « Yah sauve », que nous pénétrons les mystères d’Elohîms.

     

    « Iéshoua‘ dit alors aux Iehoudîm qui adhèrent à lui: Si vous, vous demeurez dans ma parole, la mienne, vous êtes en vérité mes adeptes. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » (Iohn.8, 31-32).

     
    Notes:

    Kèpha : Céphas, Pierre

    Shaoul : Saul deTarse, Paul

    Iaacob : ici Jacques

    Nasèrèt : Nazareth

    Irmeyahou : hébreu « Yahou élèvera »,  Jérémie

    Zeckaryah : hébreu « Yah mémorise », Zacharie

    Mikha : hébreu diminutif de Mickayah, « qui est comme Yah »,  Michée

    Obadyah : hébreu « serviteur de Yah », Abdias

    Hoshéa : hébreu « Yah sauve », Osée

    Shomrôn : Samarie

    Sanhédrin 107b et Sotah 47a ou dans Sanhédrin 43a, Sanhédrin 103a, Berachot 17b et Avodah Zarah 16b-17a dans les manuscrits du Talmud Babylonien de Munich (1342 CE) et de Paris

    Pilatus : Pilate

    Iosseph Caïapha : Joseph Caïphe

    Bar-Abba: Barrabas




    JYH
    10/06/2013
    Via http://messianisme.over-blog.com/article-31012766-6.html#anchorComment

    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)

     Nota: On ne devrait pas écrire "Elohîms" mais simplement "Elohim" puisque le "im" est déjà un "pluriel" (non arithmétique et non grammatical mais de Toute Puissance).




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