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    Parachah "Bamidbar" (dans le désert)

    Ne pas regarder cette "image" avec un "premier degré religieux" qui associerait une "croix romaine" (ce sont les "axes nord-sud et est-ouest" développés dans la parachah) à un "cube" ressemblant à l'abomination de la Mecque (puisque c'est une représentation de la Jérusalem céleste "à tendance exponentielle" telle que développée aussi dans cette parachah, selon Apoc 21).

    Pensée :

    Organisation pour le campement

    “Voici ceux qui camperont en avant, vers le levant, sous la bannière du camp de Juda, ( …) Tous les dénombrés du camp de Juda, cent quatre–vingt–six mille quatre cents, selon leurs armées ; ils partiront les premiers.” (No 2:3-9)

    Juda (les juifs) part toujours le premier et ouvre le chemin, néanmoins les autres suivent…Le reste d’Israël, les autres, non-juifs, suivront aussi bientôt… car si Juda a reposé le pied en "Éréts Israël" dès 1948, ce n’est pas pour se complaire en lui-même mais pour ouvrir la « route » au Tout Israël…**

    “Et maintenant, dit YHVH, qui m’a formé dès le ventre pour lui être serviteur afin de lui ramener Jacob*…; quoique Israël* ne soit pas rassemblé, je serai glorifié aux yeux de YHVH, et mon Élohim sera ma force… Et il me dit, C’est peu de chose que tu me sois serviteur pour rétablir les tribus de Jacob* et pour ramener les préservés d’Israël* ; je te donnerai aussi pour être une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre.” (Esa 49:5-6)

    “Les fils que tu as eus quand tu étais privée d’enfants diront encore à tes oreilles, Le lieu est trop étroit pour moi ; fais–moi place, afin que j’y habite. Et tu diras en ton cœur, Qui m’a enfanté ceux–ci ? Et moi, j’étais privée d’enfants et abandonnée, captive et chassée ; et ceux–ci qui les a élevés ? Voici, moi j’étais laissée seule, – ceux–ci, où étaient–ils ?” (Esa 49:20-21)

    ** JYH: ... en tenant compte des graves développements qui se situent de Zacharie 12 à Zach 14 (par exemple) et de: Apoc 17:17  "Car Elohim a mis dans leurs cœurs d’exécuter son dessein et d’exécuter un même dessein, et de donner leur royauté à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Elohim soient accomplies."
    Plus globalement, il n'y aura pas de "victoire" d'un "sionisme terrestre" de la part de Juda et/ou Ephraïm (et encore moins d'un Islam) mais la seule victoire de Elohim par Son Fils le Mashiah... "quand la force du peuple saint sera entièrement brisée" (Dan 12:7), ce qui suppose l'accomplissement des 3 dernières "fêtes de YHWH" dont "Yom Kippour" avant "Souccot".

    **
    Par ailleurs, il est parlé des "tribus de Jacob " et des "restes d'Israël"...
    La distinction entre "Jacob" et "Israël" est suffisamment fréquente dans "l'Ecriture" pour qu'on s'y attarde un peu:
    Lorsqu'il est parlé de "Jacob" ce n'est pas "Israël" (ou pas encore Israël).
    Par exemple, que penser de Gen 46:2  "Elohim parla à Israël dans une vision pendant la nuit, et il dit : Jacob ! Jacob ! Israël répondit : Me voici !"... Ainsi, YHWH appelle "Jacob" avec insistance et c'est "Israël" qui répond ?
    Et puis, en Nombres 24:5: " Qu’elles sont belles, tes tentes ('ohel), ô Jacob ! Tes demeures (mishkan), ô Israël !... il y a donc une différence entre les "tentes terrestres" et le "mishkan-tabernacle-sanctuaire d'en haut"...
    Ou encore, dans le Psaume 105:23  "Alors Israël vint en Egypte, Et Jacob séjourna dans le pays de Cham."... ce n'est pas le même ?... ou faut-il une lecture à 2 niveaux ?
    Oui, il faut une lecture spirituelle et tenir compte du devenir d'un "Jacob terrestre" en "Israël spirituel"... sans compter que Jacob a eu "onze" fils et que c'est en tant que "Israël" qu'il a eu "Benjamin"... celui qui sera plus tard "de la Maison de Juda" et ancêtre du premier "roi": Saül, ennemi de David, ce qui semblerait compliquer encore les choses, quoique... !

    - Pourrait-on aller plus loin dans cette étude comparative ? Oui, certainement.
    Toutefois, il semblerait que ce ne soit pas le lieu et encore moins l'heure pour le faire car la confusion est aujourd'hui beaucoup trop grande à propos de "Israël" qui devrait toujours être "tout Israël de Elohim" mais qui est parfois "Maison d'Israël", Royaume du nord, appelé "Ephraïm" par les prophètes, et beaucoup plus souvent "l'Etat terrestre israëlien" représentant en partie et seulement "Juda" (Maison de) et sa vocation spécifique dans ces "derniers temps".
    Esaïe 49:20,21 distingue ainsi des "tribus" de Jacob et des "préservés" d'Israël" en précisant plus haut: "quoique Israël ("tout Israël") ne soit pas (encore) rassemblé". Evidemment.

    - Malgré tout, il serait temps de commencer à savoir au moins que la "détresse (ou angoisse) de Jacob (toutes les tribus)" est terrestre et précède la venue de "l'Israël d'en haut" (voir les 144000) avec Son Mashiah, c'est à dire que les "frères du premier-né", les premiers ressuscités, ou "nouvelle création", ou "révélation des fils de Elohim" (Rom 8:19) ne reviendront avec leur Maître pour "détruire tous Ses ennemis" (Apoc 17:14) qu'après les vains efforts guerriers des "terrestres" avec leur "sagesse d'en bas"... n'en déplaise aux zélotes et va-t-en-guerre d'aujourd'hui, même quand ils se disent "messianiques".
    Au moins auront-ils contribué à l'installation de leur "Maître de Justice", leur Moschiach humain et terrestre, l'anti-Mashiah... qui est lui aussi prophétique et nécessaire.
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/l-etat-d-israel-est-il-l-israel-de-elohim-1ere-partie-nouvelle-version-a117302204

    "Ainsi parle YHWH: Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied.
    Quelle maison pourriez-vous me bâtir, Et quel lieu me donneriez-vous pour demeure ?" (Esaïe 66:1) 


    ... mais revenons à la Parachah:



    Parachah "Bamidbar" (dans le désert)

     


    PARACHAH
      « BAMIDBAR »
    (Dans le désert)

     

    Shabbat 27 mai 2017
    (Commentaire de 2013)

     
    Lectures:

    Parachah : Bémidbar/Nombres 1 :1 à 4 :20
    Haftarah : Hoshéa/Osée 2 :1-22
    Bérith Hadachah : Hahizzayon/Apocalypse 7

     

    Rappel : les commentaires ne sont pas des études exhaustives, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua

     

    Résumé de la Parachah:

     

    On dit Bamidbar (employé seul comme titre) ou Bémidbar Sinaï (dans le désert du Sinaï), locution complète et extraite du premier verset de notre parachah. Appelé également le Sépher Hapeqoudim (le livre de ceux qui ont été comptés), ce 4ème livre de la Torah est qualifié en français de « livre des Nombres » selon le grec de la Septante (Traduction en grec des livres de la 1ère alliance, datant du 3e siècle avant l’ère chrétienne). Or, le français reste intéressant dans la mesure où l’on dit de quelqu'un que l'on apprécie, qu'il « compte » ! Et c’est tout l’objet de cette parachah. Les bénéy Israël comptent individuellement aux yeux de l’Adonaï Elohim YHWH car comme le dira le Prophète Osée : ils sont Ses enfants…
    (Osée 2 :1).

    Le livre de Bamidbar - et cette parachah du même nom -, commence par un nouveau recensement et dénombrement des enfants d'Israël suivant leurs familles. La tribu de Lévi sera comptabilisée à part, ainsi que les nouveaux nés dont le nombre sera supérieur à celui des prêtres et nécessitera un rachat spécial. Cette question du décompte semble si importante qu'il n'y a aucune mitsvah dans cette parachah ! Aucun commandement à étudier…ce qui ne signifie pas qu’il n’y a rien à trouver pour nous-mêmes dans ces textes.

    Est ensuite décrit la disposition du campement dans le désert des 12
    « shevatim » (tribus) autour du « mishkan » (Tabernacle). A l’organisation statique du peuple autour du centre de gravité que devient la Tente du Rendez-vous gardée par les lévites, suivra un ordre de marche et une organisation dynamique.

    Seront également précisés, les rôles des différentes familles de la tribu de Lévi en commençant par les Qéhatites, dont sont issus Aharon et Moïse, chargés du transport des ustensiles du sanctuaire et résidant à l’orient
    (à l’Est) du Sanctuaire. A ce titre, ils se positionnent juste devant ceux de Yehoudah (Juda), également stationnés à l’Est du Mishkan. Mais les tribus stationnent dans un second cercle, plus éloigné. Ephraïm, chef de file, est positionné à l’Ouest (Occident), et fait ainsi face à Juda. Intéressant. Car nous savons que dans la suite de l’histoire du royaume d’Israël, Éphraïm prendra la place du Nord et Juda représentera le Sud. Les deux princes – nassi – de Juda et Éphraïm se font donc face momentanément sur un axe Est-Ouest mais se feront face à terme selon un axe Nord-Sud. De fait et successivement, Juda et Éphraïm encadrent le Saint des Saints aux quatre points cardinaux, au « nom » des douze et en support de la 13ème tribu, Lévi, dont est issu le Kohen Gadol, géographiquement positionné juste devant le prince de Juda. Une introduction subtile à l’ère messianique où le Mashiah, fils de David et prince de Juda, officiera également comme Kohen Gadol au bénéfice de toutes les nations, au centre d’une Jérusalem céleste aux 12 portes et 12 pierres de fondation.

     


    Le recensement quantitatif et qualitatif.

     

    « Faites le recensement de toute la communauté des Israélites, par clans et par familles, en comptant les noms de tous les mâles, tête par tête. Tous ceux d’Israël qui ont vingt ans et au-dessus, aptes à faire campagne, vous les enregistrerez, toi et Aharon, selon leurs formations au combat… » (Nombres 1 :2)

    La simple raison de ce recensement était-elle de compter ceux qui pouvaient être appelés à partir en guerre ? Il est étonnant en effet qu’une large fraction du peuple fût complètement exclue de ce décompte. Seuls les hommes furent recensés, et seulement ceux âgés de vingt ans et plus.
    L’adage « les femmes et les enfants d’abord », ne semble donc pas relever d’une logique biblique… à moins que.

    Un dénombrement consiste à mettre en évidence un nombre. Mais la Torah demande de suite que ce nombre soit en fait, une liste de noms. Paradoxe ! Le recensement quantitatif qui suivait l’épisode du veau d’or (par le rachat d’un demi-shekel), fait place ici à un recensement qualitatif.

    Premier enseignement: quand des éléments sont comptés, ils se trouvent dans un rapport d’égalité. Le plus grand des hommes et le plus petit comptent chacun pour un, ni plus, ni moins. Le recensement générait un sentiment d’appartenance à un collectif où tous « naissent et demeurent libres et égaux en droits » pour reprendre les termes d’une autre constitution célèbre !

    Faites le recensement de toute la communauté des Israélites, par clans et par familles, en comptant les noms… : en hébreu, bémishpar shémoth, soit
    « par le nombre des noms ». Ce recensement semble s’adresser à des hommes dont la mission était de « sortir pour livrer bataille». Ces hommes qui allaient combattre à l’extérieur avaient davantage besoin de cet encouragement et de ce « comptage "divin" (de Elohim) » qui leur garantissait d’être connu individuellement et par leur nom. Pendant que « les femmes et les enfants » resteraient au sein du camp, à l’abri et loin du champ de bataille.

    Sur un plan spirituel et pour nous-mêmes : lors d’un combat dans un environnement hostile contre des valeurs étrangères tendant constamment à saper nos idéaux et nos valeurs, se rappeler que notre Père nous connaît, tous, individuellement et par nos noms, est précieux. Elohim donne ainsi des forces supplémentaires à ceux qui sont exposés, vulnérables et qui pourraient rapidement se décourager. L’enseignement sur ce point semble dire que Elohim n’a pas besoin de le faire pour les femmes, dont l’estime est constante, sans faille ni doute, et sublimée par leur tâche de préserver le foyer. Cela n’implique pas que la vocation des femmes soit plus facile ou moins exigeante. Bien au contraire mais les défis auxquels elles doivent faire face sont de nature différente, dès lors le décompte qualitatif et nominatif s’opère par famille : de fait, les femmes et les enfants sont implicitement associés.
    La famillehomme, femme, enfant - apparaît ici comme une cellule de base et une nécessité devant l’Adonaï Élohim YHWH.
    A bon entendeur…

    S’agissant de cette génération des hébreux qui sortirent d’Égypte, n’oublions pas que ce recensement intervient le 1er jour du 2ème mois de la 2ème année de leur longue marche…et que seuls deux d’entre eux, Yehoshoua (Josué) et Kaleb, princes d’Éphraïm et Juda, iront au bout.
    Les recenser nominativement, c’est aussi une façon de dire, « quelle que soit l’histoire humaine, vous êtes connus, comptabilisés et jamais oubliés ». Ce réflexe du recensement avant la guerre est une problématique qui s’est reposée dramatiquement au "reste d’Israël" (Juda) après la Shoah. D’où ces interminables et poignantes listes de noms. Certains les recherchent encore.

    Tout au long de la Torah, Elohim ordonne à Moïse de compter le peuple : après leur sortie d’Égypte, après le péché du veau d’or, avant la construction de Sanctuaire, après que le Sanctuaire fut construit, avant qu’ils entrent en Canaan. Mais quel est le but de ces dénombrements ? Il ne s’agit pas à l’évidence de procéder à un simple recensement, car Elohim, omniscient, connaissait parfaitement leur nombre. Nous devons donc conclure qu’une intention différente et plus profonde se cache derrière ces ordres divins.

    Il s’agit d’une invitation personnelle à utiliser ses talents spécifiques, sans les enfouir ou les cacher. Il s’agit d’accomplir chacun sa mission et d’assumer les oeuvres préparées d’avance et positionnées sur nos routes. En relatant ce fait dans la Torah, Elohim s’assurait que ce message serait accessible à tous et en tout temps. Quand nous relisons ces épisodes dans la Torah, nous considérons à quel point nous sommes précieux pour notre Père qui nous connaît comme des fils par notre nom. Un commentateur a dit de ce verset de Bamidbar : « Parce qu’ils (les enfants d’Israël) lui sont chers, Il les compte tout le temps : quand ils sortirent d’Égypte, il les compta ; quand ils péchèrent à cause du Veau d’or, Il les compta ; quand Il fut sur le point de faire descendre Sa présence parmi eux (dans le Tabernacle) Il les compta. Car le premier Aviv, le Tabernacle fut érigé et le premier du second mois, Il les compta. »

    Si l’on inclut les recensements qui eurent lieu plus tard dans l’histoire du peuple des enfants d’Israël, il n’y a eu que neuf recensements. Le dixième se fera à l'ère messianique – selon un enseignement judaïque sur cette parachah Bamidbar -. Un enseignement que nous notons avec intérêt dans la mesure où nous attendons également un ultime recensement du peuple de Elohim tel que celui exposé dans le livre de la Révélation de Yéshoua (Apocalypse) où 12 x 1000 personnes des 12 tribus sont marquées du sceau qui sauve. Ce chiffre parfait et symbolique ne peut être réduit à sa valeur numérique, soit 144.000 ! Ce recensement ultime semble par ailleurs « épouser » les dimensions de la Ville Sainte, la Jérusalem céleste (voir plus loin) dont les limites paraissent infinies et exponentielles. La génération concernée par ce dernier « comptage » relira avec intérêt cette parachah Bamidbar, où furent recensés les noms de leurs prédécesseurs dans le désert.

    (remarque: il existe 9 cantiques dans l’histoire biblique, le 10ème cantique interviendra avec l’avènement du Mashiah -> voir cantique de Moïse et de l’Agneau également en Apocalypse)

    A noter toutefois que dans ce dernier (et dixième ?) recensement de l’Apocalypse, des enfants d’Israël, ceux de Lévi réintègrent « les rangs » comme une tribu parmi les autres, alors que Dan semble disparaître ! Est-ce à dire que tous ceux d’Israël redeviennent prêtres au même titre que ceux de Lévi, comme si la faute du veau d’or était définitivement lavée ? Ou ceux de Lévi cèdent-ils naturellement la place à un Kohen Gadol (Grand sacrificateur) de nature supérieure ?
    Note JYH : Il est tout à fait normal qu'il n'y ait plus de distinctions entre Lévy et les autres tribus (et les "étrangers" qui s'y attachent) puisque Elohim veut un peuple ou "royaume de sacrificateurs" (Exode 19:6; Apoc 1:6; 5:10; 20:6)... voir plus bas. 
    Tous ceux des tribus du véritable "Israël" sont devenus, ou déjà considérés comme, "sacrificateurs" pour le Royaume, excepté Dan qui joue un autre rôle probablement "terrestre"... comme beaucoup "d'armées" aujourd'hui.
    On retrouve d'ailleurs Dan dans le Millénium (Ezéch 48:32) après son probable passage par la "grande tribulation" pour être dans la "grande foule" de Apoc 7:9-14 ?
    A noter que l'on compte (ou nomme) toujours douze tribus et que Lévy n'était pas nommé lorsque Ephraïm et Manassé étaient nommés séparément pour représenter "Yossef" dans les 10 du "Royaume du nord", "l'Israël terrestre" de l'époque...

    Notons également qu’Éphraïm est présent dans ce décompte apocalyptique sous le nom de son père, Joseph, alors que Manassé est décompté en tant que tel. Un traitement spécial semble donc être réservé à ce premier-né de Joseph et par ailleurs spirituellement, premier né de YHWH. Le premier-né Éphraïm semble s’effacer devant son père, comme son père s’était effacé pour qu’existât ce premier-né.
    Un retour d’ascenseur, dirait-on de nos jours ? Une relation « père-fils », qui n’est pas s’en rappeler la relation « Père-Fils » !

     


    273, un nombre étonnant d'un
     « manque » apparent de Lévites !

     

    Dans le désert du Sinaï, Elohim demande donc que soit réalisé un recensement des 12 tribus d’Israël, sauf les lévites. Moïse compte 603 550 hommes âgés de 20 à 60 ans (selon la tradition). La tribu de Lévi comptée séparément est composée de 22 000 (Nombres 3 :39) individus mâles âgés d’au moins un mois (pas de notion militaire, donc s’agissant des familles de prêtres).
    Les lévites devront assurer le service dans le Sanctuaire, en remplacement des premiers-nés d’Israël dénombrés à  22 273 (Nombres 3 :43), disqualifiés pour le service par la faute de leurs parents autour du veau d’or. Cependant, 273 premiers-nés sont en surnombre (Nombres 3 :46) par rapport aux 22 000 lévites (La balance arithmétique (équation) se présente ainsi : (22 000 lévites + 273 rachetés = 22 273 premiers-nés). Ils doivent alors payer une somme de cinq shekels pour leur rachat. Il n’est pas précisé si ces 273 étaient nominativement désignés. Cela est peu probable car cette méthode serait injuste. « Les 273 derniers arrivés au recensement paieraient pour ceux arrivés en premier…? ».

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    Il faut noter que dans le judaïsme actuel, cette mitsvah de rachat du mâle premier né perdure sous le rituel du « Pidyon haBen » (rachat du fils). Ce rituel est directement lié à la 10ème plaie d’Égypte et à la mort des premiers nés égyptiens. Pour éviter que ceux d’Israël soient de même livrés à l’ange de la mort, Elohim exige un rachat des premiers nés de toutes les familles. Mais après la faute du veau d’or, des lévites seront consacrés en échange et à la place des premiers nés…En se consacrant uniquement au sacerdoce, ils rachètent les premiers nés/les prémices d’Israël.
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    Après ce recensement, tous s’aperçoivent qu’il n’y a pas assez de Lévites pour racheter la réalité du TOUT ISRAËL ! Il va donc falloir payer un droit de rachat et imaginer une procédure pour désigner et localiser cet excédent de premiers nés à racheter : au risque d’en faire des brebis perdues de la maison !


    Que déduire prophétiquement et pour notre vision messianique, de cette 
     « différence arithmétique » de 273 êtres à racheter pour un 
    « manque » de Lévites ?

    Nous savons QUI a payé ce prix spécial de rachat pour nous-mêmes et nous comprenons qu'Il s'est présenté Lui-même comme prémices !

    « Vous savez que ce n’est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or que vous avez été rachetés... mais par le sang précieux du Messie, comme d’un agneau sans défaut et sans tache ». (1 Pierre 1:18-19).


    Ce nombre de rachetés est-il limité à 273 ? Observons ce nombre de 273.

    - Considéré en trois chiffres séparés de 2+7+3 (beth-zayin-gimmel), sa valeur gématria devient 12 ! Un chiffre symbolique qui renvoie à lui seul à la totalité des 12 tribus. 

    Quand l’excédent à racheter (273) renvoie symboliquement à la partie déjà rachetée (22 000 parmi les 12), ce n’est plus un excédent, c’est une partie prophétiquement légitime qui est potentiellement reconnue comme des futurs sacrificateurs, à l’image de ceux qui prophétisaient dans le camp et qui n’étaient pas avec Moïse près de la tente (Nombres 11 :27). C’est un germe de croissance exponentielle souhaitée du Corps du Messie afin que tous, deviennent à terme Israël et lutteurs avec Elohim ; un peuple de sacrificateurs dans sa totalité.

    - Considéré en nombre entier de 273 (resh-ayin-gimmel), c’est le nombre de jours des 9 mois de grossesses assumées par la femme pour donner la vie. L’image de la « femme et de l’enfant mâle » de l’Apocalypse porte donc implicitement ce chiffre de 273 ! Cette même femme amenée au désert se transforme plus loin dans le texte en « épouse » invitée aux « noces de l’Agneau »…Or, elle a porté un enfant mâle 273 jours : cette épouse est l'image de tous les prémices qui sont rachetés.

    - La Torah est pleine de codes arithmétiques. Récemment des chercheurs y ont même trouvé les fréquences radios des ondes couleurs.

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    Dans ce registre, « 273 » est un chiffre bien connu des physiciens et astrophysiciens.
    C’est la température du « zéro absolu Kelvin » calculé à « -273° Celsius ».
    La température des étoiles peut monter à l’infini, mais elle ne peut pas descendre en dessous de -273°. C’est aussi la température du vide stellaire. A cette température tout est figé il n’y a plus de développement, donc de vie.
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    Symboliquement, ce manque de « 273 sacrificateurs » appelle donc un complément par rachat qui dépassera le chiffre minimal de 273, pour permettre la perfection et la plénitude sacerdotale, ce nombre complémentaire a donc vocation à se greffer et à être racheté au titre des prémices pour devenir un peuple de sacrificateurs !!! Englobant ce que nous appelons le Tout Israël…

    Yeshoua ha Mashiah est ce "prémices", le premier des premiers-nés rachetés, en effet Il n'était pas de Lévy, Il fut de Yehoudah (Juda), c'est Lui qui nous rachète et nous greffe sur le TOUT Israël en nous invitant à participer au Sacerdoce !

    “Je mettrai un signe parmi elles (les nations), Et j’enverrai leurs réchappés vers les nations, A Tarsis, à Pul et à Lud, qui tirent de l’arc, A Tubal et à Javan, Aux îles lointaines, Qui jamais n’ont entendu parler de moi, Et qui n’ont pas vu ma gloire ; Et ils publieront ma gloire parmi les nations.
    Ils amèneront tous vos frères du milieu de toutes les nations, En offrande à YHWH, Sur des chevaux, des chars et des litières, Sur des mulets et des dromadaires, A ma montagne sainte, A Jérusalem, dit YHWH, Comme les enfants d’Israël apportent leur offrande, Dans un vase pur, A la maison de YHWH. Et je prendrai parmi eux des sacrificateurs, des Lévites, dit YHWH.” (Esa 66:19-21 NEG)

    Et tels les lévites qui sont Israël et qui n’ont pas de propriété propre dans le territoire d’Israël, nous pouvons alors dire : « Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes car vous avez été rachetés à un grand prix »
    (1 Co 6:19,20)

    L’image messianique des « 12 ou 273 premiers nés excédentaires » rachetés à grand prix, nous fait-elle penser à une réalité biblique et prophétique bien connue ? Oui ! Dans la vision de la Jérusalem céleste du livre de la révélation de Yéshoua, les 12 portes portant le nom des 12 tribus, sont associées à 12 pierres de fondation des murailles portant le socle de l’Agneau en son centre.

    Ses murailles font 144 coudées, soit 12 x 12 (écho et allusion au nombre des
    « marqués »). S’agit-il d’une loi à croissance exponentielle symbolique où la taille des murailles semble devoir s’élever sans limites ? En effet, le carré de la ville est mesuré à 12 x 12 x 1000 stades…soit environ un carré de 2000 Kms de coté, et son « cube » à 12 x 12 x 12 ! Il n’y a pas de limites à la capacité d’accueil de la cité du Roi des rois. Notons également que cette ville est accessible aux quatre points cardinaux par 12 portes : un écho évident à l’organisation du campement dans le désert autour du Mishkan et prescrit dans cette parachah Bamidbar.

     

    Conclusion: le livre de l'Apocalypse est-il un livre à relier à la Torah ? Assurément, il fait écho à la Parachah Bamidbar car comme dans le livre des Nombres, il est question de désert, de décompte, de rachat et de mariage-fiançailles (voir haftarah plus loin).

    La Torah considère que le jugement est la contrepartie à accepter pour tout recensement (voir le recensement du roi David en 2 Samuel 24). La question posée devient en effet: «  fais-tu partie de cette communauté que l'on appelle Israël ? » (Lire Hébreux 11). Le recensement implique donc une interpellation individuelle de chaque personne : « Es-tu digne d'être nommé membre du collectif Israël ? » Le dénombrement est donc bien en lui-même un jugement.

    Le 1er dénombrement effectué par Moïse après l’évaluation approximative de la sortie d’Égypte, est celui de l’expiation et du recensement des rescapés suite à la faute du veau d’or : nous avions alors le nombre de
    603 550. A l’occasion de ce second recensement qualitatif et nominatif de cette parachah Bamidbar, nous obtenons exactement le même chiffre de 603 550.

    Qu’en conclure ? Que personne n’est décédé en un an ? Que personne n’a changé d’âge et atteint le seuil fatidique des 20 ans ? Vingt-six chapitres et trente-neuf ans plus tard, nous sommes toujours dans le livre des Nombres et un nouveau recensement est décrété. A nouveau, nous est fourni un chiffre, celui de 601 730. Nous remarquons que la tribu de Shimon a été dramatiquement décimée (ils étaient 59 300, ils ne sont plus que 22 200) alors que les rangs de Ménashéh ont gonflé (20 500 hommes en plus). Or, ces décomptes précis du libre Bamidbar trouvent un écho différent dans la partie des prophètes (haftarah) qui est rattachée à cette parachah.

     


    Haftarah de Hoshéa/Osée sur Bamidbar - cohérence entre les livres de Moïse et Apocalypse.

     

    Le prophète Hoshéa évoque le nombre des enfants d'Israël, non par un recensement statistique, comme dans la parachah, mais en comparaison au sable de la mer (Osée 2:1). Dans les deux textes, le peuple d'Israël se retrouve au désert.
    « Et le nombre des enfants d’Israël sera comme le sable de la mer qui ne se mesure pas et qui ne se dénombre pas ».
    Que signifie un nombre qui ne se mesure pas et qui ne se dénombre pas ? (une autre logique exponentielle et sans limite… ?)

    Le prophète parle de l'avenir glorieux d'Israël, quand celui-ci sera appelé
    « Les fils de l'Elohim vivant ». Quant au présent, le prophète juge avec sévérité la conduite d'Israël. Il compare le peuple à une épouse insensée, ingrate et infidèle. Toutefois, le prophète promet qu'Israël fera Téchouvah (retour –repentance), « ne trouvera plus les sentiers de ses amants… » et qu’il y aura avec son Seigneur, une nouvelle union à laquelle le prophète donne le beau nom d’heureuses « fiançailles ». Hoshéa prononce les paroles suivantes de Elohim qui constituent les derniers versets de la haftarah liée à Bamidbar :
    « Je serai ton fiancé pour toujours ; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde ; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras YHWH

    Le croyant en Yéshoua aura immédiatement reconnu les « noces de l’Agneau » dans cette prophétie d’Osée qui lie « fiançailles et désert ».

    «Soyons dans l’allégresse et dans la joie, rendons gloire à Elohim, car voici les noces de l'Agneau, et Son épouse s'est faite belle... » (Apo. 19 :7) et « les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât dans le désert, en son lieu, où elle est nourrie un temps, et des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent… » (Apo. 12 :14).

     


    La Torah a été donnée Bemidbar, dans le désert...

     

    Le désert est un endroit abandonné à lui-même. Personne ne s’approprie un désert comme un jardin ou une propriété. C’est une terre qui appartient à tout le monde et à personne. Il en est de même pour la Torah qui n’est pas l’héritage d’un homme en particulier (pas même Moshéh) mais appartient à chaque être qui veut s’en saisir et dans une même mesure, sans considérations de situations sociales. La Torah est ainsi un héritage pour le tout Israël, les 12 tribus et les associés (part excédentaire rachetée dans une logique exponentielle, voir plus haut).

    Le désert est stérile. Il est en général dépourvu de vie végétale, il n’y a rien mis à part de la poussière, de la terre, du sable…et des animaux dangereux tels le scorpion ou le serpent. Il en est de même pour quelqu’un qui veut assimiler la Torah. Il lui faudra être humble et se défendre contre l’orgueil, et se considérer telle la poussière, la terre, le sable...

    Dans un désert, il manque les nécessités indispensables à la survie de l’individu comme l’eau, la nourriture, les vêtements...Durant les 40 années passées dans le désert, les enfants d’Israël ne manquèrent de rien. Il en est de même pour nous aussi qui devons en priorité progresser avec la Torah-Parole malgré les exigences de la vie. Elohim pourvoira aux nécessités matérielles si tel est Sa volonté et si nos coeurs sont bien disposés.

    La révélation de la Torah ne pouvait se faire dans un lieu agité et parasité par l’activité humaine (commerciale, politique, militaire…). La loi de Elohim, destinée à soigner la création, ne pouvait apparaître que dans un contexte totalement détaché de toute problématique humaine, ainsi que l’exprime le prophète : « C’est pourquoi, voici, moi, je l’attirerai, et je la mènerai au désert, et je lui parlerai au coeur » (Osée 2:14).

    Ce qui est important à noter, c'est que le désert, le Midbar est constitutif de la parole divine. En hébreu, le mot Midbar (Désert) a la même racine que le mot daber ou davar (Parler/Parole). Comme si la parole de Elohim ne pouvait s'acquérir qu'au prix d'un long silence, à l’écoute d’un désert qui murmure. Ce que fit Yeshoua, en préambule de Son ministère terrestre.

     

    Shabbat Shalom vé-shavoua tov


     

    JYH
    D'après "Blog Qéhila"
    26/05/2017
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)

     

     

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    6 commentaires
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    Parachah double: « Behar-Behouqqothay»



    Pensée :

    « Il jugera avec justice les faibles, et arguera avec droiture pour les débonnaires de la terre … la justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité, la ceinture de ses flancs. Le loup habitera avec l’agneau, le léopard couchera avec le chevreau ; le veau, le jeune lion, le buffle, ensemble, un petit enfant les conduira. … On ne fera pas de tort, et on ne détruira pas, dans toute ma sainte montagne ; car la terre sera pleine de la connaissance de YHVH, comme les eaux couvrent le fond de la mer.” (Esa 11:4-9)

    Le principe shabbatique du Royaume se propose dans la parachah « Béhar – Sur la montagne»  

    La Terre bénéficie des Shabbats. Les relations humaines sont marquées par l’espérance libératrice et par la juste redistribution incluses dans le fondement shabbatique…

    La fin de la parachah souligne l’interdiction des faux cultes en opposition à la prééminence de YHVH, sans Lequel il n’y aurait pas de véritable sanctuaire avec les hommes.

    « Car sur ma sainte montagne, sur la montagne haute d’Israël, parole du Seigneur, YHVH, là me servira toute la maison d’Israël entière » (Ez 20 :40) 



                                                   

    Shabbat 20 mai 2017 
    (Commentaire de 2008-13)


    Lectures :
    Parachah : Vayyiqra’/Lévitique 25 :1 à 27 fin
    Haftarah : Yirméyahou/Jérémie 16 :19 à 17 :14
    Bérith Hadachah : Hahizzayon/Apocalypse 20 :4-15 


    Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire… et qui permettent de lire et méditertoutes les Ecritures (Tanakh dont B'rit Hadashah) sur une année. 






    PARACHAH
    : « BEHAR » 
    (sur le mont)


    Résumé de la Parachah :

    YHWH parle à Moshéh sur le mont Sinaï et l’instruit sur les cycles d’années à observer, pour la terre et pour l’homme afin que ces deux composantes, soient au bénéfice des bénédictions de Elohim.
    YHWH rappelle ainsi que, ni la terre ni l’homme ne disposent indéfiniment d’eux-mêmes, mais sont destinés à bénéficier du repos et de la liberté par la confiance, en observant le vouloir de Elohim.
    La Parachah commence par une notion de « Shabbat » (Ch 25 v 2) pour se boucler sur le respect de ce même Shabbat et du sanctuaire (Ch 26 v 2)

     


    Une économie révolutionnaire

     
    ... ou économie shabbatique. Quel économiste oserait de nos jours proposer un tel modèle d’organisation ? S’il s’en trouvait un, parions qu’il soit la risée de tous ses confrères, et désigné comme dangereux idéologue de la part de la grande finance et du capitalisme libéral en général.

    Cependant le modèle donné à Moshéh déterminera le mode de fonctionnement économique du Royaume sur terre.

    De quoi s’agit-il ? Pendant six années la terre est exploitée, cultivée ; la septième année elle reste en jachère ! La sixième année est censée être tellement productive qu’elle fournirait suffisamment de récolte pour couvrir les trois années qui suivent ! Tout cela sans rotation sectorisée de jachère, sans quota limitatif, sans engrais chimique, sans OGM… Sans gestion mondialisée de la nourriture qui laisse 800 millions d’humains en état de
    famine ou de sous alimentation.

    Le repos de jachère de la septième année appelée en hébreu Shémittah, est une observance faite de confiance dans la promesse divine: car il faut avouer et particulièrement à notre époque de disette - malgré les super-productions lucratives - que personne n’oserait se priver volontairement d’une année sur sept de production, représentant plus de 14% de rendement potentiel ! C’est également une année de remise des dettes (voir Deutéronome 15) Quelle banque à ce jour abandonnerait pendant une année le remboursement de ses prêts ? Les bourses du monde entier s’écrouleraient, dirons-nous ! Nous sommes réalistes, les bourses du monde s’écroulent déjà et amplifieront encore leur faillite, parce que paradoxalement, ni l'Etat d'Israël ni les nations n’ont pris au sérieux la promesse liée à l’organisation de l’économie selon Elohim… sans encore évoquer le non respect des commandements : « tu ne convoiteras pas et tu ne voleras pas », qui ne font plus partie du monde de la finance, de la bourse, des OPA, etc. Au contraire, ces commandements de base sont perçus comme des inepties : convoiter l’entreprise d’un autre, convoiter le poste d’un autre, mettre le concurrent « sur la paille », mettre des gens « au chômage », les priver de ressources et dans les cas les plus graves les contraindre à la disette, à la mort de faim ! Ce tableau est-il exagéré ? Non, nous le savons.

    Le repos de la septième année s’affirme être une trêve tant pour l’agriculture que pour le monde des affaires… L’arrêt de toute exploitation, ne serait-il pas au plus grand bénéfice de la reconstitution de toutes sortes de ressources ? Pensons seulement aux espèces marines ! Etc…

    Il est très difficile de croire en la promesse de Elohim plutôt qu’en l’oeuvre de nos mains :

    « Mais que mangerons-nous si nous ne cultivons pas ? » C’est déjà cela qu’Israël devait apprendre. Le pouvons-nous à notre tour ? Dans d’autres circonstances que la culture de nos champs et pour tous autres domaines où nous avons à dire : le Seigneur sera le premier servi, mes oeuvres serviles ou de loisir attendront… Apprenons où se situent nos priorités, notamment lorsqu’Il est particulièrement présent, comme nous le rappelle la parachah : en Ses Shabbats.

     
    Mais aussi dans les affaires du Père, dans « Son champ » que sont les hommes … Sommes-nous capables d’attendre sans nous affairer une année complète en comptant absolument sur Sa bénédiction qui couvrirait plusieurs années, qui de plus conférerait un surplus de fertilité spirituelle ? Sommes-nous capables d’abandonner au Seigneur sa propre oeuvre plutôt que de vouloir toujours maîtriser, gérer, organiser, planifier, ce que nous considérons peut-être à tort être notre propriété ?


    “Et elle avait une soeur appelée Miryam, qui aussi, s’étant assise aux pieds de Yéshoua, écoutait sa parole ; mais Marthah était distraite par beaucoup de service. Et étant venue à Yéshoua, elle dit, Seigneur, ne te soucies–tu pas de ce que ma soeur me laisse toute seule à servir ? Dis–lui donc qu’elle m’aide. Et Yéshoua, lui répondant, dit, Marthah, Marthah, tu es en souci et tu te tourmentes de beaucoup de choses, mais il n’est besoin que d’une seule; et Miryam a choisi la bonne part qui ne lui sera pas ôtée.”
    (Lu 10:39-42)

    Le repos de Shémittah est un repos de respiration, un repos de souffle, un moment de renouvellement, où l’on cesse d’investir à la manière du monde, où on laisse croître ce que Elohim fait croître pour sa création, avec sa sagesse qui dépasse de loin toutes nos pensées.

    Notre Père sait de quoi nous avons besoin, tant pour la terre que pour le corps, que pour l’esprit. S’IL imposait ainsi le cycle de Shémittah à Israël par la voix de Moshéh, ce n’est pas uniquement pour le sol et la nourriture terrestre, car dans le monde de Elohim tout est cohérent et harmonie, ce qui est vrai « pratiquement » l’est aussi « spirituellement ».

    Tous les sept shabbats d’années, sept cycles de sept ans, c’est a dire tous les quaranteneuf ans (Ch 25 v 8) intervenait le « Yovel *» ou jubilé. Ce Yovel était vu comme une cinquantième année qui se déclarait au jour de Kippour, jour des expiations et du pardon, ce qui est lourd de symbole.
    * Dérivé du mot « corne de bélier ».

    Réfléchissons un instant à cette relation….

    L’application du Yovel fut abandonnée au retour de l’exil de Babylone, car la population revenue sur le territoire d’Israël n’était plus suffisamment représentative de toutes les tribus d’Israël. Ce qui devrait être réparé dans les temps prochains, selon la prophétie d’Ezéqiel 37 :15

    S’il fallait inventer une loi contre tous les abus d’exploitation humaine, une loi anti-trust ou anti-spéculation ou anti-inflation ou anti-groupe hégémonique financier et autres, alors le modèle « Yovel » et ses déclinaisons concernant les propriétés, les prêts, et le travail des hommes, devrait servir d’archétype. Il est évident que de telles propositions de lois feraient fuir tous les accapareurs de ce siècle… Fini les O.P.A. à durée indéterminée, les disparitions par absorption des héritages ancestraux et du juste travail. Jugulés, les envolés de prix de vente de maisons et de terrains et de toutes formes masquées de travail inhumain et d’extorsion ; car tous les quarante-neuf ans, chacun, excédentaire ou déficitaire dans le résultat de ses activités, prospère ou tributaire d’un handicap de la vie, quel que soit son sort, retrouvait l’héritage, terrain ou maison, qui constituait son « capital » de départ.

    Pendant quarante-neuf ans, avec une pause tous les sept ans, les entrepreneurs « dynamiques » pouvaient s’exprimer, ce qui ne freinait pas l’initiative ! Toutefois, et au moins une fois au cours de la vie, l’homme qui s’était enrichi devait restituer à son compatriote ce que sa « bonne fortune » avait acquis de ce dernier, y compris dans l’anonymat bancaire. Quant-au défavorisé, au moins une fois dans sa vie, il retrouvait ce qui lui appartenait "de droit divin" (de Elohim).

    Tout est à Elohim, qui donne à chacun équitablement ; comprenons que la mesure de Elohim n’est pas la nôtre, IL rétribue de la même récompense celui qui travaille depuis le matin comme celui qui n’arrive qu’à la dernière heure.

    L’héritage de Elohim est inaliénable. Ce qu’IL a donné à Israël, reste à Israël: « l’adoption, la gloire, les alliances, la Torah, le culte, les promesses, les patriarches dont le Mashiah selon la chair, le territoire défini du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest, Amen ».

    Quel que fut et quel que sera le parcours d’Israël, ceux qui se sont accaparés, bien souvent par usurpation et non par juste héritage, le dépôt d’Israël devront le rendre. Quant-à ceux qui viennent se « greffer » par adoption sur l’olivier franc Israël, en participant à sa sève, ils deviennent Israël que leurs ancêtres l’eurent été ou non, ils reçoivent en promesse de Elohim leur juste part comme leurs frères déjà greffés selon leur nature en, et par Yéshoua.

    Bien sûr, il est douloureux de percevoir que certains potentiels bénéficiaires de cet héritage n’hésitent pas à le « brader » volontairement à leurs adversaires contre des promesses mensongères de paix, et que d’autres restent fermés à Celui qui est leur héritage suprême : Yéshoua le Mashiah d’Élohim. Nous ne les jugeons pas, nous les portons dans la prière…

    Nous attendons en veillant, le retour de Celui à qui appartient la rémunération, l’Héritier de qui nous sommes co-héritiers. Celui qui redistribuera ce qui a été dédaigné, dispersé ou usurpé car Il rassemblera cette fois le Tout Israël, réactivant ainsi la proclamation d'un « Yovel d'exception » Nous attendons le son du cor du Kippour de ce Yovel qui
    annoncera l’entrée dans le Royaume, où s’instaurera la Paix et la justice; car

    "Vous observerez mes shabbats, et vous révérerez mon sanctuaire. Je suisYHWH. Si vous suivez mes lois, si vous gardez mes commandements et les mettez en pratique, Je mettrai la paix dans le pays, et personne ne troublera votre sommeil ; je ferai disparaître du pays les bêtes féroces, et l'épée ne passera point par votre pays… Vous mangerez des anciennes récoltes, et vous sortirez les vieilles pour faire place aux nouvelles. J'établirai ma demeure au milieu de vous, et mon âme ne vous aura point en horreur. Je marcherai au milieu de vous, je serai votre D.ieu, et vous serez mon peuple." (Lévitique 26:2-3 &6 &:10-12)

    Quelle merveille ! Amen !

    Une remarque: dans cette Parachah, il est question de terre, d’hommes, et de cycles shabbatiques … On y mentionne aussi subrepticement le sanctuaire au verset 2 du Ch 26, « mes shabbats vous garderez et mon sanctuaire vous vénérerez, Je suis YHWH ». Où parle t’on de sanctuaire ? Il semble absent de notre parachah. Non il n’est pas absent, bien que plus apparent dans la parachah suivante

    "J'établirai ma demeure au milieu de vous, Je marcherai au milieu de vous."

    "Milieu de vous" : textuellement « dans vous ».

    "Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Elohim, et que le Souffle de Elohim habite en vous ?" (1 Corinthiens 3:16 NEG)

    "Car nous sommes le temple de l'Elohim vivant, comme Elohim l'a dit, J'habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Elohim, et ils seront mon peuple." (2 Corinthiens 6:16 NEG) !

    Faîtes donc attention à vous ! Car vous êtes mon sanctuaire.

     

    Une année de grâce

     

    "L'Esprit de YHWH est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour proclamer une année de grâce (d’accueil) de YHWH." (Luc 4:18-19 NEG)

    Telles furent les Paroles d’ouverture de ministère, que prononçaient Yéshoua dans la synagogue de Nazareth, à Shabbat. Cette lecture d’Isaïe 61 est typique du « Yovel ». La bonne nouvelle annoncée aux pauvres, était aussi celle du recouvrement de leur héritage perdu depuis longtemps. Lui l’Héritier de Elohim était bien Celui qui pouvait « proclamer » l’année effective du Yovel.

    Compte tenu de la nature de sa mission parmi les hommes (le sanctuaire) qui consistait surtout au recouvrement de l’héritage en Elohim le Père, héritage de la relation définitivement réparée avec le Père, héritage retrouvé de la vie éternelle par la rançon du sang de l’Alliance… Nous pouvons penser, comme d’autres commentateurs, que l’année du témoignage de Yohanan
    hamatbil (Jean l’immergeur) et de l’intronisation de Yéshoua, qui annonçait Lui-même « une année de grâce », était une année de  « Yovel » avérée.

    Car Il dit : « Aujourd’hui cet écrit s’est accompli à vos oreilles » Vous avez entendu que c’est une année de Yovel, mais vous n’avez rien vu ! Le Yovel ne vous a été que « notifié » car il a perdu depuis longtemps la puissance de son application. Le Seigneur annonçait sans le dire explicitement, mais seulement en citant la Parole, que Lui proclamait véritablement le rétablissement d’Israël par le symbole du Yovel. Effectivement, les israélites de l’époque connaissaient bien la relation prophétique entre Yovel et Royaume. Il ne fit pas qu’en parler, Il fit les oeuvres de Son Père…

    A ce Yovel de l’antiquité correspond « Le Royaume en vous », « Mon Sanctuaire ». Au prochain Yovel, celui du retour correspondra « Le Royaume sur Terre comme dans les cieux ».

    Reviens bientôt Adon Yéshoua !

     

     

    Parachah double: « Behar-Behouqqothay»




    PARACHAH « BEHOUQQOTHAY »
     
    (dans mes règles)


    Résumé de la Parachah:

    Cette parachah clôture le livre de Vayyiqra/Lévitique. Si la fin du livre de
    Chémoth/Nombres est marquée par l’apothéose de la présence de Elohim sur le sanctuaire achevé, la fin du Lévitique sera pour le peuple d’Israël, un manifeste condensé des conséquences de l’obéissance à la Torah de YHWH ou de l’infidélité. Le livre du Lévitique expose l’ensemble des règles divines du « Comment faire » pour garantir la sainteté requise par la présence de Elohim au milieu du peuple. Pour que le peuple appréhende en toute conscience ce que signifie : « vous serez saints car votre Elohim est Saint ». La parachah nous rappelle aussi qu’en toutes circonstances, tout appartient à Elohim qui dispose selon sa volonté et pour le bien de tous. Mais si le Seigneur donne aux hommes en abondance, il est par contre hors de propos de penser reprendre à YHWH, ce qui Lui est consacré…

     


    Bénédictions et malédictions pour notre temps et un préambule d'Ebal et Garizim

     

    Le Chapitre 26 énumère des conséquences de l’observation des prescriptions divines, les bénédictions, mais aussi des conséquences de leur rejet, la malédiction.

    “Si vous marchez dans mes statuts, et si vous gardez mes commandements et les pratiquez, je vous donnerai vos pluies en leur temps, et la terre donnera son rapport, et l’arbre des champs donnera son fruit…..” (Le 26:3-4 DRB)

    “Mais si vous ne m’écoutez pas, et si vous ne pratiquez pas tous ces commandements, et si vous méprisez mes statuts, et si votre âme a en horreur mes ordonnances, de sorte que vous ne pratiquiez pas tous mes commandements et que vous rompiez mon alliance, moi aussi, je vous ferai ceci, J’ordonnerai sur vous la frayeur, la consomption et la fièvre qui consumeront vos yeux et feront défaillir votre âme ; et vous sèmerez en vain votre semence, car vos ennemis la mangeront….” (Le 26:14-16 DRB)

    Ultimes prescriptions et avertissements adressés par Moshéh au peuple. Nous retrouvons également ce discours en deutéronome 27 et 28 ; et à cette occasion l’ordre est donné au peuple de déclarer officiellement pour témoignage la bénédiction sur le Mont Garizim et la malédiction sur le Mont Ebal.

    Ces avertissements et ces promesses sont solennelles et cérémonielles pour en marquer l’extrême importance, elles sont des prophéties qui se sont réalisées à « la lettre » et se réaliseront encore. Quelles étonnantes précisions nous y lisons, nous qui connaissons par l’Histoire ce qu’Israël a vécu depuis Moshéh…

    Les paroles que prononçait Moshéh sont terribles, comment cet homme qui aimait le peuple, a-t-il eu le courage d’émettre de telles paroles ? Paroles insupportables si nous considérons les sentences liées à la désobéissance. Mais cependant Moshéh, le fidèle serviteur dut avertir le peuple, car l’avertissement et la correction sont des preuves d’amour. Des parents prévenants et aimants agissent de même avec leurs enfants.

    Est-ce là un Elohim d'Amour diront les « bien pensants » de notre époque, ceux qui confondent tolérance et laxisme, avec patience et correction ?  
    Oui, Elohim est Saint, Il est Amour ET Justice. IL aime ses enfants, et dans ce sens, IL fera tout ce qui est nécessaire pour que Ses enfants restent sur le chemin qui mène à la Vie ! L’apothéose de Son amour ne fut elle pas le don du Fils unique ! Car c’est bien Lui qui fut châtié pour tous.

    “mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et YHWH a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous.” (Esa 53:5-6 DRB)

    “Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Elohim vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.” (Heb 12:7-8 NEG) 

    La tolérance et le laxisme voire la permissivité, tout ce qui contribue à relativiser les commandements, à ridiculiser ou mépriser les statuts de la Torah de Vie, finissent par générer de très sévères corrections assimilées à la malédiction. C’est ce qui arrive lorsque les hommes imposent leurs propres règles iniques au lieu de la sagesse de la Loi de Elohim ; ils attireront sur eux les fruits de leur déraison. Les exemples de Sodome et Gomorrhe, ainsi que de l’Égypte sont relatés pour nous servir de pédagogie.

    “Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui mettent les ténèbres pour la lumière, et la lumière pour les ténèbres, qui mettent l’amer pour le doux, et le doux pour l’amer. Malheur à ceux qui sont sages à leurs propres yeux, et intelligents à leur propre estime ! Malheur à ceux qui sont forts pour boire du vin, et hommes vaillants pour mêler les boissons fortes ; qui justifient le méchant pour un présent, et qui ôtent aux justes leur justice ! C’est pourquoi, comme une langue de feu dévore le chaume, et comme l’herbe s’affaisse dans la flamme, leur racine sera comme la pourriture, et leur fleur montera comme la poussière ; car ils ont méprisé la loi de YHWH des armées, et ont rejeté avec dédain la parole du Saint d’Israël.” (Esa 5:20-24)

    Nous connaissons bien le processus qui mène à la catastrophe : le mensonge des raisonnements philosophiques et idéologiques précède l’aveuglement.
    La séduction, toujours adaptée à la mode du moment, au nom d’une pseudo-liberté ou d’une soi-disant égalité ou d’autres arguments fallacieux fait sa demeure jusqu’à convaincre les réprouvés… Les fruits du péché ne tardent pas à apparaître, le syndrome de Sodome et Égypte s’abat de nouveau sur les rebelles… mais l’impossibilité de comprendre et de relier des effets néfastes avec leurs causes réelles, empêche les dévoyés de se repentir, tant et si bien que les appels pressants du Seigneur restent sans échos :

    “Dès les jours de vos pères, vous vous êtes détournés de mes statuts, et vous ne les avez pas gardés. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit YHWH des armées. Et vous dites, En quoi retournerons-nous ?" 
    (Mal 3:7)

    La confusion et la cécité sont immenses, la rébellion est élevée au rang de modèle politique de progrès et de l’idéologie doctrinale, alors le Seigneur dira pour quelques uns :

    “Et à cause de cela, Elohim leur envoie une puissance d'égarement pour qu'ils croient au mensonge, afin que tous ceux-là soient jugés qui n'ont pas cru la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice." (2Th 2:11-12 )

    Voila un des messages de Vayyiqra-Lévitique repris par plusieurs prophètes:

    “Ainsi, encore maintenant, dit YHWH, revenez à moi de tout votre coeur, avec jeûne, et avec pleurs, et avec deuil ;” (Joe 2:12) !

    Mais qui ?Qui dans ce monde entend encore le cri de notre Père … Un Père qui appelle ses enfants à Lui revenir, n’y a-t-il pas là une expression de souffrance ?


    Un principe excessivement sérieux

     

    Le peuple de Elohim, le tout Israël disciple de Yeshoua, a pour mission d’être une source de bénédictions pour les peuples de la Terre, dans ce but il doit devenir l’exemple à suivre, celui de porteur des instructions divines de salut…. Un peuple de prêtres pédagogues, il devait et doit à terme enseigner à l’humanité comment vivre « dans les règles- Béhouaqqotaï » de Elohim, en se gardant d’imiter les nations idolâtres. Le plus grand danger consiste alors à se laisser séduire par la pulsion inverse : imiter les nations idolâtres. Ce danger persiste et guette toujours tous les « croyants ». En sommes-nous conscients ?

    C’est pourquoi les derniers versets de la parachah précédente « Béhar »,
    ch 26 :1-2, qui introduisent la parachah « Béhouaqqotaï » sont :

    « vous ne vous ferez pas d'idoles pour vous prosterner devant elles, Je suis YHWH votre Elohim » et « vous observerez mes Shabbats en respectant Mon sanctuaire, Je suis YHWH »

    Voila deux points qui s’adressent encore et toujours à tous ceux, innombrables, qui se veulent disciples du Seigneur, le peuple de Elohim… Comment ? Réfléchissons sur ces deux aspects…

     

    1 - Idolâtrie:

     

    a) s’apparenterait à « faire comme le monde », ce qui nous interpelle quant-à notre vie quotidienne, nous conduisons-nous selon les recommandations du Seigneur, ou nous laissons-nous « aller » à accompagner, imiter les fonctionnements des peuples non convertis voire des comportements de vauriens ! Nous complaisons-nous dans ce que réprouve la Parole ? La liste est longue… Ces dérives dénoncées par Moshéh, Paul, Jean etc. excluent ceux qui les pratiquent du Royaume !... 
    Pourquoi ? Parce que toutes ces pratiques sont de l’idolâtrie. Ainsi en est-il de nombreuses « activités » malheureusement soumises à l’esprit de ce monde, qu’elles soient de commerce, de finance, d’affaires de toutes sortes et notamment de politique s’adossant presque systématiquement à une idéologie qui s’oppose à la Parole.

    « Ne formez pas avec les non–croyants un attelage disparate. En effet, quelle association peut–il y avoir entre la justice et le mal ? Quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord entre le Messie et Bélial ? Quelle part, pour le croyant, avec le non–croyant ? Quel contrat, pour le sanctuaire d’Élohim, avec les idoles ? En effet, nous sommes, nous, le sanctuaire de l’Élohim vivant, ainsi que Élohim l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Élohim, et eux, ils seront mon peuple. Aussi sortez du milieu d’eux et séparez–vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas ce qui est impur, et moi, je vous accueillerai. » (2 Co. 6:14-17 )


    b) Nous n’aborderons pas la fréquentation des « fausses religions » en prétendant abusivement, comme les syncrétistes ou oecuménistes, que toutes les religions sont bonnes ! Sans rejeter les hommes, nous ne pouvons pas accéder aux principes des religions qui ne confessent pas l’Élohim d’Israël ni Son Fils. Religions qui, dans leur principe, s’opposent à la Parole. Ce sont des religions « idolâtres » et nous savons quelle puissance se profile derrière elles, y compris lorsqu’elles se présentent en « ange de lumière ».

    c) Laissons-nous polluer nos assemblées par des idolâtres, par des mondanités, qui introduisent des prétextes à l’accusateur. Estimons-nous en l’occurrence devoir garder le silence parce que le Seigneur comprend tout cela et qu’il ne faut pas choquer… ou savons-nous reprendre avec amour notre frère et notre soeur selon la Parole ?

    “Cela en effet vous le savez, connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide -qui est un idolâtre- n’a d’héritage dans le royaume du Messie et de Elohim. Que personne ne vous séduise par de vaines paroles ; car, à cause de ces choses, la colère de Elohim vient sur les fils de la révolte. N’ayez donc pas de participation*” (Eph 5:5-7)

    N’ayez donc pas de participation* avec eux, ne participez pas à leurs oeuvres, dénoncez le mal : cette injonction de Paul est sans équivoque.Cela ne nous dégage pas de la nécessaire miséricorde qui consiste, le cas échéant, à les prévenir des sentences de la Parole et à les appeler à la repentance.

    *du grec sunmetocoi ; composé de sun = avec ; metecw = participer, être complice, être en communauté !

    d) Les dogmes, enseignements, et habitudes de notre assemblée sont-ils conformes à la Parole ou sont-ils le résultat de la présence bien intégrée d’éléments païens idolâtres ? Cela parfois depuis des siècles…

    Nous devons avouer que tout cela est bien délicat et que dans la plupart des cas nous avons à faire amende honorable auprès du Seigneur de grâce et devons corriger avec Son aide notre situation.

    C’est bien pour pallier tout cela et particulièrement la dernière remarque
    que le second point est rappelé.



    2 - Observez Mes Shabbats:
     (ce qui est un leitmotiv de la Parole)

     

    Ainsi vous respecterez mon sanctuaire et vous vous tiendrez loin de l’idolâtrie. Observez mes Shabbats « Dans mes règles – béhouqqotaï » et non selon vos élucubrations, en modifiant Mon calendrier des Saintes Convocations, au risque de confusion idolâtre par amalgame à d’autres jours que le Seigneur n’a pas prescrits… Ce n’est pas un caprice du Seigneur, c’est une mesure d’amour, de sauvegarde à notre égard, sinon nous serons balayés par l’esprit de Babylone, malheureusement trop présent dans la majorité des assemblées.

    Vous respecterez mon sanctuaire… Mais qu’est ce que le sanctuaire de Elohim, celui du Père et du Fils pour lequel la Tente du témoignage et plus tard le Temple ne furent que des représentations matérielles ? Assurément c’est le Temple fait de pierres vivantes, le Corps du Mashiah, précieux aux yeux de Elohim. Si nous sommes réellement « le Corps », l’endroit où le Père et le Fils font leur demeure, comprenons bien qu’il ne peut y avoir de trace quelconque d’idolâtrie, au risque de ne pas respecter le « sanctuaire » ce qui revient à ne pas respecter notre engagement placé sous le sang de l’Agneau, en notre être, et à s’opposer à la volonté du Seigneur qui est de « se faire paraître à Lui même Son épouse sans tache, ni ride, irrépréhensible » !
    Quelle responsabilité !

    Nous appartenons-nous encore à nous-mêmes, nous qui sommes morts dans le Seigneur et ressuscités avec Lui ? Alors, n’hésitons plus.


     Les deux commandements que sont l’interdiction de toute idolâtrie et l’ordre de garder les Shabbats sont intimement liés, car en gardant les Shabbats, le disciple s’éloigne forcément de l’idolâtrie pour ne s’adonner qu’à YHWH en Yéshoua.

     

    Un écho certain


    - Du conditionnel …

    « Si vous marchez dans mes statuts, et si vous gardez mes commandements et les pratiquez, je vous donnerai vos pluies en leur temps, et la terre donnera son rapport, et l’arbre des champs donnera son fruit. » (Le. 26:3-4)

    - Au rappel à la raison de l’amour du Père …

    « Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit YHWH des armées (…) éprouvez moi par ce moyen, dit YHWH des armées, (vous verrez) si je ne vous ouvre pas les écluses des cieux, et ne verse pas sur vous la bénédiction, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus assez de place. »
    (Mal. 3:7-10)

    - À la promesse …

    « C’est pourquoi ils sont devant le trône d’Élohim et le servent jour et nuit dans son temple ; et celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux. Ils n’auront plus faim et ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera plus, ni aucune chaleur, parce que l’Agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux fontaines des eaux de la vie, et Élohim
    essuiera toute larme de leurs yeux. » (Ap. 7:15-17)

     

    Shabbat Shalom vé-shavoua tov 





    JYH
    19/05/2017
    D'après "Blog Qéhila"
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)





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