• Parachah "Vayyaqhel" (Il assembla)

     

    Parachah "Vayyaqhel" (Il assembla)



    Pensée :

    La patience nous fait souvent défaut :

    Le peuple s’impatientait ne sachant ce qui était advenu de ce Moshéh depuis quarante jours…

    « Le peuple s’assembla (Vayyiqahél) vers Aharon et dit … fais-nous des dieux qui marchent devant nous ! »  il s’en fut d’un « veau » sorti de fonderie en une journée. Et Aharon s’exclama « Demain… il y aura fête en l’honneur de YHVH »… Ce fut une dramatique erreur.

    Moshéh assembla (Vayyaqhél) toute l’assemblée des enfants d’Israël… il donna des instructions concernant le tabernacle et les habits sacerdodaux… quelle différence, quelle splendeur et quelle profondeur comparées à ce triste « veau ». Quel amour de la part de cet Élohim qui veut des enfants participant pleinement à Ses desseins et à Sa sainteté… Des mois de labeur sacré s’ouvraient devant Israël.

    Savons nous attendre que l’initiative de « rassemblement » vienne du Seigneur ou nous ingénions nous plutôt à provoquer des rassemblements pour « faire quelque chose » parce que cet « Élohim » tarde à nous faire bouger ? Avons-nous appris, avant de bouger, parce que nous ne sommes pas prêts, que nous avons toujours besoin de recevoir des instructions plus excellentes de la part de Celui qui nous aime. Attends, et attends-toi au Seigneur !



    Parachah "Vayyaqhel" (Il assembla)




    PARACHAH : « VAYYAQHEL » 
    (il assembla)
    Nota: Cette année, compte tenu du suivi de l'année biblique, cette parachah est double et on y ajoute "Péqoudey" (voir la référence pour la version 2016 en fin d'article).


    Shabbat 25 mars 2017 


    Lectures:
    Parachah : Chémoth/ Exode 35 :1 à 40
    Haftarah :  Mélakhiym B/II Rois 11 :14 à 12 :17
    Bérith Hadachah : Hizzayon / Apocalypse 21 :9 à 27


    Rappel: les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua



    Résumé de la parachah Vayyaqhel 


    Après la péripétie du veau d’or, qui valut à Moshéh de briser les premières tables de l’Alliance (les dix Paroles), YHWH fait tailler deux tables de remplacement sur lesquelles IL réécrit les Paroles.
    Moshéh comprend qui est cet Élohim « miséricordieux, compatissant, lent à la colère » (Exode 34 :6-8)

    Alors que le peuple se corrompt, Moshéh reçoit simultanément sur le Sinaï des instructions étonnantes concernant un tabernacle (tente du témoignage - Ohél Moéd) qui sera le lieu d’un sacerdoce très scrupuleux. Ce sacerdoce (et tout ce qui y contribue) doit être réalisé exactement et précisément sans dérive selon le modèle dont Moshéh reçoit la vision.

    Moshéh rassemble Israël et rappelle l’importance du Shabbat. Il sollicite le peuple au coeur généreux et collecte des objets précieux pour confectionner le tabernacle, tous ses ustensiles et les vêtements des sacrificateurs. Le travail confié à des ouvriers désignés par Élohim s’engage.
    Des maîtres ouvriers, Bétsalél et Oholiyav, sont désignés pour réaliser l’ensemble de l’ouvrage. Le tabernacle, l’arche, la table des pains, la Ménorah, l’autel des parfums, l’autel des holocaustes, la cuve, et le parvis sont décrits. Ces éléments sont les constituants matériels du tabernacle et de l'enceinte.



    Rassemblés-assemblée


    Vayyaqhél - il a rassemblé - n’est pas un rassemblement banal. C’est un rassemblement doublé de l’idée de convocation pour recevoir des consignes, des règles. De la racine de ce verbe [QaHaL] qahal qodesh est la sainte assemblée, de qahal est issu le mot Qéhiyllah c'est-à-dire assemblée ou communauté ou église. La Qéhiyllah est l’assemblée de ceux qui répondent à la convocation du Seigneur pour recevoir Ses instructions en vue de les accomplir. 

    Comme dans tout discours bien cadré, Moshéh commence par rappeler l’enjeu de ce qu’il va développer et ordonner. Ce rappel est simple et déjà bien souvent redit depuis la sortie d’Égypte : le Shabbat. Le Shabbat est déterminant en tant qu’objectif d’Élohim à terme, c'est-à-dire le Royaume. Rien ne doit nous le faire oublier, car si nous l’oublions ou le profanons, c'est-à-dire en l’oubliant et en l’assimilant en valeur aux autres jours de la semaine, en nous permettant d’allumer les brasiers du labeur du monde et ceux de la discorde et de la destruction. Alors la mort nous
    atteindra; le rappel est très fort. De cela notre Père des cieux nous prévient.

    Effectivement il n’y a pas d’autre plan de salut que celui qui passe par le Shabbat et le Seigneur du Shabbat : Yéshoua. Si nous rechignons d’entrer dans le témoignage du Shabbat qui est le Royaume à venir, il est à craindre que le but assigné du Père par le Fils, nous échappe, quelles que soient les objections que nous pourrions exprimer à ce sujet.

    A partir du chaos (tohou bohou) de la Genèse, Élohim créa, sépara, plaça, fit … pour atteindre la perfection du 7ème jour : Shabbat.
    .
    Le camp d’Israël, sorti des ténèbres égyptiennes et promu à la liberté, n’a pas saisi pleinement cet avantage. Au contraire il s’engouffra dans le désordre, dans le chaos relatif au veau d’or. À l’exemple de la Création, le peuple avait lui aussi besoin d’un plan de re-création, de re-formation,
    fait de séparation, de mise en place, de travail, d’évolution, de création d’un coeur nouveau … jusqu’au Shabbat du Royaume promis.

    Le Shabbat est l’aboutissement de la remise en ordre de l’univers et de chaque être. Dans cette vision, chaque enfant d’Élohim est un univers à part entière.

    Moshéh ne s’y trompe pas. Même si le rappel du jour à sanctifier semble à première lecture de l’ordre pratico-pratique, en réalité il s’agit bien du départ d’un chantier de création qui mènera Israël à travers plus de trois millénaires. Pourquoi rappeler ainsi le shabbat face à toute la communauté d’Israël ? Parce que tout projet bien mené commence par l’explication de son but. Pendant le développement du projet, il ne faut pas perdre de vue ce but, au risque de l’inutilité du travail. C’est toujours le même rappel qui nous est fait lorsque le Mashiah rassemble le « Tout Israël ». Ne s’est-Il pas opposé aux religieux afin de rétablir la juste notion du Shabbat !



    Pas d’ouvrage à Shabbat


    Comment le Shabbat se doit-il d’être vécu par chacun, dans la mesure où il est ici rappelé à tous et solennellement de ne pas faire d’ouvrage quel qu’il soit comme pendant les autres six jours, de ne pas « brûler de feu dans chacune de vos demeures » ?

    Shabbat est le jour prophétique du Royaume et de la pleine présence du Maître. C’est un jour de joie, de liberté dans le Messie, et non de contrainte et de tristesse, car le Shabbat a été fait pour les hommes et non le contraire. Certes, chacun est placé par sa conscience au regard de ce qu’il fait du Shabbat ou de ce qu’il ne fait pas. Nous comprenons qu’en ce jour nous ne faisons pas les oeuvres profanes du monde telles que nous sommes amenés à les réaliser pendant les jours de la semaine, selon les particularités de la vie « active » de chacun.

    « … six jours tu feras ton ouvrage, et le septième jour tu te reposeras, afin que ton boeuf et ton âne aient du repos, et que le fils de ta servante et l’étranger respirent. » (Ex. 23:12)

    Tous, patrons et ouvriers, autochtones ou étrangers, y compris les animaux se reposent en ce jour. La parole ajoute que les travaux de confection du Tabernacle sont aussi mis en attente à Shabbat. Cela signifie que nous devons réfléchir et consulter honnêtement notre conscience lorsque nous nous engageons dans des « ouvrages » pendant le Shabbat, qu’ils soient manuels
    pour ranger la maison d’assemblée, administratifs pour faire les comptes de la dernière conférence, ou de réunion pour décider des activités futures, etc, en nous disant : « c’est acceptable car c’est pour le Seigneur que nous travaillons en ce jour ».

    C’est équivoque et évident que nous ne sommes pas ainsi dans le Shabbat du Seigneur. Mais où la frontière se situe-t-elle entre ce qui serait permis et ce qui n’est pas requis ? A Shabbat il est dit que nous recevons une double bénédiction : sagesse, intelligence, bon sens. Il n’est dons pas interdit de faire preuve de bon sens à Shabbat. Ce qui est nécessaire au minimum de la vie en présence du Seigneur, et nécessaire à la survie, n’est pas proscrit le jour du Shabbat, au contraire.
    Quant au reste, si nous n’avons pas de conviction sur certaines choses, prions et demandons « le bon sens » en recherchant la gloire de notre Père et l’honneur de notre Seigneur. Si nous prions ainsi avec foi, certainement nous aurons une réponse.



    La guerre du feu


    Nous pourrions trop longuement disserter sur le sujet du feu à Shabbat. Nous connaissons les situations extrêmes que certaines interprétations ont engendrées. Nous respectons les convictions de chacun mais ne sommes pas dans l’obligation d’y souscrire.

    Reprenons seulement deux aspects du texte des versets 2 et 3 du chapitre 35. Il n’est pas pertinent de découper ces deux versets, au risque de perdre l’unique sujet du contexte qui est : le travail et le Shabbat. C’est bien dans ce contexte de travail en rapport au Shabbat que vient s’inscrire le feu dans les demeures. Pourquoi est-il dit : dans les demeures ? Parce qu’un feu allumé à l’extérieur qui servirait à des oeuvres serviles serait immédiatement « vu » de la communauté et dénoncé, alors que dans « notre intérieur » les choses peuvent passer inaperçues !

    En ce qui concerne un autre niveau de lecture au sujet de la «nature du feu », il est intéressant d’analyser plus finement les termes utilisés..

    Intéressons-nous à : « vous ne brûlerez pas de feu en toutes vos demeures le jour du Shabbat ».

    Le verbe utilisé n’est pas léhadliq = allumer (ex : léhadliq nér = allumer une lampe), mais Ba’or (reb) dont l’interprétation est significative : brûler ; s’allumer ; embraser ; être insensé ; être stupide.
    De la même racine est le mot « Ba’ar » : stupide ; insensé ; ignorant.
    Toujours avec la même racine « Ba’ér » : ôter ; exterminer ; nettoyer ; brouter.

    Avec la sémantique de Ba’or nous nous éloignons de la notion réductrice d’allumer une allumette pour éclairer la maison parce que la bougie s’est éteinte, qu’il fait noir et que je risque l’accident dans mes déplacements, ou parce qu’on allume un feu pour se réchauffer par un froid intense et que la maisonnée risque la maladie, ou parce que la viande froide de la veille demande à être réchauffée. Ba’or se connote davantage d’ « embrasement » comme un incendie ou un véritable feu de forge.

    La 2ème notion de Ba’or nous demande de ne pas introduire en nous-mêmes, et dans notre maison, l’embrasement de la stupidité, de la dispute, car c’est ainsi que naissent les guerres en commençant dans les foyers. Cela nous le comprenons bien, sinon ce n’est vraiment plus du tout Shabbat !

    « Vos demeures » est donné par l’hébreu [michvothéykhém].

    Avec cette même orthographe (en simplifiant le possessif "vos") se propose un autre mot: [michbathiym] qui signifie : destruction, chute. (dict. de la Bible hébraïque Marchand Ennery p 282)

    Cette analogie vient renforcer l’idée du « feu de l’embrasement de la stupidité qui précipite la destruction ».

    Nous sommes dans ce cas bien d’accord pour dire que ce feu là est anti Shabbat !



    Que ce qui vient du coeur


    Tout homme au coeur généreux apportera une offrande (35 :5).

    Pour engager l’oeuvre qui suit et qui est par nature représentative de ce qu’il y a de plus saint, (car le sanctuaire, miqdach, était réalisé selon un modèle correspondant à une analogie du supérieur céleste) tout se devait d’être parfait, y compris le sentiment de coeur, le coeur qui est la véritable habitation de notre Père et de Sa Parole : le Fils. L’intention qui impulsait de faire un don, de façon à ce que l’offrande elle-même ne soit entachée d’aucun doute, d’aucune duplicité, d’aucun calcul, devait être bonne, agréable et parfaite, digne de participer à la construction du sanctuaire.

    Car toutes choses sortent avant tout du coeur, le siège de notre profondeur, de notre « moi » intime. Le coeur est le siège des pensées inexprimées, réelles, donc de la vérité de l’être avant qu’elles ne soient transformées par le raisonnement, la langue et les actes qui peuvent être déguisés, menteurs, influencés.

    C’est pour cela qu’il est écrit : tout homme au coeur généreux, et non pas : tout homme qui veut faire un don (plus beau que celui du voisin). C’est pour cela que Yéshoua honora de Son témoignage la veuve qui mit une petite monnaie pour le Temple, car elle le fit avec son coeur.

    C’est aussi pour cela qu’il nous faut nous nourrir de la Parole et de la présence du Seigneur, pour veiller et transformer nos plus profondes et instinctives pulsions et pensées incontrôlées. Il faut nous nourrir de cette Parole pour être préparés de coeur à un niveau de haute qualité spirituelle
    apte à la vie « comme dans le sanctuaire » en présence de notre Seigneur et en Lui dans la présence de notre Père, aptes à toutes bonnes oeuvres.

    Nous sommes dans le sanctuaire en Yéshoua, comme pierres vivantes formant l’édifice spirituel de Son corps. Conduisons-nous donc avec crainte et respect, ouvrant nos coeurs désormais circoncis à la pleine présence de notre Seigneur.

    L’abondance du coeur fit qu’il y eut trop de matériaux et que les ouvriers en chef, Bétsalél et Oholiyav, durent intervenir auprès de Moshéh pour que le peuple cesse de donner. Lorsque l’on donne véritablement à Élohim, on donne aussi comme notre Père donne, avec abondance du coeur, et d’autant que la proximité de la gloire de « la vraie habitation d’Élohim parmi les hommes
    s’annonce proche » :

    « La multitude de ceux qui adhèrent a un seul coeur, un seul être. Personne d’entre eux ne dit de ses biens : c’est à moi ! Mais tout ce qui est à eux est en commun. » (Actes 4 :43-47)

    Mais ceux qui n’étaient pas en conformité de coeur ne purent s’associer :

    Hananyah et Shapira moururent pour avoir eu un coeur double. (Actes 5)

    S’il y a les dons, les matériaux de base, il est aussi nécessaire de les transformer pour qu’ils deviennent les objets finaux que Moshéh a vus en modèle. Là encore le coeur fut à l’origine du choix des ouvriers. Betsalél et Oholiyav et tous les autres déclarés « habiles ou industrieux » furent  désignés.

    Mais les mots : habiles, industrieux, sont traduits de l’hébreu [ Hakham Lev ] ce qui signifie « coeur sage » ou « sage de coeur » ! Ce qui est un don d’Élohim.

    Nous ne pensons pas qu’il suffise d’être habile ou industrieux pour exécuter une oeuvre pour Élohim, encore faut-il y être disposé, motivé, attiré à oeuvrer pour la gloire d’Élohim avec toute l’attention, la qualité, le souci de bien faire, et de se considérer comme un serviteur banal, voire inutile … et recevoir du Souffle d’Élohim tous les enseignements et inspirations utiles.
    Lors de la construction du sanctuaire vivant de Yéshoua, il n’en fut pas autrement :

    « Les douze convoquent alors la multitude des disciples et disent : il n’est pas bien pour nous d’abandonner la Parole d’Élohim pour servir à table. Aussi frères choisissez sept hommes parmi vous, qui ont bon renom, pleins de Souffle et de sagesse : nous les préposerons à ce service. » (Actes 6 :2)

    Qu’il s’agisse du sanctuaire montré à Moshéh ou du sanctuaire de Yéshoua, rien ne se fait pour notre divin Père sans préparation, sans prédisposition du coeur.

    PourquoiParce que notre Élohim, notre Père et son Oint, notre Adon Yéshoua habitent les coeurs. Voilà entre autre le véritable lieu sanctuaire où est déposée la Torah, où brûle le parfum de la prière des saints, où brille la lumière de la Ménorah, où se partage la nourriture sacrée, où le sang de l’Agneau est aspergé. 

    « Yéshoua répond et lui dit : si quelqu’un m’aime qu’il garde ma parole ! Mon Père l’aimera. Nous viendrons chez lui ; nous ferons chez lui notre demeure. » (Jean 14:23)



    La construction et le parcours


    Ainsi nous est rapportée la liste des travaux réalisés par les ouvriers : la tente, l’arche, la table, le chandelier, l’autel des parfums, l’autel des holocaustes, la cuve, le parvis.

    Dans cet ordre là, nous y percevons un sens. Le sens de la descente parmi les Siens de notre Adonaï Élohim. La tente se pose, puis du point le plus sacré, l’arche, la « présence » s’avance vers la table des 12 pains de proposition (un pour chaque tribu d’Israël), s’avance sous la lumière des sept souffles de la Ménorah, vers les prières des saints de l’autel des parfums, et en dehors
    de la tente, dans le parvis, s’avance vers les « holocaustes » et les expiations, la purification par l’eau, et enfin vers l’enceinte du parvis et de la porte qui mène à l’extérieur vers le peuple.

    Ce chemin de « descente » a-t-il été réalisé ? Certainement par Celui qui fut désigné de « Immanou Él » Élohim avec nous : Yéshoua.
    Ce chemin a-t-il été parcouru dans le sens « montant » de l’extérieur du parvis jusqu’au Saint des saints dans le céleste ? Certainement, par Celui qui fut désigné par le Père d’Agneau et de Grand Sacrificateur : Yéshoua.

    Les descriptions du tabernacle, leur ordre, les vêtements sacerdotaux, les modes opératoires dans le sacerdoce dit aharonique sont le témoignage et la vision prophétique de ce Messie attendu et qui est déjà venu. Ainsi Yéshoua Adon pourra dire :

    « alors j’ai dit, Voici, je viens, – il est écrit de moi dans le rouleau du livre pour faire, ô Élohim, ta volonté. » (Hé. 10:7)

    « Car comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas, mais arrosent la terre et la font produire et germer, et donner de la semence au semeur, et du pain à celui qui mange, ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche, elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir, et accomplira ce pour quoi je l’ai envoyée. »
    (Is. 55:10-11 DRB)

    Les vêtements du grand sacrificateur, qui sont chargés de symbôles au regard des actes du Messie Yéshoua et de Ses disciples, feront l’objet de la lecture de la parachah « Péqoudéy ».



    Immanou Él, Élohim avec nous


    Cet homme Moshéh est parti depuis quarante jours sur la montagne dirent les Israélites, nous ne savons pas ce qu’il est devenu. « cet Élohim qui est là-haut sur cette montagne, comment peut-IL nous guider ? ». Faisons-nous un dieu qui marche devant nous, qui soit au milieu de nous ! Cette pensée est très subtile. Un dieu qui serait au milieu de nous bien tranquillement et que nous
    pourrions peut-être, à l’image des autres peuples, utiliser, manipuler selon nos désirs. Méditons un instant cette pensée … Qu’en est-il 3500 ans plus tard ?

    Le Seigneur YHWH considéra cette nécessité : Je serai au milieu d’eux, avec tout ce que cela implique. Mais si les Israélites ne pouvaient toucher la montagne à cause de la sainteté d’Élohim et de leur état de péché, encore moins pouvaient-ils accéder à un endroit qui serait le siège de Sa présence au milieu d’eux. Israël avait à connaître (pénétrer) son Elohim, apprendre ce que
    signifie : « Vous serez saints car Je suis saint ».

    Alors Élohim montra à Moshéh ce qu’il fallait mettre en oeuvre pour qu’IL habite sous une « tente ». Tout ce qu’il y aurait à comprendre, à intérioriser pour que « Immanou Él » devienne une glorieuse réalité enfin atteinte. Nous savons ce qu’il en sera 1500 années plus tard !

    A l’exemple du sanctuaire de toile, le Fils, déjà présent au Sinaï et dans la tente de la rencontre, fit son apparition parmi les Siens :

    « Le logos (La Parole) est devenu chair, Il a planté sa tente parmi nous. Nous avons contemplé sa gloire, gloire comme celle d’un Fils unique auprès du Père plein de chérissement et de vérité » (Jean 1 :14 Chouraqui)



    Parachah du Shabbat, du coeur et lieu de la rencontre


    S'il fallait quelques mots pour résumer cette parachah, alors ces mots seraient : Shabbat, Coeur, sacerdoce. Ce triolet est bien homogène :

    - parce que le Shabbat qui est l’entête de notre parachah est la projection finale dans le Royaume où « Élohim est au milieu de nous »,

    - parce que le Shabbat, jour de perfection, se propose comme le temps privilégié du sacerdoce renouvelé selon Yéshoua, dans Son corps, Sa Qéhiyllah, qui est le réel tabernacle,

    - parce que le culte n’a pas d’autre but que la réconciliation (rencontre) de l’homme et de son Créateur,

    - parce que depuis Golgoltha le sacerdoce consiste dans le souvenir du sacrifice de l’Agneau d’Élohim,

    - parce que le culte rendu en Souffle et en Vérité au Père ne peut être présenté que par des coeurs généreux qui Lui sont entièrement acquis, des coeurs dans lesquels le Père et le Fils ont fait leur demeure.



    Complément: Parachah Péqoudey (fonctions/inventaires)
    http://jyhamon.eklablog.com/parachah-peqoudey-fonctions-inventaires-a106728176



    Shabbat Shalom vé-shavoua tov
     




    JYH
    24/03/2017
    D'après "Blog Qéhila"

    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)

     



    « Le calendrier des « Saintes convocations de YHVH » 2017-2018Bientôt "Pâques" ?... non, "Pessah" ! »
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