• Parachah "Yithro"




    Pensée :

    “Souviens–toi du jour du Shabbat, pour le sanctifier. six jours tu travailleras, et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le Shabbat consacré à YHVH, ton Élohim, tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ta bête, ni ton étranger qui est dans tes portes. Car en six jours YHVH a fait les cieux, et la terre, la mer, et tout ce qui est en eux, et il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi YHVH a béni le jour du Shabbat, et l’a sanctifié.” (Ex 20:8-11)

    La quatrième Parole ou commandement du décalogue est particulier… il est le seul à présenter le Tétragramme sacré « YHVH » par trois occurrences, le liant ainsi à trois occurrences du terme « Shabbat ». Celui qui est loué comme « Saint, Saint, Saint » « Qadosh, Qadosh, Qadosh » s’associe très explicitement au Shabbat ! Seigneur, qu’avons- nous fait de ce jour d’exception que Tu as sanctifié de Ton Grand Nom ?



    PARACHAH : « YITHRO »
     (Jéthro)


    Shabbat 18 février 2017
    (Commentaire de 2008-2012) 


    Lectures :
    Parachah : Chémoth / Exode 18 à 20 fin Haftarah :
    YéshaYahou / Isaïe 6 :1 à 7 :6
    Bérith Hadachah : Miphaloth / Actes 2 :1 à 21


    Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua.


    Résumé de la parachah : Le peuple d’Israël campe en Horev, à la montagne d’Élohim. Yithro, beau père de Moshéh, sacrificateur de Midian, va à leur rencontre. Yithro sacrifie en l’honneur de l’Élohim d’Israël. Il donne des conseils d’administration à Moshéh. Au Sinaï, le peuple se sanctifie pour aller à la rencontre d’Élohim. YHWH descend sur le Mont et s’adresse au peuple. Moshéh est prédisposé pour transmettre les paroles d’Élohim auprès du peuple. Élohim prononce les Dix Paroles [Asséreth hadibberoth], communément appelées les Dix Commandements, qui seront suivies d’autres règles. La parachah s’arrête sur une loi concernant l’autel. Cette parachah est si fondamentale que son étude relève de la mission impossible. En effet, que dire de plus sur l’Alliance du Sinaï ? Quel trésor pourrait-il encore se cacher dans cette parachah qui révèle au peuple d’Israël les dix Paroles de YHWH ? Tout a été dit, tout a été décortiqué, tout a été révélé ; 3500 longues années d’études, de méditation et de prières pour intégrer et appliquer les termes de cette Alliance.



    Yithro
     (Jéthro)


    Cette parachah centrale dans l’Histoire des hébreux porte le nom d’un non Juif : particularité qui n’a pas manqué d’interroger les commentateurs d’hier et d’aujourd’hui. Ce non Juif (ce goy) va éclairer Moshéh et Aharon dans l’art des qorbanoth (sacrifices) tels que pratiqués par les prêtres madianites. Moshéh a vécu 40 ans avec son beau-père, fils d’Avraham et de sa seconde femme Qétourah, comme lui-même Moshéh est fils de Lévi, fils de Yaaqov et donc d’Avraham et de sa première femme Sarah.

    A cet égard, les autels midiyanites ne sont pas si différents des autels de leur ancêtre, père de la Foi. Mais le Nom avec lequel YHWH s’est révélé à Moshéh n’est pas encore connu de Yithro : ce dernier ne va pas tarder à se convertir en écoutant avec attention et intelligence son gendre raconter les plaies et la sortie d’Égypte. Il va « reconnaitre » YHWH et dédier son culte à Celui qu’il connaissait déjà comme étant « El Shaddaï » l’Élohim de ses pères, mais qui était devenu au fil des générations un Élohim parmi d’autres.

    « Et Yithro dit : Béni soit YHWH qui vous a délivrés de la main des Égyptiens et de la main du Pharaon, qui a délivré le peuple du pouvoir des Égyptiens ! Je reconnais maintenant que YHWH est plus grand que tous les dieux car la méchanceté des Egyptiens est retombée sur eux. Yithro, beau-père de Moshéh, fit un holocauste et des sacrifices (pour les offrir) à Élohim. Aharon et tous les anciens d’Israël vinrent participer au repas avec le beau-père de Moshéh, en présence d’Élohim. » (Exode 18 :10)

    Yithro, le non Israélite, s’est greffé sur l’Histoire des enfants d’Israël par le mariage « autorisé » de sa fille Tsiporah avec Moshéh. Les enfants de cette lignée mixte madiano-israélite deviendront serviteurs au Tabernacle, comptés au titre de Lévites. Nul ne sait - certains l’affirment, d’autres le présument, d’autres encore en doutent - si ce repas pris en commun était conforme aux règles alimentaires qu’Israël recevra plus tard, après l’épisode du veau d’or et la profanation de l’autel par les deux fils d’Aharon. Mais Aharon et les anciens - en présence d’Élohim - participent à ce repas organisé et présidé par Yithro, sacrificateur de Madian. Ce personnage énigmatique explique à lui seul comment et pourquoi le mariage de Moshéh et Tsiporah n’était pas que le fruit du hasard. Quand le sacrificateur de Madian croise en plein désert les futurs sacrificateurs lévites pour partager avec eux ce qui semble être le premier holocauste agréé après la sortie, c’est une « rencontre au sommet ». Retenons que Élohim autorise Moshéh et Aharon - futur Grand Sacrificateur - à participer à un repas dont les modalités pratiques ne semblent pas poser de problème de cohabitation, voire de communion.


    Yithro ne se joint pas pour autant à « l’exode » des hébreux et ne partagera pas leur destin dans ce désert. Plus tard même, ce sera la guerre avec les arabes madianites qui auront peur des Israélites.

    Avant de repartir, le beau-père de Moshéh va donner un conseil de gestion
    « politique » à son gendre : mais sa recommandation intelligente et brillante, d’un point de vue humain, va se révéler une source d’ennuis par la suite. YHWH interviendra pour pallier cette hiérarchie pyramidale que Moshéh met en oeuvre sur les conseils de Yithro.

    « Moshéh écouta la voix de son beau-père et fit tout ce qu’il avait dit. Moshéh choisit des hommes de valeur parmi tout Israël et les établit à la tête du peuple, chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix. Ils jugeaient le peuple en tout temps. » (Exode 18 :24)

    Cette organisation humaine est trop « égyptienne » pour être agréée. Moshéh la remplacera et/ou la complétera par 70 anciens animés de son souffle (1) et qui jugeront le peuple de façon « transversale » et non « pyramidale ». (Voir Nombres 11 : 14-17)
    (1) C’est devant ce même tribunal de 70 sages que va comparaitre l’Adon Yéshoua ; descendants du premier tribunal mosaïque, ces derniers n’ont pas reconnus Celui qui était pourtant déjà aux côtés de Moshéh, la Loi Vivante.
    « Car, si vous croyiez Moshé, vous Me croiriez aussi, parce qu'il a écrit à Mon sujet. Mais, si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous Mes paroles ? » (Jean 5:46)

    Cet épisode met en lumière la facilité avec laquelle un homme - fusse-t-il près d’Élohim et régulièrement inspiré - peut se tromper dès lors qu’il laisse parler son bon sens et ne consulte pas Élohim. L’organisation et la gestion "divine" (de Elohim) n’ont rien à voir avec les modèles d’organisation de ce monde. Puisse cette mise en garde évidente nous aider à veiller les uns sur les autres dans nos assemblées.



    Entête de texte ou condition d’acceptation


    « Je suis YHWH ton Élohim, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. » (Ex. 20:2)

    Selon les sensibilités, cette phrase peut-être comprise différemment. Pour les uns, elle est un en-tête de texte qui a pour objet de présenter YHWH, l’Auteur des Dix Paroles.

     Pour d’autres sensibilités, elle est partie intégrante du verset 3 suivant :
    « Je suis YHWH, ton Élohim, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude », suivi de : « Tu n’auras pas d’autres Élohim devant ma face » ce qui peut se comprendre comme une déclaration d’exclusivité à laquelle le peuple ne peut qu’adhérer.

    Ce qui vient d’être énoncé s’affiche comme une condition préalable d’acceptation de l’ensemble des Paroles du décalogue, ce qui pourrait s’énoncer :

    « Si Je Suis ton Élohim, si tu viens à Moi comme Je suis venu vers toi, alors c’est Moi qui te fais ou te ferais sortir de toutes tes « Égypte ». Le signe qui sera la preuve que Je t’ai fait sortir est que tu mettras en pratique toutes les Paroles qui suivent. Par elles tu acquerras le bon sens de la vie et une raison saine, elles seront ton environnement spirituel, moral et pratique qui te mènera comme le pédagogue vers Celui qui est le chemin, la vérité, la vie. Car si tu reconnais à travers elles le Fils, tu auras aussi le Père. » 

    « Celui qui croit au Fils d’Élohim a ce témoignage en lui–même ; celui qui ne croit pas Élohim le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Élohim a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage, c’est que Élohim nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils d’Élohim n’a pas la vie. » (1 Jn. 5:10-12)



    De la terre ou des pierres brutes


    « Tu m’élèveras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes et tes sacrifices d’actions de grâces, tes brebis et tes boeufs. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai. Si tu m’élèves un autel de pierre, tu ne le bâtiras point en pierres taillées ; car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais. » (Ex. 20:24-25 NEG)

    La terre et la pierre brute comme support d’autel nous renvoient à des images tellement connues que nous ne réalisons pas immédiatement la relation.

    Quelle description peut-on faire d’un autel comme celui qu’Avraham, Yitshaq, Yaaqov, voire Yithro, auraient dressé pour offrir un sacrifice ? Une base de terre ou des pierres brutes, pardessus, du bois, sur le bois, la victime. Projetons-nous maintenant à Golgolthah. Qu’aurions-nous vu ? De la terre mêlée de pierres, sur la terre, deux pièces de bois, sur le bois, l’Agneau d’Élohim, la victime. La mitsvah d’organiser l’autel sur de la terre ou de la pierre brute n’est pas un caprice "divin" (de Elohim), ni une facilité de construction, mais comme tous les détails de la Torah, c’est une véritable ordonnance prophétique.

    La terre, la matière, c’est le mot hébreu « Adamah », qui évoque l’homme Adam. Adam est celui qui vient de la terre. La pierre c’est le mot hébreu
    « éven », qui évoque les pierres vivantes que sont les hommes constituant le Temple, Corps de Celui qui est la victime expiatoire, l’Agneau d’Élohim.
    N’est-IL pas le second « Adam » ?

    « Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole d’Élohim et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu. » (Ap. 6:9)



    La nudité - un petit verset qui en dit long - réflexion

    « Tu ne monteras point à mon autel par des degrés, afin que ta nudité ne soit pas découverte. » (Ex. 20:26 NEG)

    Le précepte relatif à la précaution sur la nudité semble de nature très
    « pratico-pratique » si on le compare à la dimension universelle des Dix Commandements et à la règle sur l’autel qui le précède. Question : pourquoi la Torah (Moshéh en énonce toujours au juste endroit les paroles) vient-elle nous instruire dans ce texte aussi important, aussi fondamental, sur un aspect que nous pourrions qualifier de secondaire, de superficiel ? Un autre chapitre énonçant les règles pratiques du sacerdoce n’était-il pas plus judicieux pour y placer ce type de règle ?

    Nous pouvons penser qu’à travers cette organisation du texte, Élohim nous rappelle qu’à Ses yeux il n’y a pas de grandes choses d’une part et de petites choses d’autre part. Quand les éléments évoqués ont trait à Sa Sainteté tout est important. Pourquoi ? Si, malencontreusement nous ne savons pas honorer convenablement les grands commandements, à fortiori nous serons facilement enclins à négliger les aspects qualifiés de « secondaires » et à n’y prêter aucune attention. Les abroger par facilité ou par tolérance permissive ou par souci de modernisme décalé, c’est introduire ainsi, un peu à la fois comme un levain, une petite profanation du sacré. Petite profanation qui peut évoluer jusqu’à permettre des « tolérances » aux aspects beaucoup plus dramatiques ! N’avons-nous pas aujourd’hui, dans certaines assemblées, accepté les mondanités, expressions de désobéissances et de profanations introduites sous le couvert de tolérance ? Tant et si bien qu’il devient de plus en plus admis que le monde et ses modes s’imposent et infléchissent l’environnement de la foi, et qu’à l’inverse la démonstration de la foi authentique est qualifiée de ringarde et de ridicule.

    Si la dérogation (ou désobéissance) à un clair précepte d’Élohim devient
    « acceptable » aux yeux des hommes dévoyés, et que ces hommes s’approchent de ce qui peut s’appeler un autel d’Élohim, comme s’approche celui qui offre un sacrifice, ne verrons-nous pas, à travers la Parole, la nudité évidente de ces personnes ? Ne verrons-nous pas quelque chose de honteux, et de condamné par la Parole elle-même ? Ne dira-t-on pas : c’est de la profanation ! Pensons, pour illustrer le propos, à l’admission des mariages homosexuels dans les églises. Ces personnes, sans retenue et mues par un esprit de provocation ou de complet égarement, s’avancent sans crainte en une supposée présence d’Élohim ! La nudité spirituelle s’affiche.

    Ils virent qu’ils étaient nus ! Adam et Havah (Eve) firent cette constatation. Était-elle d’ordre purement physique ? Certainement pas. Leur nudité résultait de leur désobéissance, désobéissance qui était elle-même le résultat d’une ruse, d’une séduction, d’une confusion, d’une idée qui semblait bonne, bonne pour ouvrir l’intelligence, ou plutôt une idée qui mettait à l’honneur leur propre intelligence, hors de l’ordre divin, ce qui s’apparente à l’orgueil. Leur nudité-désobéissance rompait la divine communion dont ils bénéficiaient en Éden. Ils surent qu’ils ne pouvaient plus se présenter devant Élohim à cause de leur nudité. Élohim leur fit des vêtements symboliques de peau. L’hébreu dit du serpent qu’il était « aroum », traduit par « rusé », et du couple édénique qu’il était « éyrom » traduit par « nu ». Ces deux mots possèdent les mêmes lettres [ayin, rech, mem] qui sont les racines des verbes : ruser, déshabiller, dépouiller.

    Néanmoins le couple édénique était conscient de son état de nudité. Ils subirent la sentence due à leur « nouvel état ». Ils se laissèrent revêtir d’un vêtement mais ils ne se révoltèrent pas. Ils n’imposèrent pas leur nudité, leur fierté ; déjà ils s’étaient cachés, car une sainte crainte les saisissait. Aujourd’hui, alors que le Seigneur nous donne la possibilité de nous
    « réconcilier » avec Lui, les hommes non repentants exposent à la vue de tous leur fierté de rebelles en des lieux qui se doivent d’être « saints » !
    Et ils n’ont pas la crainte de s’approcher de l’Élohim Vivant …

    Tu ne monteras pas à mon autel par des marches afin que l’on ne découvre pas ta nudité. Tu profanerais la sainteté de la même manière qu’en portant le fer sur la pierre brute (verset 25). Celui qui officiait à l’autel était au service du peuple devant Élohim. Sa condition ne devait pas être un prétexte à s’élever et à se prévaloir hiérarchiquement au regard de toute la communauté. Dans le même ordre d’idée, et dans ce temps qui se situe avant le veau d’or, rien de ce que l’homme mettait devant Élohim en termes de sacerdoce ne devait être, même partiellement, marqué du travail de l’homme. Ceux qui s’approchaient pour le service devaient être « purement » habillés, symboliquement revêtus de l’habit qu’Élohim donne pour couvrir notre nudité … notre péché … car le péché ne peut paraître devant Élohim.  

    « Parce que tu dis, Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu. » (Ap. 3:17)

    « Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voie pas sa honte ! » (Ap. 16:15 NEG)

    « Les dix cornes que tu as vues et la bête haïront la prostituée, la dépouilleront et la mettront à nu ; elles mangeront ses chairs, et la consumeront par le feu. » (Ap. 17:16 NEG)

    Ces trois versets d’Apocalypse ont bien rapport à la nudité spirituelle, nudité qui s’impose lorsque l’homme dit « religieux, plein d’orgueil » de titres, de notoriété, se vante de tout savoird’être puissant, et pactise jusqu’à la prostitution avec le monde. Cet homme sera dépouillé, déshabillé, mis à nu ! On ne peut présenter le culte à Élohim et être nu.



    Garder ses vêtements et les blanchir

    « Mais revêtez–vous du Seigneur Yéshoua Messie, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises. » (Ro. 13:14)

    « Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de l’amour, qui est le lien de la perfection. » (Col. 3:14)

    Voilà l’habit acceptable pour devenir « un peuple de sacrificateurs », ceux qui s’approchent du sacerdoce sans honte !

    « Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est à notre Élohim qui est assis sur le trône, et à l’Agneau. » (Ap. 7:9-10) voir 6 :11 et 7 :14)

    Non, dans la Torah il n’y a pas de mitsvah (commandement) secondaire. Il y a des « Yod » et des « traits de lettres » qui ont une lourde résonance.

    « Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul yod ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. » (Mt. 5:18)

    Si nous méprisons un seul de ces petits commandements, nous détruisons tout le reste. Est-ce vrai ? Oui. Pour avoir transformé la 4e Parole du décalogue, le christianisme historique a fini par faire naufrage au regard de tous les autres. L’Histoire est là pour nous l’attester. 

    Restons vêtus, recouverts de l’habit de Marque : « Yéshoua ha-Mashiah, Ben Élohim Israël ! »

    Nous disons cela, car plusieurs L’ont abandonné pour plaire aux hommes.



    Alliance du Sinaï

    « YHWH dit à Moshéh : Descends, avertis solennellement le peuple, de peur qu’il ne se précipite vers YHWH pour regarder, et qu’il n’en tombe un grand nombre. Que les sacrificateurs euxmêmes qui s’approchent de YHWH , se sanctifient aussi, de peur que YHWH ne cause des pertes dans leurs rangs. » (Exode 19 :21)

    Le Tabernacle « Mishkan » n’existe pas encore mais l’explication divine et pédagogique de l’action sacerdotale s’initialise sur la montagne d’Élohim. Nettoyage des vêtements et sanctification généralisée du peuple sont des préalables à la rencontre et à la concrétisation de l’Alliance.  

    La menace est réelle pour ceux qui ne respecteraient pas la mise en garde. Seuls Moshéh et Aharon pourront s’approcher au plus près de la montagne et de la nuée. Les autres ne peuvent pas la toucher ni même s’en approcher.

    La montagne d’Élohim - naturelle et non construite de mains d’hommes - est déjà en soi une représentation du Saint des Saints du prochain Tabernacle car YHWH choisit de « s’y poser » en sécurisant la zone. Nuée, éclairs, tonnerres, tremblements de terre, fournaise : tout concourt pédagogiquement à la sainte crainte et au respect.

    « Moshéh dit au peuple : Soyez sans crainte ; car c’est pour vous mettre à l’épreuve que Élohim est venu, et c’est pour que vous ayez pour lui de la crainte, afin de ne pas pécher. » (Exode 20 :20)

    L’Alliance qui va être scellée au Sinaï est unique dans l’Histoire : l’attention du peuple est requise et nul ne doit vaquer à ses affaires profanes. Tout est organisé dans ce sens, car YHWH aurait pu également se révéler dans un souffle léger ou par des petites langues de feu, comme au jour de la
    « pentecôte » vécue par les apôtres de Yéshoua. Mais « cette façon » plus douce de parler n’aurait pas été propice à capter l’attention de 2 millions d’individus en marche forcée dans un désert depuis plus de 3 mois.

    Ainsi, à l’occasion de cette première Alliance, l’homme qui annonce vouloir
    « faire tout ce que YHWH a dit » obéit par crainte.

    Au bénéfice d’une Alliance renouvelée à Golgoltha, l’homme qui s’engage de la même manière à « faire tout ce que YHWH a dit » obéit quant à lui par libre adhésion et reconnaissance, non sans oublier l’état de sanctification nécessaire à l’approche de « cette montagne ». Cet état compatible avec le culte ne peut être atteint qu’en respectant les commandements d’Élohim.



    Les dix Paroles

    « Vous ne ferez pas à côté de moi des dieux d’argent ni des dieux d’or ; vous ne vous en ferez pas. Tu me feras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes, tes sacrifices de communion, ton petit et ton gros bétail. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai vers toi et je te bénirai. Si tu fais un autel de pierre, tu ne le bâtiras pas en pierres taillées ; car en brandissant ton outil sur la pierre, tu la profanerais. » (Exode 20 :23)

    Remarquons que YHWH introduit Ses commandements par une interdiction relative aux représentations divines en argent et en or. Cette déprogrammation égyptienne est-elle à ce point urgente pour être ciblée aussi précisément ? La suite du récit du Shémoth et l’épisode du veau d’or plus particulièrement en témoignent. L’Alliance « de la première montée au Sinaï », conclue par du sang versé sur le peuple, sera alors rompue très vite et Moshéh sera contraint de remonter sur la montagne et d’en descendre avec d’autres lois, plus précises, mais plus contraignantes aussi. L’Alliance « de la deuxième montée au Sinaï » se caractérise en effet par des tables de lois pré-taillées par la main de Moshéh et non plus par Élohim.

    Il faudra par ailleurs l’intervention expresse et la prière insistante de Moshéh pour qu’Élohim ne détruise pas le peuple corrompu par le veau d’or. Seules la prière d’amour et la demande de pardon peuvent éteindre le feu d’Élohim. Nous sommes à cet égard tous des Israélites agenouillés devant
    « nos veaux d’or » aux multiples formes et visages, mais nous avons un
    « Moshéh » qui prie pour nous constamment : il s’appelle Yéshoua. Ce
    « prophète semblable à Moshéh » - qui est Mashiah et Fils d’Élohim - s’est exprimé sur les 10 Paroles reçues au Sinaï. Il les résuma à un double précepte : aimer Élohim et aimer l’homme.

    « Car la Loi se trouve accomplie tout entière par l’obéissance à cette seule parole : Aime ton prochain comme toi-même. » (Galates 5:14) 7

    A la question « pourquoi 10 paroles » et pas 9 ou 11, une réponse peut être esquissée. Il y a 10 Paroles car il y a eu 10 plaies sur l’Égypte. Ainsi, les Israélites, qui ont vécu ces 2 épisodes en moins de 3 mois, ont-ils devant eux une alternative pédagogiquement très claire : choisir le chemin de la vie ouverte par les 10 commandements ou choisir la route de la mort qui mène aux 10 plaies d’Égypte. Choisir la vie ou la mort en toute liberté de conscience est un gage de libre arbitre et concrétise une Alliance quasi contractuelle entre la créature et son Créateur.

    Dans ce contrat d’Alliance, YHWH stipule également qu’Il ne souhaite pas d’autels taillés de main d’homme. C’est un commandement clair et sans ambiguïté dont la seule vocation est de freiner toute les pulsions humaines issues du « syndrome de Babel ». Non, notre Élohim n’attend pas de nous que nous lui construisions du plus beau, du plus grand, du plus éclatant, du plus
    « cher » que le voisin ! Cette pulsion de bâtisseur est une pulsion « caïnite » et ne relève pas du témoignage d’Abel. Sachons rester simples dans notre culte. Notre Élohim nous reprochera-t-Il de nous réunir pour Lui dans une étable et/ou une cabane ?

    « Saint, saint, saint est YHWH des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! » (Isaïe 6 :3)  


    Shabbat Shalom vé-shavoua tov 




    JYH
    17/02/2017
    D'après "Blog Qéhila"
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)




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    3 commentaires
  •  

    Parachah "Bechallah"




    Pensée :

    « YHVH dit à Moshéh : Me voici Je vais faire pleuvoir pour vous du pain depuis les cieux, le peuple sortira et récoltera la parole (chose) du jour en son jour pour que Je l’éprouve s’il marche dans ma Torah ou non » Ex 16 :4

    Dans la version hébraïque le pain « léhem » qui descend du ciel devient « davar » ce qui signifie simultanément : chose et parole… Voila bien un aspect qui nous échappe dans nos traductions. La parole sera-t-elle respectée ? YHVH le verra à travers cette chose, la nourriture du ciel ! Comment ? Au septième jour, à Shabbat, lorsque nous respecterons ou non le jour de YHVH… Et qui est le véritable « pain du ciel » sinon Celui qui est le Maître du Shabbat !



    Parachah "Bechallah"





    PARACHAH : « BECHALLAH » 
    (Il renvoya-laissa aller)


    Shabbat 11 février 2017
    (Commentaire de 2011)


    Lectures:
    Parachah : Chémoth /Exode 13 :17 à 17 fin
    Haftarah : Chophétiym/Juges 4 :4 à 5 fin
    Bérith Hadachah : Hiyzayon/Apocalypse 12


    Rappel: les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua.
    Les corrections et ajouts sont assumés scripturairement par JYH. 


    Préambule : résumé de la parachah

    Peu après avoir laissé les enfants/bnéi d’Israël quitter l’Égypte, Pharaon les pourchasse pour les forcer à revenir et les Israélites se retrouvent pris au piège entre les armées égyptiennes et la mer.
    La mer s’ouvre alors pour laisser passer les Israélites et se referme sur les poursuivants égyptiens. Moïse, puis Miryam, entonnent un cantique de louanges et de reconnaissance à Élohim. Voilà pourquoi ce Shabbat est aussi appelé « Shabbat Shirah », le shabbat du chant/cantique.

    Dans le désert, le peuple souffre de soif et de faim et se plaint à plusieurs reprises auprès de Moshéh et d’Aharon. Élohim adoucit miraculeusement les eaux amères de Marah, puis fait couler de l’eau d’un rocher. Il fait également tomber de la manne chaque matin avant l’aube et des cailles apparaissent dans le camp hébreu chaque soir. Il est commandé aux Israélites de récolter une
    double portion de manne chaque 6ème jour (vendredi), car celle-ci ne tombera pas le Shabbat, le jour de repos décrété par Élohim.
    À Réfidim, les bnéi Yisraël sont attaqués par les Amalécites, qui sont vaincus par les prières de Moïse et une armée levée par Yéhoshoua/Josué.



    Le Shirah hayam/ le chant de la mer


    « Moïse et les Israélites chantèrent en l’honneur du Seigneur le cantique que voici : Je veux chanter en l’honneur du Seigneur : il a remporté une victoire éclatante, il a jeté à la mer chevaux et cavaliers ! Ma grande force, c’est le Seigneur, il est venu à mon secours. Il est mon Elohim, je le louerai … Alors la prophétesse Miriam, soeur d’Aaron, prit son tambourin. Toutes les femmes
    d’Israël la suivirent en dansant au son des tambourins. Miryam reprenait devant elles le refrain : Chantez en l’honneur du Seigneur : il a remporté une victoire éclatante, il a jeté à la mer chevaux et cavaliers ! » (Exode 15 :1 et 20)

    Le chant est aussi une prière sur le chemin de la rédemption, une invitation constante et prophétique à grandir le Nom d’Élohim, ainsi que l’exprime le prophète Isaïe :

    « Il y aura pour vous un chant comme dans la nuit où l’on sanctifie une fête, et une joie de coeur comme a celui qui va avec une flûte pour se rendre à la montagne de YHWH vers le rocher d’Israël » (Isaïe 30 :29).

    On peut lister dix chants importants dans l'histoire d'Israël, dix occasions où l’expérience de la délivrance trouva son expression dans la mélodie et les paroles poétiques. Les neuf premiers furent les chants qui retentirent à compter de la fuite d'Égypte, jusqu’à l’instauration d’une royauté unique sur Juda et Ephraïm, encore unis :

    - le cantique de la Mer (Shirah hayam, Exode 15 : 1-21), doublé par Miryam
    - le chant du puits (Nombres 21 : 17-20),
    - le chant de Moïse quand il eut accompli l'écriture de la Torah (Deutéronome 31-32),
    - le chant par lequel Yéhochoua/Josué arrêta le soleil (Josué 10 : 12-13),
    - le chant de Dvorah / Débora (Juges 5),
    - le chant du roi David (2 Samuel 22),
    - le chant d'inauguration du Beth Hamiqdach/Temple (Psaumes 30)
    - et le Cantique des Cantiques du Roi Salomon, exprimant l'amour entre le fiancé de Elohim et son épouse Israël.

    Le dixième et dernier chant sera le Chir ‘Hadach : le « nouveau chant » de la rédemption ultime, une rédemption qui se veut entière et absolue, une rédemption qui annihilera toute la souffrance, l'ignorance, la jalousie et la haine de la surface de la terre. Une rédemption qui prendra de telles proportions que l'impatience qu'elle suscite et la joie qu'elle apporte requièrent un « chant nouveau », et un vocabulaire musical tout à fait original.

    L’intuition d’hommes pieux de la Torah, exprimée à ce sujet est notable. Nous connaissons et attendons tous l’expression originale de cet ultime chant, annoncé par Yohanân dans le livre de la révélation de Yéshoua Ha Mashiah, appelé le livre de l’Apocalypse.

    « Ils chantaient le cantique de Moïse, le serviteur de Elohim, et le cantique de l‘Agneau : Grandes et admirables sont tes oeuvres, Seigneur Elohim tout-puissant. Justes et véritables sont tes voies, Roi des nations. * »
    (Apocalypse 15:3)
    * Avis aux musiciens auteurs-compositeurs : les paroles de ce cantique ne sont pas données pour être lues mais pour être mises en musique et chantées !
    Note JYH: A condition de ne pas en faire une feuille de solfège qui serait vendue par les marchands du Temple (ceci concerne le "cantique de Moïse"). Quiconque ayant reçu "l'Esprit" peut être inspiré par une mélodie pour son usage personnel.
    Par ailleurs, il faut noter qu'il est dit à propos du "cantique nouveau" que "personne ne pouvait apprendre le cantique, si ce n’est les cent quarante-quatre mille, qui avaient été rachetés de la terre." (Apoc 14:3)
    Ainsi, sachant que Moïse lui-même n'est toujours pas entré en "terre promise", ce "chant nouveau" ne peut intervenir qu'après "résurrection" et "devant le trône" comme précisé en Apoc 14:1-3.


    Il est remarquable de noter que ce 10ème et dernier chant sera chanté encore à l’occasion d’une « sortie », la dernière sortie des enfants d’Élohim, frères de Yéshoua, dernière sortie de Sodome/Egypte/Babylone accompagnée de jugements semblables à ceux qui s’abattirent sur Pharaon. Sans le savoir, sans reconnaître pour l’instant les vérités des livres de la nouvelle Alliance, le commentaire rabbinique n’annonce pas autre chose, à ce sujet, que la prophétie du Livre de l’Apocalypse. Demain, dans un temps proche, à leur tour convaincus par Yéshoua, ils chanteront enfin associés au tout Israël en Yéshoua, ce que le Roi « David HaMélekh » a consigné dans le Psaume 30, pour dédicacer la « Maison d’Élohim » :

    « Mizmor chir hanoukat abayit lédavid … Adonaï Élohaï leôlam odéka » : cantique dédicace de la maison / du Temple de David : Seigneur mon Élohim, je te célébrerai à tout jamais.

    Le chant de rédemption le plus célèbre des 9 chants existants sur les dix est Shirath hayam, le « Cantique de la mer » chanté par Moïse, Miryam et les enfants d'Israël après qu’ils eurent traversé la Mer des joncs. Les enfants de Juda récitent ce chant chaque jour dans leurs prières du matin et le lisent publiquement à la synagogue deux fois par an : le septième jour de Péssah pour marquer "l’anniversaire" (commémoration) du miracle de la Mer des joncs et à l’occasion des lectures hebdomadaires de la Torah. Ce Shabbat se distingue alors comme Shabbat Shirah, le « Shabbat du Cantique ».

    Miryam, la soeur aînée de Moïse et d'Aharon, suscita et dirigea ce « cantique de la mer », Miryam qui avait été appelée « amertume » (mar en hébreu signifie amer) parce qu'au moment de sa naissance, le peuple hébreu était dans la phase la plus difficile de l'exil égyptien. Miryam et son choeur féminin apportèrent au « cantique de la mer » toute l'intensité de leur expérience de l'amertume de l'exil. Leur amertume avait été beaucoup plus intense que celle des hommes et c'est pour cette raison que leur joie s'exprima spontanément avec encore plus d'intensité par les tambourins et les danses.

    Quelle sera la joie de tous ceux qui bientôt passeront dans le Royaume, lorsque le Mashiah régnera, et qui chanteront le cantique de Moshéh et de l’Agneau ! Estimons qu’elle sera vécue avec autant sinon plus d’intensité.



    Les ossements de Joseph


    « Et Moïse prit les ossements de Joseph avec lui » pour donner suite à la demande expresse et aux paroles du vice-roi d’Egypte retranscrites en genèse 50 :25 :

    « Et Joseph fit prêter ce serment aux fils d’Israël : Quand Élohim vous visitera, vous emporterez d’ici mes ossements. »

    L’expression employée - « ossements de Joseph » - a une résonance un peu étrange, macabre, lugubre mais il s’agit bien du mot employé par Joseph lui-même avant qu’il ne meure : pourquoi la Torah a-t-elle mis l’accent sur ces os et pour quelle leçon ?

    En hébreu, le mot pour « ossements » (atsamot) est étymologiquement très proche du mot qui signifie « essence » (atsmiout). Si les ossements de Joseph renvoient au squelette et à son corps, l’essence de Joseph évoque son souffle. Quand Moïse prit le cercueil contenant les restes du corps de Joseph pour l’enterrer en Éréts Israël, il prit également, symboliquement et pour témoignage, l’essence et le souffle qui animaient Joseph.

    Que cela peut-il nous apprendre ? À sa naissance, Joseph reçut son nom de sa mère, Rachel, qui s’exclama : « Que Élohim m’ajoute un autre fils ! », Yossef signifiant « ajouter ». Ce verbe exprime le sens profond du nom de Joseph et de son être tout entier. Aider chaque personne à s’ajouter et à se greffer sur le peuple des Israélites et des craignants Élohim sortis d’Égypte. 

    Telle est l’essence de Joseph et l’héritage spirituel qu’il rappelle à Moïse et à l’ensemble du peuple: « il faut se consacrer à faire de l’autre un fils ». Là-bas, installés en terre promise où coulent le lait et le miel, il conviendra d’aller chercher ceux qui sont loin et les rattacher à ceux avec qui Élohim va bientôt faire Alliance.
    Note JYH: Remarquons que "l'ensemble du peuple (goy)" n'a pas été "installé" très longtemps en "terre promise" de "l'eretz Israël terrestre ancien" puisqu'il y a eu séparation en deux Royaumes puis exodes et diasporas, et que, comme déjà dit, Moïse n'y était/est pas encore entré.
    Ceux "avec qui Elohim va bientôt faire alliance" et "ceux qui sont loin" sont donc à attendre de la "première résurrection" pour la conquête du véritable "eretz Israël à venir" avec sa "Sainte montagne" pour une nation (peuple) qui sera "née en un jour" (Esaïe 66:8) avec le retour du Masiah... et non pas avec la "Sion" corrompue d'aujourd'hui.


    Souvenons-nous que Yossef avait déjà prêté serment à son père Yaaqov, lui promettant de l'enterrer en terre d'Israël. Ce qu’il fit promptement. Élohim le récompensa par la suite, par l'intermédiaire de Moshéh. Moshéh, quant à lui, mérita, grâce à cet acte/mitsvah au bénéfice de Yossef, d'être enseveli par Élohim lui-même. Ceci nous apprend qu’Élohim se conduit envers l'homme tel que ce dernier se conduit envers son prochain.

    Enfin, c’est aussi pour rappeler l’action de Joseph au profit de l’Egypte que les enfants d'Israël s'activèrent à dépouiller l'Egypte de ses richesses. Il fallait témoigner auprès de Pharaon que c’est Joseph qui, en son temps, avait subvenu aux besoins de l'Egypte lors de la famine, grâce aux réserves de nourriture qu'il avait emmagasinées.

    Mais le peuple ne pouvait sortir qu’avec les seules richesses matérielles d’Egypte. C’est pourquoi Moshéh décida d’emporter avec lui, et pour eux, les richesses spirituelles « incarnées » par l’emblématique sarcophage de Joseph. Les valeurs morales de Joseph seront nécessaires pour obéir aux commandements aurait pensé Moïse (selon le propos d’un commentateur ukrainien en 1810).

    Le Psaume associé à notre parachah est le Psaume 114 qui revient sur tous les épisodes de notre récit. Il y est notamment stipulé :

    « Quand Israël sortit de l’Egypte … la mer LE vit et se mit à fuir, le Jourdain retourna en arrière. »

    Ce psaume lie intimement deux évènements : celui de la sortie d’Égypte quand la mer se retire et celui de l’entrée en Canaan quand le Jourdain s’arrête et se met à sec.

    Nous ne pouvons pas ici ignorer un autre évènement de même nature mais encore à venir et relaté dans la portion de l’Alliance renouvelée en lien avec notre Parachah :

    « De sa gueule, le serpent lança de l’eau comme un fleuve derrière la femme, afin de la faire entraîner par le fleuve. Mais la terre secourut la femme, elle ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa gueule.» (Apocalypse 12 :15)

    Quelle est la nature de ces eaux englouties par la terre pour laisser la femme rejoindre son lieu au désert ? Remarquons ici que les eaux ne reculent pas devant cette femme-Qéhiyllah comme les eaux reculèrent devant l’avant-garde et le cercueil de Joseph. Au contraire, ces eaux attaquent ceux de la Sainte Assemblée et la terre vient à leur secours. Le phénomène est donc ici différent tout en présentant une conclusion similaire : l’eau disparaît et le sec apparaît. (Voir Noé)

    La dernière génération avant la venue du Mashiah vivra-t-elle la répétition de ce qu’a vécu la génération de l'Exode dans des circonstances analogues ? Nous sommes d’accord avec cette question-intuition dans la mesure où les troupes du Mashiah - avant son retour - sont également appelées à « sortir », et pour une partie d’entre elles attendues au désert pour y être nourries 1260 jours. Les plaies, fléaux, et autres jugements prononcés par les 2 témoins sont de même nature que ceux maîtrisés par Moshéh et Aharon. Assurément, cette génération va revivre une épopée incroyable pour finalement chanter le cantique de Moïse et de l’Agneau.

    Une autre connexion prophétique nous interpelle en lien avec cette question des ossements de Yossef rapatriés en Éréts-Yisraël : au-delà du message pédagogique évoqué ci-dessus, pourquoi disposer ces ossements du Père d’Ephraïm et de Ménashéh sur la terre des futurs prophètes d’Yisraël ? Peut-être pour que se fonde « un socle spirituel » bien ancré sur la terre d’Israël de cette incroyable prophétie des os secs, reçue par Ezéchiel. Ceci est une proposition de lecture.

    « Alors il me dit: Prophétise sur ces os, et dis-leur: Os secs, écoutez la parole de YHWH Ainsi a dit le Seigneur, YHWH à ces os : Voici, je vais faire entrer en vous le Souffle et vous vivrez… C’était une fort grande armée. Et il me dit : Fils de l’homme, ces os, c’est toute la maison d’Israël… » 
    (Ezéchiel 37 :4-11)

    Suit une deuxième prophétie sur les deux bâtons de Juda et d’Ephraïm réunis en un seul. Voilà une autre raison de la présence des ossements de Joseph en Israël. Ces ossements - et donc l’essence, le souffle qui les accompagne symboliquement et prophétiquement - doivent « revivre » pour permettre la réunification du tout Israël. Or, Joseph a cédé la place à Ephraïm. Il appartient donc à ceux d’Ephraïm - une grande armée - d’être l’un des deux acteurs de cette prophétie essentielle pour notre temps.

    Moshéh a rapporté les ossements de Joseph à la demande de ce dernier, pour que puisse se réaliser cette prophétie et se constituer cette grande armée par le retour de ceux d’Ephraïm aux côtés de ceux de Juda. (Effectivement, si les os de Joseph avaient été laissés en Égypte, ce seul symbole aurait suffit pour que de nombreux commentateurs ségrégationnistes décrètent la
    séparation absolue entre Juda et Joseph/Éphraïm)



    Le passage de la mer


    Ne revenons pas sur l’aspect narratif de cet épisode hallucinant et grandiose. Analysons un aspect peu connu en marge de cet événement central qui créa et unifia les 12 tribus en un seul peuple. Pharaon avait préparé ses chars et tous les hommes d'Egypte se mirent sur le pied de guerre.

    Des commentateurs racontent qu’entouré par les Egyptiens et face à la mer, le peuple Hébreu était partagé en 4 avis différents :

    (A) Le premier était composé des tribus de Ruben, Siméon et Issacar, qui pensaient se jeter dans la mer, car ils craignaient les Egyptiens. « Mieux vaut se jeter à la mer que de se rendre ».
    (B) Le deuxième groupe était composé des tribus de Zabulon, Benjamin et Nephtali qui pensaient retourner en Egypte. « Mieux vaut se rendre que de se jeter à la mer ».
    (C) Le troisième groupe comprenait les tribus de Juda et Joseph (intéressant, ndlr !). Ils voulaient se battre et faire la guerre contre les Egyptiens.
    (D) Le quatrième groupe était constitué des tribus de Lévi, Gad et Aser qui commençaient à dire des prières.

    A ces quatre « tendances », Moshéh répondit d’un bloc :

    « Moïse répondit au peuple : Soyez sans crainte, restez en place et voyez comment YHWH va vous sauver aujourd’hui (groupe A) ; car les Égyptiens que vous voyez aujourd’hui, vous ne les verrez plus jamais (groupe B) YHWH combattra pour vous (groupe C) ; et vous, gardez le silence (groupe
    D). » (Exode 14 : 14)

    Alors Moshéh se leva et pria. Mais YHWH lui dit alors : « Pourquoi pries-tu vers moi ? Parle aux enfants d'Israël qu'ils se mettent en marche ! ». Élohim reproche à Moshéh de tergiverser encore et de perdre un temps précieux face à l’adversité qui s’organise. N’y-a-t-il pas un temps pour la prière et un temps pour l’action par la Foi ? Après l’étonnante réponse éclairée que Moshéh avait faite aux bnéi Yisraël, il n’y avait plus aucun doute sur la suite des évènements et il ne convenait pas de semer davantage le doute en s’arrêtant à nouveau pour prier, réfléchir et attendre une ultime confirmation.

    A un moment précis de notre histoire personnelle et collective, dans le genre d’épisode aussi sensible et urgent que celui d’un « passage de la mer » par la foi, Élohim attend que NOUS nous mettions en marche sans attendre, en cessant nos tergiversations, en cessant de réfléchir à toutes les sécurités, à savoir si tout est bien en place, mais en ayant confiance malgré une situation catastrophique à vue humaine.

    La mer se fendit alors en deux, tous les Égyptiens y moururent. Élohim bloqua les roues des chars, qui n’avancèrent plus que difficilement. Alors les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons loin des Israélites, car le Seigneur combat avec eux contre nous ! ». Cette situation militaire renvoie et trouve un écho particulièrement intéressant dans l’épisode de la Haftarah associée (Juges 4) mais également dans la vision prophétique décrite avec précisions par Zacharie :

    « Alors YHWH s’en viendra guerroyer contre ces peuples, comme jadis il guerroya au jour de la rencontre… » (Zacharie 14:3)

    Attendons-nous à ce que les roues des chars soient encore bloquées, demain, face aux remparts de Jérusalem !
    ... sauf que Zach 14:3 intervient après Zach 12 et que ce dernier nous annonce des événements graves et le "deuil" à Jérusalem (Zach 12:11-14).
    Les "roues des chars" n'ont donc pas été "bloquées" et Jérusalem a subi ce qu'elle devait subir.
    Zach 14:3 annoncerait ou annonce ainsi le retour du Mashiah "avec Ses élus" (après résurrection) pour détruire tous ses ennemis (Apoc 17:14).
    - JYH -




    La manne


    Notre Parachah nous parle de la manne, la nourriture miraculeuse que reçut le peuple tout au long des années qu’il passa dans le désert. La « manne / pain quotidien » possède un lien tout particulier avec le Shabbat. Les jours de la semaine, chaque matin, les bnéi Yisraël trouvaient la manne sur le sol, en dehors du camp. Ils la ramassaient et la consommaient durant la journée.
    S’ils tentaient de la garder pour le lendemain, elle moisissait.

    « Voici ce que YHWH a ordonné : Que chacun de vous en ramasse ce qu’il faut pour sa nourriture, un omer par tête, suivant le nombre de vos personnes ; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente. »

    Le verset 16 du chapitre 16 contient tout l’alphabet hébraïque*. Ceci nous enseigne qu’à celui qui accomplit la Torah, (la Parole de Aleph à Tav, et n’oublions pas que le Seigneur Yéshoua dira : « Je suis l’Aleph et le Tav »), Élohim lui offre son pain quotidien, ni plus, ni moins, comme au temps de la manne. Le « vendredi » de la semaine, chaque famille découvrit qu’elle en avait reçu une double portion. Cette double portion était destinée au Shabbat : ce fut là la première occasion réelle pour le peuple d’observer le Shabbat. En souvenir de la manne, nous posons deux Halloth (les pains de Shabbat) sur la table du Shabbat.
    16:16 זה הדבר אשר צוה יהוה לקטו ממנו איש לפי אכלו עמר לגלגלת מספר נפשתיכם אישלאשר באהלו תקחו : pour les hébraïsants qui souhaitent vérifier…

    « Le sixième jour, lorsqu'ils prépareront ce qu'ils auront apporté, il se trouvera le double de la récolte de chaque jour. » (Exode 16 : 5)

    Pain « Léhem » en hébreu a une valeur guématria de 78. Deux pains font donc 156, la valeur du nom de Yossef. La double portion « ajoutée » en l’honneur du Shabbat renvoie dès lors à l’essence de Joseph qui « ajoute » aux enfants d’Israël. Yossef ajouta deux fils à Yaaqov-Israël : Éphraïm et Ménashéh. C’est en Égypte, pays où Yossef a effectivement et remarquablement géré
    les stocks de céréales pour qu’il n’en manque point, que naquirent ses deux fils. Ces deux pains de Shabbat renvoient donc également aux deux fils de Yossef : Ephraïm et Ménashéh. 

    Et que devient Juda ? Rétorqueront les plus judéo-centristes ? Yéhoudah est aussi présent sur la sainte table de Shabbat ; souvenons-nous de la bénédiction-prophétie du patriarche Jacob-Israël :

    « Juda liera son ânon à la vigne, et vous attacherez, mon fils, votre ânesse au cep de la vigne. Il lavera sa robe dans le vin*, et son manteau dans le sang du raisin*. Ses yeux sont plus beaux que le vin… ».
    * Voir: "ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau." (Apoc 7:14)... ce qui confirme ou confirmerait le passage d'une grande partie de Juda (comme d'autres) par la "grande tribulation". Il suffit de lire "toutes" les prophéties.
    "L'ânesse et l'ânon" seraient antérieurement en rapport avec Mat 21:2 où Yéshoua dit "détachez-les", etc...
      


    Un commentaire dit à ce propos : « Le patriarche Jacob prophétise que sur la terre de Juda le vin coulera comme d’une fontaine ; un seul pied de vigne fournira le chargement d’un âne et les seuls raisins de la treille suffiront à la charge d’un ânon ».
    ... ce commentaire rabbinique (et sans Yéshoua révélé) devient inutile compte tenu des commentaires précédents. Les ajouts du Magistère romain ou d'autres élucubrations pagano-chrétiennes sont du même tonneau... vide.
    Fuyons (tous) les religieux et leurs religions d'hommes et rappelons encore et encore que personne ou aucune entité n'a le droit de se faire appeler "Israël" aujourd'hui... sauf individuellement "l'Israëlite en Yéshoua" parce que "lutteur d'El" et "disciple" qui "suit l'agneau partout où Il va".


    A travers la bénédiction shabbatique du vin puis du pain, il est remarquable de noter que les deux symboles relatifs à Yéhoudah et à Yossef/Éphraïm sont réunis comme les deux bâtons d’Ézéchiel, et président à l’entrée dans le Shabbat (donc dans le Royaume). C’est peut-être à tort et dans une attente prophétique inconsciente que la tradition juive cache et sépare le pain de la vue du vin par un linge. (Je ne peux pas te voir car je ne te reconnais pas … pas encore, comme Juda ne reconnut pas de suite son frère Joseph transformé par tant d’années de vie égyptienne).*
    * Voir éventuellement "la parabole des deux fils:
    http://jyhamon.eklablog.com/parabole-des-deux-fils-a68044429


    Il est encore plus remarquable de noter que l’Adon Yéshoua, à l’occasion du repas précédant le Séder de Péssah, inversa la bénédiction du pain puis du vin, à la façon de Mélkiy Tsédeq, faisant implicitement, par l’analogie précédente, d’Éphraïm un premier-né, conformément aux paroles du prophète Jérémie :

    « Ils viennent en pleurant, et je les conduis au milieu de leurs supplications ; je les mène vers des torrents d'eau, par un chemin uni où ils ne chancellent pas ; car je suis un père pour Israël, et Éphraïm est mon premier-né. »
    (Je. 31:9)

    Cette dernière proposition de lecture (un commentaire parmi tant d’autres si nous y sommes autorisés) ne fera vraisemblablement pas l’unanimité : elle reste soumise à la critique constructive du lecteur qui ne se privera pas d’alimenter le débat par sa propre sensibilité (Oui). Un dernier indice : notre Seigneur et Salut est descendant de JUDA (le vin), mais est né à BETHLEHEM, la maison du pain (Lui qui des deux en a fait UN) , là où Jacob-Israël a enterré son épouse favorite Rachel qui a appelé Joseph :
    « Que Élohim m’ajoute un autre fils ! » 



    Shabbat shalom vé shavoua tov 



    JYH
    10/02/2017
    D'après "Blog Qéhila"
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)




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