Rediffusion 2016
D’un pays à l’autre, les événements évoqués par ce jour diffèrent grandement. Pourtant ils sont liés. Bref retour sur les origines du 1er mai avec une petite visite dans les salles du musée.
Le 1er Mai, une célébration déconnectée de ses origines païennes ?
Fête du muguet, fête du travail,
jour férié, fête du peuple, Les floralies,
Beltaine, nuit de Walpurgis,
arbre de mai, reine et roi de mai, muguet et racines païennes,
Flore déesse romaine du printemps,
Belteine, jour saint
du satanisme, fête de la lumière,
1er mai 1890 et Congrès de
l’Internationale socialiste à Paris,
Emeutes à Chicago le 1er mai 1886,
Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées, une plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur.
Dans la Rome antique, le premier jour de mai coïncidait avec les floralies, des fêtes qui se célébraient en l’honneur de Flore, la déesse du printemps et des fleurs. C’était l’occasion de chants, de danses et de processions fleuries. Les prostituées romaines appréciaient particulièrement ces fêtes, car elles considéraient Flore comme leur déesse protectrice.

Flore MR 1818 Antoine COYSEVOXMarbre Richelieu Entresol
Cour Marly
| La signification ancienne du 1er mai s’est perdue et les pratiques ont survécu sous la forme de simples fêtes populaires. |
Quand les Romains conquirent d’autres pays, ils apportèrent leurs coutumes. Toutefois, dans les pays celtes, ils découvrirent que, le premier jour de mai, une fête avait déjà lieu, Beltaine.
La veille au soir, autrement dit au début de la journée celte, on éteignait tous les feux. Puis, quand le soleil se levait, les gens allumaient des feux sur les collines ou sous les arbres sacrés, afin d’accueillir l’été et le renouveau de la vie. On sortait les troupeaux et on implorait les dieux de les protéger. Les floralies et Beltaine ne tardèrent pas à se mêler pour ne former qu’une seule fête, celle du 1er Mai.

Arbre de mai Heures d'Anne de Bretagne mois de mai (XVIe)
L’arbre de mai perd de sa popularité au XVIIIe siècle
avant de connaître un regain d’enthousiasme sous une apparence plus morale.
Beaucoup de coutumes traditionnellement associées
au 1er Mai, comme la danse
des enfants tournant autour
de l’arbre de mai et agitant des rubans de couleurs vives,
datent de cette époque récente.
La tradition de l’arbre de mai est un rite de fécondité lié au retour de la frondaison. Jadis répandu dans toute l’Europe, ce rite prend son sens dans le cycle du mai traditionnel. L’Eglise dénoncera ses caractères prétendument aliénants, superstitieux, et même sataniques (rites sexuels de groupe, société troublée par la multiplicité des règles, absolutisation des esprits végétaux et animaux). C'est au cinquième Concile de Milan en 1579 que l'Église proscrivit cette tradition et ses rites apparentés, stipulant l'interdiction "le premier jour de mai, fête des apôtres saint Jacques et saint Philippe, de couper les arbres avec leurs branches. Ce folklore est comparable aux nombreuses coutumes célébrant l’arbre, notamment du sapin de Noël ou celle de l'arbre de la liberté établie à la Révolution française (wikipédia)
Les folkloristes qui se penchent sur les origines plus lointaines de cette fête découvrent denombreuses racines païennes.
Le 1er Mai a toujours été la fête du peuple. Les ouvriers chômaient, avec ou sans le consentement de leur employeur. Les rôles sociaux étaient inversés. Le roi et la reine du jour étaient choisis parmi le peuple et les classes dirigeantes faisaient souvent l’objet de moqueries. Des similitudes avec le passé, qui elles sont toujours bien actuelles...
JYH
1/05/2015
http://www.louvrebible.org/index.php/louvrebible/default/article?id_article=233
(Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)