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    La Parachah: « VAYYIQRA »

     

    Pensée :

    Vayyiqra se traduit par : « IL appela », YHVH appela…

    L’appel suggère que quelqu’un réponde !

    Et voici que cet appel est suivi des cinq types de qorbanoth (sacrifices- rapprochement) qui furent prescrits à Moshéh… Cet appel résonne pour nous comme une question : « Qui peut répondre à cet appel et être capable de réaliser pleinement le rapprochement par le sacrifice ? ». Mille cinq cent années plus tard, Celui dont le nom est « la Parole d’Élohim » « le Fidèle et le Véritable » « le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs »… l’Agneau d’Élohim, répondit à cet appel en prenant sur Lui les paroles prophétiques de David à ce sujet.

    “C’est pourquoi, en entrant dans le monde, IL dit, Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais Tu m’as formé un corps. Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; alors J’ai dit, Voici, je viens, –il est écrit de moi dans le rouleau du livre–  pour faire, ô Élohim, ton vouloir. ” (Heb 10:5-7)




     
    PARACHAH : « VAYYIQRA » 
    (IL appela)

     

    LA PARACHAH : « VAYYIQRA »


    Shabbat 1 avril 2017
    (Commentaire 2010)


    Lectures :
    Parachah : Vayyiqra’/Lévitique 1 :1 à 5 :26
    Haftarah : Shémouel A/ I Samuel 15 :1-34
    Bérith Hadachah : Qorinthiyym B/II Corinthiens 6 à 7:1



    Rappel :
    les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua



    Résumé de la Parachah
    : YHWH appelle Moshèh depuis la tente d’assignation et lui expose comment seront réalisés les différents sacrifices (qorbanoth) selon les cas répertoriés, soit volontairement, soit suite à une faute ; le service s’effectuant dans le cadre du tabernacle et par l’office des sacrificateurs.

     


    Une remarque de fond :


    « YHWH appela (vers) Moshéh et lui parla de la tente d’assignation …»
    (Lé. 1 :1)

    « Les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent… » (Jean  10:3)

    Ces deux versets illustrent combien le Père connaît chacun de Ses enfants, comme le Fils connaît chacun de Ses frères et sœurs par leur nom. Quelle félicité de comprendre que les enfants d’Élohim ne sont pas des anonymes, car nous avons de l’importance aux yeux de notre Élohim et de Son Messie, importance entendue de notre cœur qui recherche et vit subtilement la
    proximité tant désirée. Tout le contenu du livre de « Lévitique », qui semble très technique et rébarbatif de lecture, n’a pour objet que la recherche du rapprochement de l’homme et d’Élohim, par une réconciliation complète vécue dans un relationnel confiant. Le service au tabernacle était donc et sans ambiguïté capable de « préparer des cœurs bien disposés » à la venue du
    Messie.

    Tous ces sacrifices avaient pour objet de soigner la relation personnelle avec Élohim. Si la relation était bonne, alors la recherche de son maintien s’entretenait par les offrandes volontaires. Si la relation était dégradée à cause d’une faute, la réparation se ferait.

    Par amour, le Père a donné « un chemin de recours » pour éviter à tout prix une plus grande rupture, et favoriser le retour à Élohim par une pédagogie de l’intériorisation de la notion du « sacrifice » « Qorban » ; ou autrement dit : « savoir, vouloir, pouvoir par amour se rapprocher de tout son être d’Élohim Lui-même et de son prochain qui est l’image d’Élohim ».

    En effet, en hébreu « sacrifice » se dit : Qorban, ce mot signifie
    « rapprochement ». Nous sommes loin de la notion moderne du mot sacrifice qui serait de se priver à contrecœur de quelque chose d’essentiel.

    Le mot Qarov qui signifie « proche » et le mot Qéravaïm qui signifie « les entrailles » sont de la même racine que le mot Qorban. 

    Nous comprenons immédiatement qu’offrir un sacrifice - Qorban - c’est vouloir se rapprocher d’Élohim avec tout notre être interne. Le Qorban a pour objectif de « réparer » ce qui nous sépare encore d’Élohim. C’est ce qu’Abel a vu et fait prophétiquement en vision de l’Agneau qui ôte le péché, qui « répare » ce qui nous éloigne d’une pleine union, car notre Père a le péché en horreur et veut notre sainteté. Sainteté, objet central de toutes les prescriptions déclarées du livre de « Vayyiqra » Lévitique :

    « Tu leur diras: Vous serez saints, car je suis saint, moi, YHWH, votre Élohim. » (Lévitique 19:2)




    Une seconde remarque
    :


    Les titres des cinq premiers livres de la « Torah de YHWH » sont évocateurs de la volonté de notre Élohim d’entretenir une relation personnalisée, intime, d’amour envers tous ceux qui Lui sont dus.

    Les cinq titres des livres du pentateuque, mis ensemble et dans l’ordre, forment la phrase suivante :

    Au Commencement, les Noms, IL Appela, Dans le Désert, les Paroles (IL donna)

    Cette phrase est la traduction des titres de Genèse [Béréshiyth - commencement], Exode [Chémoth - noms], Lévitique [Vayyiqra - IL appela], Nombres [Bémidbar - dans le désert] , Deutéronome [Dévariym - les paroles].

    Cet « Hypertexte » fait de titres, qui échappe à une lecture simple, nous confirme s’il le fallait que dès le commencement YHWH nous connaît. N’est-ce pas rassurant ?

    En lui, Élohim nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour … (Ep. 1:4)




    Un livre central


    Dans les cinq livres de la Torah, le livre du Lévitique ou séfer Vayyiqra’, est en troisième position, position centrale parmi les cinq livres attribués à Moshéh. Tout est harmonie dans la Parole, et cette organisation n’est pas un hasard. Mais c’est aussi le livre le plus court, comme pour signifier que le culte sacrificiel n’est pas une fin en soi (859 versets pour le Lévitique contre 1534 versets pour le Béréchiyth par exemple…). 

    Remarque : le judaïsme a comptabilisé 98 parties différentes dans le livre de Vayyiqra, dont 52 dites « ouvertes », c’est à dire séparées par un espace, là où les autres parties ne le sont pas et s’enchaînent sans espaces. Or, 52 est la guématria du mot BéN (Fils) et 98 celle du mot TSaH (Pur, éblouissant de blancheur) comme dans le verset du Cantique des Cantiques : mon bien-aimé est tsah, pur. Nous notons avec un intérêt non dissimulé, que sans le savoir, le judaïsme officiel décèle dans le Lévitique ces notions de Fils/Pur.

    Les deux titres, l’un hébreu, l’autre issu du grec sont remarquables lorsqu’on les associe. Le premier, Vayyiqra, signifie littéralement "IL (YHWH) appela". Le second, Lévitique, fut ainsi nommé dans sa version grecque, car ce livre s’adressait particulièrement aux serviteurs du culte, c'est-à-dire les lévites. Or la racine du nom de Léviy signifie : « s’attacher à ». Les lévites sont donc ceux qui s’attachent à, sous entendu Elohim, pour le servir. Cette caractéristique nous la retrouvons lors de l’épisode du veau d’or, alors que le peuple se corrompait, Les lévites se rangèrent pour YHWH, autour de Moshéh.

    “Moïse se plaça à la porte du camp, et dit : A moi ceux qui sont pour YHWH ! Et tous les enfants de Lévi s’assemblèrent auprès de lui.” (Ex 32:26)

    Les lévites furent mis « à part » pour s’occuper du sacerdoce et de tout le travail qui s’y rapportait. Ils remplacèrent les « premiers-nés » qui appartenaient d’office à Elohim, pour le servir.

    Si nous associons les deux titres du livre nous pourrions former alors la courte phrase: IL appela tous ceux qui s’attachent à YHWH pour Le servir.

    Nous pouvons aussi extrapoler cette phrase en disant :

    Ceux qui aiment Elohim, qui haïssent l’idolâtrie et les normes du monde, y compris par effet de confusion ou de mensonge lorsque le mal se déguise en bien. Ceux qui se méfient, surtout lorsqu’on leur dit « demain (un faux jour) il y aura fête en l’honneur de YHWH » (Exode 32 :4-5) alors qu’il s’agit d’une supercherie religieuse qui associe une abomination, un veau d’or, avec le Nom de YHWH. Ce principe confusionnel, qui nous est rapporté en Exode, est valable pour toute initiative usurpatrice de l'identité de Elohim pour laquelle on décrète bien souvent un culte en un faux jour.

    Alors, ceux qui veulent rester fidèle à l’Alliance telle qu’elle est définie de Elohim, ceux qui veulent attendre le retour de Celui qui est parti… Ceux-là sont « appelés » : car IL appelle ceux qui sont restés attachés, adhérents, fidèles. Ceux-là se séparent des autres, se regroupent pour servir en vérité. Ils entendent la voix de Celui qui appelle et ils reconnaissent Sa voix…

    Chers amis, en notre être profond une question troublante se pose : Vis-à-vis de cette réalité spirituelle, suis-je de ceux qui sont restés attachés et qui sont en vérité appelés comme les lévites ? Ou suis-je séduit par un appel et un besoin religieux de type « veau d’or » à qui l’on attribue le Nom de Elohim ? Et ceci en m’associant au plus grand nombre qui dit : « Demain ! C’est demain la fête en l’honneur de Elohim ! » Ce demain se révélant jour d’idolâtrie… Jour où l’Alliance est brisée. Si c’est le cas, je me serais alors malheureusement confondu dans un dogme rebelle, une proposition religieuse qui flatte mon émotion, ma sentimentalité, mais qui n’a plus grand-chose à voir avec le vrai Elohim, sinon qu’une pâle usurpation de son Nom et de ses qualités, une mystification, un faux dieu… C’est très embarrassant, car tout en pensant prier le vrai Elohim il se trouve que je prie une image, une idée que je m’en suis fait !

    Tout ce que le peuple d’Israël a vécu, il l’a vécu pour notre instruction. Et pour ce qui nous apparait être une évidente erreur comme le veau d’or… Attention que par des effets tout aussi subtils nous ne soyons pas nous-mêmes pris au piège. 

    Plusieurs pourraient dire au regard de ce sujet appartenant à l’Histoire :
    « Comment les hébreux ont-ils pu se laisser séduire par cette initiative des plus grotesques ? ». Restons humbles face à cette déconvenue, car sous d’autres formes le christianisme, y compris en notre époque, n’a pas agit autrement que les hébreux dans l’affaire du veau d’or. Nous n’en sommes pas convaincus ! Réfléchissons bien.

    "Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
    Plusieurs me diront en ce jour là : Seigneur, Seigneur, n’avons–nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons–nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons–nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez–vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.” (Mt 7:21-23 NEG)

    “Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour.” (Ap 2:4 NEG)

    L’amour de la Vérité, la fidélité sont des valeurs précieuses.

     


    Un Élohim Vivant : un Père pour Ses enfants

     

    Simultanément à la montée de la rébellion au pied du Sinaï, Moshéh reçoit des
    instructions pour pallier la trahison et réparer la rupture. Un sacerdoce de miséricorde, bien que contraignant, mais véritable monument de
    « modélisation pédagogique » et de haut niveau d’enseignement dans la sainteté, se proposera au peuple d’Israël afin que ce dernier, malgré sa défection, ne soit jamais séparé de YHWH. Le sacerdoce palliatif aharonique restera la marque forte de l’amour, de la justice et la fidélité de Elohim.

    La fin du livre de l’Exode est marquée par l’achèvement du tabernacle, de l’onction des sacrificateurs et même de la présence de YHWH (Shékhinah) qui se concrétisera par la fumée et le feu qui surplombait la tente.
    (Exode 40 :34)

    Tout était réuni. Matériel nécessaire, sacrificateurs, les rôles étaient distribués, Elohim par une expression de Lui-même demeurait parmi le peuple. Le Peuple, objet de toutes les attentions et qui devait être au bénéfice de tout ce grandiose dispositif.

    Jusqu’à là, le travail de mise à disposition du sacerdoce a répondu aux points: Qui, Quoi, Où, Le Lévitique répondra davantage à la question : Comment, Quand, Pourquoi.

    Avec le Lévitique tout se met en mouvement… Le mouvement, la dynamique du service, c'est-à-dire comment favoriser, aider, apprendre le chemin de transformation à la sainteté pour assurer la « rencontre », le
    « rapprochement », la « réunion », la « communion », « l’unité » de l’homme et de son Élohim. Comment assurer la sainteté nécessaire pour approcher dignement, respectueusement, Celui qui est le Saint des Saints, et qui désire faire participer ses enfants à Sa sainteté :

    “Vous vous sanctifierez et vous serez saints, car je suis YHWH, votre Elohim”. (Le 20:7 NEG)

    Le Lévitique est l’école, l’exposé du principe du chemin de la réconciliation.

    “Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour le Messie, comme si Elohim exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom du Messie : Soyez réconciliés avec Elohim !” (2Co 5:20)

    Nous assistons ici à un redémarrage, un rattrapage, par miséricorde, par compassion.
    Comme un père selon la chair qui s’aperçoit que son fils a fauté, parce qu’il n’est pas encore à maturité convenable pour comprendre ce que son père attend de lui. Le père pardonne, mais il met en place une démarche corrective d’apprentissage, une pédagogie adaptée à l’objectif à atteindre et adaptée au caractère de l’enfant. La pédagogie sera toujours positive. C'est-à-dire que quel que soit la réussite ou l’échec, elle permettra à l’enfant de rester attaché à la bonne démarche, au bon chemin. Le peuple était : « peuple au cou roide » alors les règles seront très strictes, il n’y aura pas de place pour l’initiative ou les écarts humains dans le cadre du sacerdoce. Tout y sera précis dans le respect le plus absolu. Y compris pour les sacrificateurs et Aharon luimême.

    Le service des sacrificateurs (Kohaniym) consistait donc à assurer les meilleures conditions possibles pour favoriser la « réparation » c'est-à-dire   « présenter à Elohim un peuple au coeur bien disposé » pour oeuvrer au Royaume de Sa gloire. Pour reconnaitre en fin de parcours pédagogique, leur vrai Roi, leur vrai Grand sacrificateur ; Yéshoua.

    Le plus prestigieux de ces lévites fut sans doute Yohanan haMatbil (Jean l’immergeur) dont le père Zékharyah était sacrificateur de la classe d’Aviyyah.

    “Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean–Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.” (Mt 11:11 NEG)

    Quel était son message ? Repentez-vous, préparez-vous, car le Royaume des cieux est proche, le Roi arrive. Ce message de sacrificateurs, de lévites, de ceux qui sont appelés, parce que restés fidèles, n'a pas changé. Au contraire il reprend toute sa vigueur… Car si pendant des siècles nous avons entendu: « repentez-vous » pour échapper à la condamnation… la suite de la phrase « le Royaume des cieux est proche » ne faisait plus partie de l’avertissement ! 

     

     
    Un culte à venir (un "nouveau sacerdoce") 


    A l'attention des tenants du judaïsme contemporain, nous devons rappeler la position de leur grand rabbin espagnol du moyen-âge Maïmonide – et nous pouvons suivre ce docteur de la Torah dans sa légitime interrogation et perplexité face à ses sacrifices d’animaux - la Torah est un chemin, une dynamique. Elle apprend avec pédagogie à avancer. A ce titre, pour lui, les lois sacrificielles ne pouvaient rester en l’état et devaient évoluer. La Torah est une entreprise raisonnable, elle ne prétend pas assigner à l’homme un rôle impossible mais l’accompagner pas à pas. C’est sur ce principe que les apôtres n’imposèrent pas comme préalable, l’ensemble des commandements lourds du judaïsme aux jeunes pagano-chrétiens. Que penser dès lors des cultes sacrificiels d’animaux ?

    Maïmonide s’est longuement exprimé sur le sujet dans son Guide des égarés 3,32 :

    « Je sais que de prime abord ton esprit se refusera à admettre cette idée et que tu en éprouveras de la répugnance : Comment supposer des préceptes (les commandements positifs) , des défenses (les commandements négatifs, interdits alimentaires notamment) , des actes importants minutieusement exposés, prescrits pour des époques fixes (les sacrifices aux temps prescrits par la calendrier), et qui pourtant n’auraient pas leur but en eux-mêmes, mais dans autre chose, comme si ce n’était là qu’un expédiant imaginé par Elohim pour arriver à son but principal ? Qu’est-ce donc qui l’empêchait de nous révéler directement ce qui était son but principal… »

    Cette interrogation d’un des plus grands maîtres du judaïsme date de près d’un millénaire ! Qui s’en soucie encore aujourd’hui dans le judaïsme et les mouvements messianiques qui appellent à la reprise des sacrifices d’animaux ? Pour Maïmonide, le culte sacrificiel d’animaux ne serait qu’une concession aux pratiques ancestrales. En effet, les hébreux sortis d’Egypte et concepteurs du veau d’or, n’auraient pas compris que leur Elohim n’était pas dignes de ces sacrifices. Plus tard, les prophètes d’Israël enseigneront que les prières suffisent, voire dépassent en valeur, le sacrifice animal. Pour les tenants de la Nouvelle Alliance en Yéshoua, le sens pédagogique du culte sacrificiel est celui qui permet de percevoir la perfection du sacrifice par l’Agneau d’Elohim... et c'est donc l'entrée dans une "nouvelle sacrificature" avec Yéshoua comme "Grand Souverain Sacrificateur" [Avocat] dans les lieux célestes (JYH).

    L’objectif premier était donc de draîner, de cantonner, de réglementer ces pratiques. Un temps viendra où elles pourront disparaître. Ces pratiques ne sont pas le but ultime du culte. Elles servent à abandonner toutes autres formes de cultes en orientant ces sacrifices sur la seule forme de culte authentique. Le geste n’est pas le but en soi, mais une étape nécessaire pour retourner au seul vrai Elohim. L’essentiel demeure de pratiquer la justice et d’être saint en tous lieux de l’espace et du temps, et non point seulement au Temple et aux temps du calendrier liturgique :

    « Ainsi parle YHWH des armées, l’Elohim d'Israël : Ajoutez vos holocaustes à vos sacrifices, Et mangez-en la chair ! Car je n'ai point parlé avec vos pères et je ne leur ai donné aucun ordre, le jour où je les ai fait sortir du pays d'Egypte, au sujet des holocaustes et des sacrifices. Mais voici l'ordre que je leur ai donné : Ecoutez ma voix, et je serai votre Elohim, et vous serez mon peuple… » (Jérémie 7,21)

    Le prophète Isaïe avait également perçut l’évolution du culte qui s’adresserait à tous les peuples par le moyen de la prière, qui s’inclut dans l’adhérence à l’Alliance et au respect du Shabbat :

    « Et les étrangers qui s'attacheront à YHWH pour le servir, pour aimer le nom de YHWH, pour être ses serviteurs, tous ceux qui garderont le shabbat, pour ne pas le profaner, et qui demeureront fermes dans mon alliance, Je les amènerai sur ma montagne sainte et je les réjouirai dans ma Maison de prière - leurs holocaustes (olah) et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel* - car ma Maison sera appelée une Maison de prière pour tous les peuples. » (Isaïe 56:6-7) *voir 1 Pierre 2 :5 ; Romains 12 :1 page 5



    Les qorbanoth



    La parachah énumère les cinq types de sacrifices, qu’il serait plus pertinent de nommer : « rapprochement » issu du terme hébreu « qorbanoth ».
    Pour s’approcher de Elohim, pour être en permanence admis dans le corps d’Israël, il était nécessaire de mettre en pratique les règles prescrites dans la Torah.

    En suivant la lecture, un premier « qorban » est dénommé « Olah » littéralement « la montée » traduit par holocauste.

    Un second est dénommé « Minhah » traduit par don, oblation.

    Un troisième est le « Zévah shélamiym » un sacrifice de rémunération ou de pacification ou d’accomplissement ; traduit par communion

    Ces trois premières expressions de « rapprochement » sont de nature volontaire, nous pourrions penser comme étant le résultat d’initiative personnelle, non contrainte, venant du coeur, réalisées dans le souci d’un rapprochement vécu comme nécessaire, agréable, avec engouement de la présence divine.

    Un quatrième est dénommé « Hattath » soit péché, de nature involontaire, par omission ou par légèreté de parole…

    Un cinquième est le « Asham » délit involontaire envers le sacré, ou abus de confiance envers un tiers, fausse déposition… traduit par culpabilité
    Ces deux types de « rapprochement » sont eux de nature obligatoire suite à une cause définie comme une infraction à la Torah.

    En somme:
    Ces propositions de qorbanoth nous enseignent que, quelle que soit notre situation de conscience devant le Seigneur: coupables, et nous le sommes tous; dans le péché par inadvertance, péché de notre style de vie, et nous le sommes tous ; dans le remerciement des bénédictions dont nous sommes l’objet, et nous avons tous à être reconnaissants ; soucieux de davantage de présence divine, avides du Père et du Fils, nous devons tous y prétendre, car c’est la volonté de notre Père qu’il en soit ainsi !

    Toutes ces situations, si nous le comprenons bien, sont aujourd’hui couvertes par Le Sacrifice Unique et Définitif qui est l’aboutissement, l’accomplissement, la perfection du sacerdoce au Golgoltha… la réalisation parfaite de la pédagogie engagée au Sinaï.

    Car à chaque animal proposé aux qorbanoth où l’animal est requis, la main de son donateur se posait sur la tête de l’animal pour servir d’expiation.

    “C’est pourquoi le Messie, entrant dans le monde, dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps ; Tu n’as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Elohim, ta volonté. Après avoir dit d’abord : Tu n’as voulu et tu n’as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu’on offre selon la loi), il dit ensuite : Voici, je viens pour faire ta volonté. Il supprime ainsi la première chose pour établir la seconde. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Yéshoua, une fois pour toutes.” (Heb 10:5-11)



    Le Qorban de l’Alliance renouvelée en Yéshoua !


    Plusieurs disent : le tabernacle comme le temple sont disparus, et depuis l’an 70, la religion juive ne peut plus bénéficier du service aharonique pour rétablir la communion perdue. Et par ailleurs le Seigneur Yéshoua a aboli toutes ces choses, alors à quoi bon encore nous soucier du Lévitique !

    Penser comprendre le tabernacle et le sacerdoce aharonique en ignorant la croix d’une part ou penser comprendre la croix sans visiter son accomplissement sur le tabernacle et le sacerdoce d’autre part, c’est s’occulter l’accès à la complète vision, à l’entière révélation du Messie, qui  était présent tant au Sinaï qu’à Golgoltha. En langage imagé, c’est passer au verdict d’une affaire de justice en ayant jeté le dossier d’instruction.

    Oui le sacerdoce et ses règles (lois) précises ont atteint leur but, car le Mashiah, l’Agneau d’Élohim et grand Sacrificateur, est venu et a accompli le
    « rapprochement » ; oui, Il a réalisé la « réparation » définitive à la croix. Oui, Il a érigé un temple aussi définitif fait de pierres vivantes.

    « Yéshoua leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent:
    Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours, tu le relèveras ! Mais il parlait du temple de son corps ». (Jean 2:13-22 )

    « et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, en vue d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Élohim par Yéshoua HaMashiah » (1 Pierre 2:5)

    Le texte de I Pierre expose la nature d’un nouveau sacerdoce qui consiste en offrande de victimes spirituelles, offertes dans une maison spirituelle. Vision de Pierre à laquelle Paul s’accorde :

    « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions d’Élohim, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Élohim, ce qui sera de votre part un culte raisonnable ».
    (Romains 12:1)

    Le prophète Isaïe avait également perçut l’évolution du culte qui s’adresserait à tous les peuples par le moyen de la prière, qui s’inclut dans l’adhérence à l’alliance et au respect du Shabbat.
    (voir Isaïe 56 : 1 à 7)

    « Et les étrangers qui s'attacheront à YHWH pour le servir, pour aimer le nom de YHWH, Pour être  ses serviteurs, tous ceux qui garderont le shabbat, pour ne pas le profaner, et qui demeureront fermes dans mon alliance, Je les amènerai sur ma montagne sainte et je les réjouirai dans ma Maison de prière; leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel ; car ma
    Maison sera appelée une Maison de prière pour tous les peuples. »
    (Isaïe 56:6-7)

    S’il y a matière à dire que « la loi est abolie (!) » c’est uniquement en termes de sacerdoce transcendé, et certainement pas l’ensemble des lois remises à Israël par Moshéh, que ces lois soient universelles ou attribuées à Israël pour usage sur la terre d’Israël.
    Effectivement la loi du sacerdoce a changé ; l’épître aux Hébreux précise :

    « Puis il dit : Voici : je viens pour faire ta volonté. Il abolit (!) donc le premier (culte) pour en établir un second. » (Hébreux 10:5-9)

    L’auteur de l’épître aux hébreux possédait une parfaite connaissance du système sacerdotal. Sa démonstration cite les divers types de sacrifices, déjà vus en Lévitique. En reprenant le Psaume 40 :7-10, il précise que le Père n’a pas voulu ces sacrifices qui furent cependant présentés, mais qu’IL forma un corps d’homme à sa Parole, le Fils, le second Adam, pour réaliser LE sacrifice [Qorban-rapprochement] de réparation et de retour à Élohim. Cet accomplissement rend superflue et réformable, mais non pas caduque dans son principe, la pratique sacerdotale aharonique, pratique qui atteignait son but avec la venue de Yéshoua l’Agneau d’Élohim.

    C’est volontairement que le mot « abolie » est en italique rouge, car une remarque s’impose : le terme grec [anaireî] traduit par abolie, dans le sens de rendre caduque, est le sens le plus répandu. Toutefois le terme plus conforme à abolir, réduire à rien est [katargésé] utilisé en I Corinthiens 15 :24. Notre mot [anaireî] possède un autre sens non retenu par les traducteurs de
    nos bibles : c’est « prendre sur soi » prendre une charge à la place de quelqu’un d’autre. Cette traduction semble au regard du Souffle beaucoup plus juste. Le Mashiah Yéshoua a pris sur Lui, dans Son corps, à notre place, d’accomplir l’ensemble des prescriptions sacrificielles pourvues jusqu’alors, par couverture, par des animaux et autres éléments, conformément au 
    Lévitique, à cause des transgressions jusqu’à ce qu’advienne Celui qui porte toute la promesse, le Consommateur de la Foi.

    Ainsi Il a fait la volonté du Père, celle de permettre une parfaite réconciliation à travers Son corps. Le premier culte, ajouté à cause des transgressions, est donc absorbé, réalisé en Lui. De sorte qu’ayant accompli le sacerdoce, Il en détermine une autre forme adaptée à l’excellence atteinte, celle de l’accessibilité au Saint des Saints, au trône céleste à travers le voile maintenant déchiré.

    Le sacerdoce transcendé selon l’ordre de Yéshoua a aussi abattu le mur d’inimitié représenté par le mur d’enceinte du temple, qui séparait pour un temps les circoncis des incirconcis. Il a ouvert aux étrangers d’autrefois l’espérance portée par Israël et a permis de greffer de nombreux goyim parmi les branches d’Israël. Il a étendu l’Alliance et le pardon en nous
    dédouanant du temple de pierre et de ses prescriptions momentanées, par adhésion au sacrifice suprême de l’Agneau immolé. (Ap. 5 :6)

    Alors que le sanctuaire de nos cœurs, l’habitation en Souffle du Père et du Fils, soit le siège de Sa maison de prière, où nous présentons dans l’intimité retrouvée de Sa présence en nous, l’espérance de la gloire, notre corps comme sacrifice vivant d’une bonne odeur qui réjouit le Père. Ainsi nous serons les imitateurs de notre grand Sacrificateur Yéshoua en officiant sous Son regard selon Son ordre établi à Péssah, à la façon de Melkiy-Tsédéq.

    « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera ; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui. » (Jean 14:23) 

    « Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, Tu m’as formé un corps* ; Tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. Alors je dis : Voici, je viens avec le rouleau du livre écrit pour moi. Je veux faire ta volonté, mon Elohim ! Et ta Torah est au fond de mon cœur.” (Ps 40:6-8) (*septante, repris par Hébreux) 



    L’accomplissement est parfait


    Répondons maintenant clairement à la question : qu’a fait le Mashiah Yéshoua des Qorbanoth des Kohaniym ? Nous savons donc qu’ils sont classés en deux catégories : les sacrifices volontaires de trois types d’expression différents et les obligatoires de deux types différents.

    Les volontaires sont de nature animale et végétale sans levain, et sont en partie au bénéfice des Kohaniym, qui, réunis dans l’enceinte, se partagent les mets non consumés. Ils sont de bonne odeur, comme un parfum pour Elohim. 

    Les obligatoires sont de nature animale, exceptionnellement végétale, non partagés par les Kohaniym et relégués « hors du camp » s’agissant des fautes du Kohen Gadol et de l’Assemblée d’Israël. Ils font également l’objet d’une aspersion de sang totale ou partielle sur les cornes et la base de l’autel, via le doigt ensanglanté du Kohen, à sept reprises.

    Qu’en déduire ? Nous savons que Yéshoua a prescrit, à l’occasion de son repas de veille de Péssah, un rituel sacerdotal renouvelé de type volontaire : « J’ai ardemment désiré partager ce repas avec vous… ». De nature animale (Son Corps) mais via un vecteur végétal, ce qorban fut partagé entre tous, dans la demeure d’un Kohen servant au Temple. Il réunit toutes les caractéristiques des qorbanoth de la catégorie volontaire. Préalablement, le parfum répandu sur Son corps (Matthieu 27 :6) nous atteste que nous sommes en présence d’un qorban de « bonne odeur ». Quelques heures plus tard, Yéshoua, vendu pour quelques sicles d’argent, répand sur l’autel de la croix, Son sang. Il est alors hors du camp et ses mains (donc ses doigts) et ses pieds répandent le sang sur les cornes et à la base de cet autel. Préalablement et symboliquement, son sang fut présenté aux disciples-Kohaniym dans une coupe, dont il dira : « Père, éloigne de moi cette coupe ! ». Ce sacrifice n’est plus volontaire, il est vécu comme obligatoire et contraint. Hors du camp, en dehors des enceintes de la ville, ce qorban présente toutes les caractéristiques des qorbanoth de la catégorie « obligatoires ».

    Notons que dans tous les cas, l’offrande est sans défauts. Yéshoua réunit donc en sa personne, tous les types de qorbanoth. La Torah a même prévu au travers du Hattath, un qorban pour le péché du Kohen Gadol et celui de l’Assemblée d’Israël (à traduire ici par la Qéhiyllah de Yéshoua alors en plein désarroi et reniement) : intelligence et prescience du culte aharonide, Yéshoua a donc présenté un sacrifice pour Son « propre péché de Kohen Gadol » (en fait, celui qu’Il portait pour les autres !) et pour le péché de Sa sainte Qéhiyllah en gestation. D’autres analogies entre la crucifixion et son préalable à l’occasion du dernier repas, et les qorbanoth de Moshéh restent possibles et mériteraient d’être explorées avec attention et Souffle. Notons par exemple que le 5ème type de qorbanoth, le Asham prévoyait une évaluation et compensation en sicles d’argent du « sacrifié », dans le cadre d’un péché envers les « droits sacrés de Elohim », soit un détournement des fonctions et de l’économie du sanctuaire. Incroyable : c’est au prix de ces mêmes sicles d’argent, que les autorités du Temple ont acheté la victime expiatoire Yéshoua, comme pour couvrir leur péché de détournement des choses saintes consacrées à l’Adonaï Elohim !

    En guise de conclusion provisoire, essayons de poser un nouveau regard sur la Sainte Cène ou Sainte Commémoration. En effet, la sentence de notre Seigneur « Faites ceci en mémoire de moi chaque fois que… » résonne différemment et s’éclaire d’une lumière intéressante, en considérant que ce « rituel » est une synthèse parfaite et accomplie des qorbanoth du sacerdoce aharonide. Mélange subtil et paradoxal d’un sacrifice volontaire à partager entre prêtres dans la Maison et d’un sacrifice obligatoire à présenter sur l’autel mais à ne pas consommer, il est la résultante de ce qu’Abraham (via la ligature d’Isaac), Moshéh et les prophètes connaissaient déjà : le sacrifice animal n’était pas une fin en soi et devait être sublimé. 

    Notre réflexion éclaire aussi d’un jour nouveau les débats sur la reprise attendue aux temps messianiques des sacrifices d’animaux. Cette option est tenue par les tenants d’un judaïsme orthodoxe et par certains mouvements évangéliques-messianiques. Pour autant, voilà plus d’un millénaire que Maïmonide (respecté par ces mêmes acteurs) a scrupuleusement établi la nécessaire évolution et l’inévitable dépassement de ce culte sacrificiel. Sans pensée polémique, nous ne nous expliquons pas la posture paradoxale.

    Notre réflexion éclaire également d’une interrogation nouvelle, le débat sur la fréquence authentique de ce rite renouvelé en Yéshoua. Est-il connecté au seul repas de Péssah sur lequel il prend effectivement appui ou est-il connecté aux cinq qorbanoth prescrits par Moshéh pour le quotidien du peuple et des Kohaniym ? Que chacun ait une pleine assurance de sa propre conviction dans l’étude sereine de cette portion de Torah et dans la paix du Shabbat.

     

    Shabbat Shalom vésahvoua tov 

     



    JYH
    31/03/2017
    D'après "Blog Qéhila"
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)




     

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    Parachah "Vayyaqhel" (Il assembla)



    Pensée :

    La patience nous fait souvent défaut :

    Le peuple s’impatientait ne sachant ce qui était advenu de ce Moshéh depuis quarante jours…

    « Le peuple s’assembla (Vayyiqahél) vers Aharon et dit … fais-nous des dieux qui marchent devant nous ! »  il s’en fut d’un « veau » sorti de fonderie en une journée. Et Aharon s’exclama « Demain… il y aura fête en l’honneur de YHVH »… Ce fut une dramatique erreur.

    Moshéh assembla (Vayyaqhél) toute l’assemblée des enfants d’Israël… il donna des instructions concernant le tabernacle et les habits sacerdodaux… quelle différence, quelle splendeur et quelle profondeur comparées à ce triste « veau ». Quel amour de la part de cet Élohim qui veut des enfants participant pleinement à Ses desseins et à Sa sainteté… Des mois de labeur sacré s’ouvraient devant Israël.

    Savons nous attendre que l’initiative de « rassemblement » vienne du Seigneur ou nous ingénions nous plutôt à provoquer des rassemblements pour « faire quelque chose » parce que cet « Élohim » tarde à nous faire bouger ? Avons-nous appris, avant de bouger, parce que nous ne sommes pas prêts, que nous avons toujours besoin de recevoir des instructions plus excellentes de la part de Celui qui nous aime. Attends, et attends-toi au Seigneur !



    Parachah "Vayyaqhel" (Il assembla)




    PARACHAH : « VAYYAQHEL » 
    (il assembla)
    Nota: Cette année, compte tenu du suivi de l'année biblique, cette parachah est double et on y ajoute "Péqoudey" (voir la référence pour la version 2016 en fin d'article).


    Shabbat 25 mars 2017 


    Lectures:
    Parachah : Chémoth/ Exode 35 :1 à 40
    Haftarah :  Mélakhiym B/II Rois 11 :14 à 12 :17
    Bérith Hadachah : Hizzayon / Apocalypse 21 :9 à 27


    Rappel: les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua



    Résumé de la parachah Vayyaqhel 


    Après la péripétie du veau d’or, qui valut à Moshéh de briser les premières tables de l’Alliance (les dix Paroles), YHWH fait tailler deux tables de remplacement sur lesquelles IL réécrit les Paroles.
    Moshéh comprend qui est cet Élohim « miséricordieux, compatissant, lent à la colère » (Exode 34 :6-8)

    Alors que le peuple se corrompt, Moshéh reçoit simultanément sur le Sinaï des instructions étonnantes concernant un tabernacle (tente du témoignage - Ohél Moéd) qui sera le lieu d’un sacerdoce très scrupuleux. Ce sacerdoce (et tout ce qui y contribue) doit être réalisé exactement et précisément sans dérive selon le modèle dont Moshéh reçoit la vision.

    Moshéh rassemble Israël et rappelle l’importance du Shabbat. Il sollicite le peuple au coeur généreux et collecte des objets précieux pour confectionner le tabernacle, tous ses ustensiles et les vêtements des sacrificateurs. Le travail confié à des ouvriers désignés par Élohim s’engage.
    Des maîtres ouvriers, Bétsalél et Oholiyav, sont désignés pour réaliser l’ensemble de l’ouvrage. Le tabernacle, l’arche, la table des pains, la Ménorah, l’autel des parfums, l’autel des holocaustes, la cuve, et le parvis sont décrits. Ces éléments sont les constituants matériels du tabernacle et de l'enceinte.



    Rassemblés-assemblée


    Vayyaqhél - il a rassemblé - n’est pas un rassemblement banal. C’est un rassemblement doublé de l’idée de convocation pour recevoir des consignes, des règles. De la racine de ce verbe [QaHaL] qahal qodesh est la sainte assemblée, de qahal est issu le mot Qéhiyllah c'est-à-dire assemblée ou communauté ou église. La Qéhiyllah est l’assemblée de ceux qui répondent à la convocation du Seigneur pour recevoir Ses instructions en vue de les accomplir. 

    Comme dans tout discours bien cadré, Moshéh commence par rappeler l’enjeu de ce qu’il va développer et ordonner. Ce rappel est simple et déjà bien souvent redit depuis la sortie d’Égypte : le Shabbat. Le Shabbat est déterminant en tant qu’objectif d’Élohim à terme, c'est-à-dire le Royaume. Rien ne doit nous le faire oublier, car si nous l’oublions ou le profanons, c'est-à-dire en l’oubliant et en l’assimilant en valeur aux autres jours de la semaine, en nous permettant d’allumer les brasiers du labeur du monde et ceux de la discorde et de la destruction. Alors la mort nous
    atteindra; le rappel est très fort. De cela notre Père des cieux nous prévient.

    Effectivement il n’y a pas d’autre plan de salut que celui qui passe par le Shabbat et le Seigneur du Shabbat : Yéshoua. Si nous rechignons d’entrer dans le témoignage du Shabbat qui est le Royaume à venir, il est à craindre que le but assigné du Père par le Fils, nous échappe, quelles que soient les objections que nous pourrions exprimer à ce sujet.

    A partir du chaos (tohou bohou) de la Genèse, Élohim créa, sépara, plaça, fit … pour atteindre la perfection du 7ème jour : Shabbat.
    .
    Le camp d’Israël, sorti des ténèbres égyptiennes et promu à la liberté, n’a pas saisi pleinement cet avantage. Au contraire il s’engouffra dans le désordre, dans le chaos relatif au veau d’or. À l’exemple de la Création, le peuple avait lui aussi besoin d’un plan de re-création, de re-formation,
    fait de séparation, de mise en place, de travail, d’évolution, de création d’un coeur nouveau … jusqu’au Shabbat du Royaume promis.

    Le Shabbat est l’aboutissement de la remise en ordre de l’univers et de chaque être. Dans cette vision, chaque enfant d’Élohim est un univers à part entière.

    Moshéh ne s’y trompe pas. Même si le rappel du jour à sanctifier semble à première lecture de l’ordre pratico-pratique, en réalité il s’agit bien du départ d’un chantier de création qui mènera Israël à travers plus de trois millénaires. Pourquoi rappeler ainsi le shabbat face à toute la communauté d’Israël ? Parce que tout projet bien mené commence par l’explication de son but. Pendant le développement du projet, il ne faut pas perdre de vue ce but, au risque de l’inutilité du travail. C’est toujours le même rappel qui nous est fait lorsque le Mashiah rassemble le « Tout Israël ». Ne s’est-Il pas opposé aux religieux afin de rétablir la juste notion du Shabbat !



    Pas d’ouvrage à Shabbat


    Comment le Shabbat se doit-il d’être vécu par chacun, dans la mesure où il est ici rappelé à tous et solennellement de ne pas faire d’ouvrage quel qu’il soit comme pendant les autres six jours, de ne pas « brûler de feu dans chacune de vos demeures » ?

    Shabbat est le jour prophétique du Royaume et de la pleine présence du Maître. C’est un jour de joie, de liberté dans le Messie, et non de contrainte et de tristesse, car le Shabbat a été fait pour les hommes et non le contraire. Certes, chacun est placé par sa conscience au regard de ce qu’il fait du Shabbat ou de ce qu’il ne fait pas. Nous comprenons qu’en ce jour nous ne faisons pas les oeuvres profanes du monde telles que nous sommes amenés à les réaliser pendant les jours de la semaine, selon les particularités de la vie « active » de chacun.

    « … six jours tu feras ton ouvrage, et le septième jour tu te reposeras, afin que ton boeuf et ton âne aient du repos, et que le fils de ta servante et l’étranger respirent. » (Ex. 23:12)

    Tous, patrons et ouvriers, autochtones ou étrangers, y compris les animaux se reposent en ce jour. La parole ajoute que les travaux de confection du Tabernacle sont aussi mis en attente à Shabbat. Cela signifie que nous devons réfléchir et consulter honnêtement notre conscience lorsque nous nous engageons dans des « ouvrages » pendant le Shabbat, qu’ils soient manuels
    pour ranger la maison d’assemblée, administratifs pour faire les comptes de la dernière conférence, ou de réunion pour décider des activités futures, etc, en nous disant : « c’est acceptable car c’est pour le Seigneur que nous travaillons en ce jour ».

    C’est équivoque et évident que nous ne sommes pas ainsi dans le Shabbat du Seigneur. Mais où la frontière se situe-t-elle entre ce qui serait permis et ce qui n’est pas requis ? A Shabbat il est dit que nous recevons une double bénédiction : sagesse, intelligence, bon sens. Il n’est dons pas interdit de faire preuve de bon sens à Shabbat. Ce qui est nécessaire au minimum de la vie en présence du Seigneur, et nécessaire à la survie, n’est pas proscrit le jour du Shabbat, au contraire.
    Quant au reste, si nous n’avons pas de conviction sur certaines choses, prions et demandons « le bon sens » en recherchant la gloire de notre Père et l’honneur de notre Seigneur. Si nous prions ainsi avec foi, certainement nous aurons une réponse.



    La guerre du feu


    Nous pourrions trop longuement disserter sur le sujet du feu à Shabbat. Nous connaissons les situations extrêmes que certaines interprétations ont engendrées. Nous respectons les convictions de chacun mais ne sommes pas dans l’obligation d’y souscrire.

    Reprenons seulement deux aspects du texte des versets 2 et 3 du chapitre 35. Il n’est pas pertinent de découper ces deux versets, au risque de perdre l’unique sujet du contexte qui est : le travail et le Shabbat. C’est bien dans ce contexte de travail en rapport au Shabbat que vient s’inscrire le feu dans les demeures. Pourquoi est-il dit : dans les demeures ? Parce qu’un feu allumé à l’extérieur qui servirait à des oeuvres serviles serait immédiatement « vu » de la communauté et dénoncé, alors que dans « notre intérieur » les choses peuvent passer inaperçues !

    En ce qui concerne un autre niveau de lecture au sujet de la «nature du feu », il est intéressant d’analyser plus finement les termes utilisés..

    Intéressons-nous à : « vous ne brûlerez pas de feu en toutes vos demeures le jour du Shabbat ».

    Le verbe utilisé n’est pas léhadliq = allumer (ex : léhadliq nér = allumer une lampe), mais Ba’or (reb) dont l’interprétation est significative : brûler ; s’allumer ; embraser ; être insensé ; être stupide.
    De la même racine est le mot « Ba’ar » : stupide ; insensé ; ignorant.
    Toujours avec la même racine « Ba’ér » : ôter ; exterminer ; nettoyer ; brouter.

    Avec la sémantique de Ba’or nous nous éloignons de la notion réductrice d’allumer une allumette pour éclairer la maison parce que la bougie s’est éteinte, qu’il fait noir et que je risque l’accident dans mes déplacements, ou parce qu’on allume un feu pour se réchauffer par un froid intense et que la maisonnée risque la maladie, ou parce que la viande froide de la veille demande à être réchauffée. Ba’or se connote davantage d’ « embrasement » comme un incendie ou un véritable feu de forge.

    La 2ème notion de Ba’or nous demande de ne pas introduire en nous-mêmes, et dans notre maison, l’embrasement de la stupidité, de la dispute, car c’est ainsi que naissent les guerres en commençant dans les foyers. Cela nous le comprenons bien, sinon ce n’est vraiment plus du tout Shabbat !

    « Vos demeures » est donné par l’hébreu [michvothéykhém].

    Avec cette même orthographe (en simplifiant le possessif "vos") se propose un autre mot: [michbathiym] qui signifie : destruction, chute. (dict. de la Bible hébraïque Marchand Ennery p 282)

    Cette analogie vient renforcer l’idée du « feu de l’embrasement de la stupidité qui précipite la destruction ».

    Nous sommes dans ce cas bien d’accord pour dire que ce feu là est anti Shabbat !



    Que ce qui vient du coeur


    Tout homme au coeur généreux apportera une offrande (35 :5).

    Pour engager l’oeuvre qui suit et qui est par nature représentative de ce qu’il y a de plus saint, (car le sanctuaire, miqdach, était réalisé selon un modèle correspondant à une analogie du supérieur céleste) tout se devait d’être parfait, y compris le sentiment de coeur, le coeur qui est la véritable habitation de notre Père et de Sa Parole : le Fils. L’intention qui impulsait de faire un don, de façon à ce que l’offrande elle-même ne soit entachée d’aucun doute, d’aucune duplicité, d’aucun calcul, devait être bonne, agréable et parfaite, digne de participer à la construction du sanctuaire.

    Car toutes choses sortent avant tout du coeur, le siège de notre profondeur, de notre « moi » intime. Le coeur est le siège des pensées inexprimées, réelles, donc de la vérité de l’être avant qu’elles ne soient transformées par le raisonnement, la langue et les actes qui peuvent être déguisés, menteurs, influencés.

    C’est pour cela qu’il est écrit : tout homme au coeur généreux, et non pas : tout homme qui veut faire un don (plus beau que celui du voisin). C’est pour cela que Yéshoua honora de Son témoignage la veuve qui mit une petite monnaie pour le Temple, car elle le fit avec son coeur.

    C’est aussi pour cela qu’il nous faut nous nourrir de la Parole et de la présence du Seigneur, pour veiller et transformer nos plus profondes et instinctives pulsions et pensées incontrôlées. Il faut nous nourrir de cette Parole pour être préparés de coeur à un niveau de haute qualité spirituelle
    apte à la vie « comme dans le sanctuaire » en présence de notre Seigneur et en Lui dans la présence de notre Père, aptes à toutes bonnes oeuvres.

    Nous sommes dans le sanctuaire en Yéshoua, comme pierres vivantes formant l’édifice spirituel de Son corps. Conduisons-nous donc avec crainte et respect, ouvrant nos coeurs désormais circoncis à la pleine présence de notre Seigneur.

    L’abondance du coeur fit qu’il y eut trop de matériaux et que les ouvriers en chef, Bétsalél et Oholiyav, durent intervenir auprès de Moshéh pour que le peuple cesse de donner. Lorsque l’on donne véritablement à Élohim, on donne aussi comme notre Père donne, avec abondance du coeur, et d’autant que la proximité de la gloire de « la vraie habitation d’Élohim parmi les hommes
    s’annonce proche » :

    « La multitude de ceux qui adhèrent a un seul coeur, un seul être. Personne d’entre eux ne dit de ses biens : c’est à moi ! Mais tout ce qui est à eux est en commun. » (Actes 4 :43-47)

    Mais ceux qui n’étaient pas en conformité de coeur ne purent s’associer :

    Hananyah et Shapira moururent pour avoir eu un coeur double. (Actes 5)

    S’il y a les dons, les matériaux de base, il est aussi nécessaire de les transformer pour qu’ils deviennent les objets finaux que Moshéh a vus en modèle. Là encore le coeur fut à l’origine du choix des ouvriers. Betsalél et Oholiyav et tous les autres déclarés « habiles ou industrieux » furent  désignés.

    Mais les mots : habiles, industrieux, sont traduits de l’hébreu [ Hakham Lev ] ce qui signifie « coeur sage » ou « sage de coeur » ! Ce qui est un don d’Élohim.

    Nous ne pensons pas qu’il suffise d’être habile ou industrieux pour exécuter une oeuvre pour Élohim, encore faut-il y être disposé, motivé, attiré à oeuvrer pour la gloire d’Élohim avec toute l’attention, la qualité, le souci de bien faire, et de se considérer comme un serviteur banal, voire inutile … et recevoir du Souffle d’Élohim tous les enseignements et inspirations utiles.
    Lors de la construction du sanctuaire vivant de Yéshoua, il n’en fut pas autrement :

    « Les douze convoquent alors la multitude des disciples et disent : il n’est pas bien pour nous d’abandonner la Parole d’Élohim pour servir à table. Aussi frères choisissez sept hommes parmi vous, qui ont bon renom, pleins de Souffle et de sagesse : nous les préposerons à ce service. » (Actes 6 :2)

    Qu’il s’agisse du sanctuaire montré à Moshéh ou du sanctuaire de Yéshoua, rien ne se fait pour notre divin Père sans préparation, sans prédisposition du coeur.

    PourquoiParce que notre Élohim, notre Père et son Oint, notre Adon Yéshoua habitent les coeurs. Voilà entre autre le véritable lieu sanctuaire où est déposée la Torah, où brûle le parfum de la prière des saints, où brille la lumière de la Ménorah, où se partage la nourriture sacrée, où le sang de l’Agneau est aspergé. 

    « Yéshoua répond et lui dit : si quelqu’un m’aime qu’il garde ma parole ! Mon Père l’aimera. Nous viendrons chez lui ; nous ferons chez lui notre demeure. » (Jean 14:23)



    La construction et le parcours


    Ainsi nous est rapportée la liste des travaux réalisés par les ouvriers : la tente, l’arche, la table, le chandelier, l’autel des parfums, l’autel des holocaustes, la cuve, le parvis.

    Dans cet ordre là, nous y percevons un sens. Le sens de la descente parmi les Siens de notre Adonaï Élohim. La tente se pose, puis du point le plus sacré, l’arche, la « présence » s’avance vers la table des 12 pains de proposition (un pour chaque tribu d’Israël), s’avance sous la lumière des sept souffles de la Ménorah, vers les prières des saints de l’autel des parfums, et en dehors
    de la tente, dans le parvis, s’avance vers les « holocaustes » et les expiations, la purification par l’eau, et enfin vers l’enceinte du parvis et de la porte qui mène à l’extérieur vers le peuple.

    Ce chemin de « descente » a-t-il été réalisé ? Certainement par Celui qui fut désigné de « Immanou Él » Élohim avec nous : Yéshoua.
    Ce chemin a-t-il été parcouru dans le sens « montant » de l’extérieur du parvis jusqu’au Saint des saints dans le céleste ? Certainement, par Celui qui fut désigné par le Père d’Agneau et de Grand Sacrificateur : Yéshoua.

    Les descriptions du tabernacle, leur ordre, les vêtements sacerdotaux, les modes opératoires dans le sacerdoce dit aharonique sont le témoignage et la vision prophétique de ce Messie attendu et qui est déjà venu. Ainsi Yéshoua Adon pourra dire :

    « alors j’ai dit, Voici, je viens, – il est écrit de moi dans le rouleau du livre pour faire, ô Élohim, ta volonté. » (Hé. 10:7)

    « Car comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas, mais arrosent la terre et la font produire et germer, et donner de la semence au semeur, et du pain à celui qui mange, ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche, elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir, et accomplira ce pour quoi je l’ai envoyée. »
    (Is. 55:10-11 DRB)

    Les vêtements du grand sacrificateur, qui sont chargés de symbôles au regard des actes du Messie Yéshoua et de Ses disciples, feront l’objet de la lecture de la parachah « Péqoudéy ».



    Immanou Él, Élohim avec nous


    Cet homme Moshéh est parti depuis quarante jours sur la montagne dirent les Israélites, nous ne savons pas ce qu’il est devenu. « cet Élohim qui est là-haut sur cette montagne, comment peut-IL nous guider ? ». Faisons-nous un dieu qui marche devant nous, qui soit au milieu de nous ! Cette pensée est très subtile. Un dieu qui serait au milieu de nous bien tranquillement et que nous
    pourrions peut-être, à l’image des autres peuples, utiliser, manipuler selon nos désirs. Méditons un instant cette pensée … Qu’en est-il 3500 ans plus tard ?

    Le Seigneur YHWH considéra cette nécessité : Je serai au milieu d’eux, avec tout ce que cela implique. Mais si les Israélites ne pouvaient toucher la montagne à cause de la sainteté d’Élohim et de leur état de péché, encore moins pouvaient-ils accéder à un endroit qui serait le siège de Sa présence au milieu d’eux. Israël avait à connaître (pénétrer) son Elohim, apprendre ce que
    signifie : « Vous serez saints car Je suis saint ».

    Alors Élohim montra à Moshéh ce qu’il fallait mettre en oeuvre pour qu’IL habite sous une « tente ». Tout ce qu’il y aurait à comprendre, à intérioriser pour que « Immanou Él » devienne une glorieuse réalité enfin atteinte. Nous savons ce qu’il en sera 1500 années plus tard !

    A l’exemple du sanctuaire de toile, le Fils, déjà présent au Sinaï et dans la tente de la rencontre, fit son apparition parmi les Siens :

    « Le logos (La Parole) est devenu chair, Il a planté sa tente parmi nous. Nous avons contemplé sa gloire, gloire comme celle d’un Fils unique auprès du Père plein de chérissement et de vérité » (Jean 1 :14 Chouraqui)



    Parachah du Shabbat, du coeur et lieu de la rencontre


    S'il fallait quelques mots pour résumer cette parachah, alors ces mots seraient : Shabbat, Coeur, sacerdoce. Ce triolet est bien homogène :

    - parce que le Shabbat qui est l’entête de notre parachah est la projection finale dans le Royaume où « Élohim est au milieu de nous »,

    - parce que le Shabbat, jour de perfection, se propose comme le temps privilégié du sacerdoce renouvelé selon Yéshoua, dans Son corps, Sa Qéhiyllah, qui est le réel tabernacle,

    - parce que le culte n’a pas d’autre but que la réconciliation (rencontre) de l’homme et de son Créateur,

    - parce que depuis Golgoltha le sacerdoce consiste dans le souvenir du sacrifice de l’Agneau d’Élohim,

    - parce que le culte rendu en Souffle et en Vérité au Père ne peut être présenté que par des coeurs généreux qui Lui sont entièrement acquis, des coeurs dans lesquels le Père et le Fils ont fait leur demeure.



    Complément: Parachah Péqoudey (fonctions/inventaires)
    http://jyhamon.eklablog.com/parachah-peqoudey-fonctions-inventaires-a106728176



    Shabbat Shalom vé-shavoua tov
     




    JYH
    24/03/2017
    D'après "Blog Qéhila"

    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)

     



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