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    Que la période des « matsoth », soit porteuse d’une conscience de sanctification accrue… car voici l’ordre de notre Père, que Son Oint a mené à la perfection : « Soyez saints car Je suis Saint »

    La période des ‘pains sans levain’ est particulière, le Shabbat hebdomadaire associé se démarque de la suite  chronologique des lectures de parachah. 


    Shabbat du 8 avril 2017

    Lectures :
    Parachah : Chémoth /Exode 13 :1 à 14 :31
    Haftarah : Yéhoshoua/Josué 3 :1 à 5 :12
    Bérith Hadachah : Mattityahou/Matthieu 3 :1-17 ; 9 :35 à 10 :16 Yohanan/Jean 13 :1-20

    Les textes de lecture mettent en évidence les aspects des passages dans l’eau et de la constitution du peuple, des autels, autel de pierre mais aussi de pierre « vivante »… Ce fil « rouge » de la Parole est valorisé dans la réflexion « l’Autel aux douze pierres » (Blog Qéhila - La bonne nouvelle du Royaume) dont nous proposons ci-dessous une relecture partielle. Péssah et les jours qui suivent sont propices à l’affirmation :

    «“Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous
    a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière" (1Pi 2:9)

    “Je vous exhorte donc, frères, par les compassions d’Élohim, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Élohim, ce qui est votre service intelligent.” (Ro 12:1)



    Extrait de « l’Autel aux douze pierres »
     

    Reconstruire l’autel aux douze pierres, une priorité pour l’entrée dans le Royaume 


    Yéshoua finalise l’œuvre de Yéhoshoua (Josué) et d’Éliyahou (Élie)

    Yéhoshoua a érigé son premier autel de douze pierres au fond du lit du Jourdain, face à la ville de Jéricho, pour y faire passer l’Arche d’Alliance et le peuple. L’emplacement est bien visible du haut du mont Nébo, Moshéh a pu l’identifier avant de fermer définitivement ses yeux sur cette vision.

    A proximité immédiate, se jette le Yaboq, petit cours d ‘eau connu pour avoir accueilli la lutte de Yaaqov (Jacob) avec l’Ange.

    C’est également sur les rives du Yaboq que grandit Éliyahou. C’est aussi à proximité immédiate de ce détroit où le Jourdain se jette dans la mer morte, qu’Éliyahou fut enlevé devant Éliysha (Élisée). C’est ce petit bout de territoire à l’histoire biblique très dense, que choisit Jean le baptiste pour immerger les repentants dans l’eau de sanctification en annonçant l’avènement du Royaume. C’est cette même parcelle d’Éréts-Israël que choisit le Seigneur pour s’isoler durant quarante jours sur les hauteurs du mont de la quarantaine (face à Jéricho), après avoir croisé au Jourdain, Yohanan (Jean) le prophète, celui de qu’ il est précisé : « il est Éliyahou qui est destiné à venir ».

    A l’endroit même (ou quasiment) où Yéhoshoua/Josué construisit l’autel de douze pierres qui fut immergé, caché par les eaux du Jourdain, fut révélé au monde Yéshoua, le Fils.

    Comment ne pas voir dans cette proximité géographique plus qu’une coïncidence, mais une volonté d’attirer l’attention et de signifier autre chose de plus profond ? Ainsi :

     si Yéhoshoua/Josué a inauguré à cet endroit l’entrée dans le royaume d’Israël, Yéshoua y a inauguré l’entrée dans le Royaume messianique

     Si Yéhoshoua a caché pour un temps l’autel aux douze pierres au fond du Jourdain, le Fils l’a révélé au monde comme seul « lieu » de culte authentique : ce « lieu authentique», c’est Lui.

    Souvenons-nous que l’autel de Yéhoshoua fut érigé à l’endroit où les sacrificateurs portaient l’Arche et la Torah du Élohim vivant. Définitivement, cet emplacement était sanctifié.

    N’était-ce pas la véritable mission de Jean « l’immergeur » Yohanan hamatbil : celui qui révèle au monde où était immergé l’Autel de Élohim ?

    Jean leur répondit : "Moi, je baptise dans l'eau. Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ne connaissez pas, Et moi, je ne le connaissais pas ; mais c'est pour qu'il fût manifesté à Israël que je suis venu baptisant dans l'eau."

    Le « corps physique » de l’Adon Yéshoua qui ressort des eaux du Jourdain accompagné d’une sentence divine sans ambiguïté « celui-ci est mon Fils en qui j’ai mis toute mon affection… », est donc cette image régénérée de l’autel immergé de Yéhoshoua.

    Cet autel de douze pierres était érigé à l’endroit même où s’arrêta l’Arche contenant la Torah. N’est-il pas alors remarquable de constater que la Torah vivante revient sur les lieux de ce même autel caché pour le régénérer ?

    Car, ne l’oublions pas, il faut bien qu’il y ait un autel pour qu’il y est un sacrifice.

    Fait étonnant : après cet épisode de l’immersion, que fait Yéshoua ? A l’instar de Yéhoshoua, il érige un autre autel de même nature que celui du Jourdain. Le Seigneur commence en effet à réunir les douze premiers disciples en prenant soin de « renommer » le premier d’entre eux, Képhas, c'est-à-dire « pierre » ! Comment ce second autel de pierres vivantes pouvait-il être de même nature que celui qui venait d’être régénéré sur le site du Jourdain ?

    « Prenez, ceci est mon corps…en mémoire de moi chaque fois que..» : le principe même du culte proposé par le Fils, consiste à ériger des autels-mémorial pour participer à Sa nature et devenir comme Lui : Fils du Père.

    En se construisant un « corps » de douze pierres vivantes, - mémorial de Sa propre nature -, l’Adon Yéshoua suit l’exemple de Yéhoshoua qui bâtit à Guilgal un autel de douze pierres de même nature que l’autel immergé dans le Jourdain pour y faire résider l’Arche d’Alliance. Sur ces pierres d’autel, furent gravées les paroles de la Torah.

    Ces pierres brutes non taillées par le fer – c'est-à-dire par la main d’un autre homme -, provenaient du lit du Jourdain : elles étaient « propres et saines ». Les pierres vivantes non façonnées par d’autres philosophies d’hommes, devront de même veiller à s’immerger dans des eaux identiques mais comme cela ne sera pas suffisant, l’Adon a prévenu qu’il faudra encore « leur laver les pieds ».

    N’oublions pas la principale caractéristique de ces autels-mémorial : douze hommes, douze pierres… à chaque homme, sa pierre, à chaque pierre, un homme.

    Ces pierres – donc ces hommes – sont de même nature et les paroles de la Torah restent gravées sur les cœurs de chairs quand ils remplacent avantageusement les cœurs de pierres. (Selon Ezéchiel 11,19)

    Le message de Yéhoshoua, d’Éliyahou et de Yéshoua est simple il nous faut d’abord reconstruire l’autel aux douze pierres avant d’espérer entrapercevoir l’avènement du Royaume.

    L’autel de Yéhoshoua/Éphraïm – le cadet - ne pouvait être remplacé par l’autel de Réouven – l’aîné -. L’autel d’Éliyahou intégrait celui de Yéhoudah – pourtant absent et en guerre - et ne substituait pas à celui de Lévy.

    L’autel vivant de Yéshoua rappelle l’exigence de cette unité sacerdotale nécessaire à la maison de Jacob ("tout Israël") et ne saurait accepter en son sein, des pierres animées par un esprit d’impatience (celui de Juda l’Iscariote, pierre défectueuse et remplacée)

    L’autel vivant de Yéshoua ne peut de même accepter des pierres taillées par le fer – Shaoul élevé aux pieds de Gamaliel – et exige de ces pierres qu’elles renoncent à elles-mêmes, au point de regarder comme de la boue le fer qui les a taillé.

    L’autel-mémorial que chaque croyant en Yéshoua doit ambitionner de rejoindre, n’est pas compatible avec l’action politique (Juda l’Iscariot), ni avec la tradition des Pères (Shaoul).


    Le Kohen Gadol, le Grand Sacrificateur, aux douze pierres (Exode 28)

    Une autre figure sacerdotale est intimement liée aux douze pierres de l’autel:  le grand sacrificateur.

    Par décret de Elohim, Aharon et sa descendance doivent porter sur le cœur le pectoral du jugement lorsqu’ils s’approchent de l’Adonaï YHWH : douze pierres selon le nombre des tribus de la maison de Jacob.

    L’autel de Yéhoshoua renvoie donc sans ambiguïté au personnage central qu’est le Kohen Gadol (grand Sacrificateur) dans le sacerdoce de l'Alliance première.

    Dénaturer l’autel en le construisant de pierres étrangères (de nature spirituelle différente et non compatible) ou en omettant sciemment d’y greffer une pierre authentique, revient alors à « dé-connecter » l’autel de l’officiant principal : cet équilibre harmonieux rompu, le risque est grand de donner naissance à un culte illégitime et non agréé. Tel fut sans aucun doute le message du sacrificateur Piynéhas, petit-fils d’Aharon, à ceux de Réouven lorsqu’ils érigèrent un autel concurrent à celui de Yéhoshoua. Considérant le pectoral du Kohen Gadol, ceux de Réouven, Gad et Ménashéh, admirent que leur autel ne pouvait en aucun cas devenir un lieu de culte, car déconnecté du principal acteur.

    Appliquons maintenant cette considération au principal officiant de l’Alliance renouvelée : l’Adon Yéshoua qui a endossé définitivement tous les habits du Kohen Gadol, ne peut être déconnecté de l’autel aux douze pierres vivantes qu’Il a lui-même érigé.

    Construire un autre autel, revient à déconsidérer le Grand Sacrificateur en titre et à ne plus être au bénéfice de son intercession. En effet, seule la reconstruction de l’autel aux douze pierres, permit à Éliyahou de circonscrire efficacement le feu divin. Même dans la division et la séparation, les prophètes d’Élohim doivent veiller à ne pas prêcher d’autres autels que celui de la maison de Jacob réunie. Les autels partiellement reconstruits ou sciemment laissés en friche au bénéfice d’autres constructions religieuses, ne pourront pas arrêter la colère divine à l’heure du jour redoutable : en effet, notre Kohen Gadol ne pourra pas intervenir sur un autel qui ne serait pas de même nature que celui qu’Il porte devant le Père. Il nous faut donc veiller à ne pas convier notre Kohen Gadol devant un autel qui soit celui de Pierre ou celui de Paul, celui de Réouven ou celui de Yéhoudah, etc… Il nous faut veiller à nous inscrire dans l’œuvre de reconstruction de l’autel des douze pierres initialisée par le Seigneur, conforme en tous points à celui de Yéhoshoua, reconstruit par Éliyahou et révélé par Yéshoua.

    Où se situe et comment reconstruire cet autel ? Il est déjà présent en chacun des croyants en Yéshoua qui gardent les commandements du Père, si ces derniers prennent garde de ne pas bâtir d’autels conformes à leurs propres aspirations et traditions, mais non conformes aux desseins divins : des autels semblables à celui que bâtit Caïn. 


    Vivre
     "juif" et/ou "chrétien" : en finir avec la crise d’identité

    Suite à ces réflexions relatives à l’édification de l’autel aux douze pierres, le lecteur aura compris que la question ci-dessus devient sans objet : comment s’obstiner à ne vivre que selon une des composantes de l’autel et s’interdire de vivre selon la plénitude des douze pierres réunies ?

    Dans les communautés "messianiques", d’obédiences pagano-chrétiennes ou juives, certains se demandent encore s’ils doivent vivre leur Foi en Yéshoua selon un rite judaïsant ou selon les traditions occidentales des églises « dites du dimanche ». Cette crise d’identité n’a pas droit de cité dans la Jérusalem d’en haut, la Ville aux douze fondements et aux douze portes : en effet, dans la vision du livre de la Révélation de Yéshoua (Apocalypse), les douze pierres brutes de l’autel de Yéhoshoua-Éliyahou sont devenues des perles et des points d’entrée à la Ville pour toutes les nations.

    Ces perles sont elles-mêmes enchâssées dans des murailles soutenues par les douze « pierres-apôtres », représentées par les douze pierres du pectoral du Kohen Gadol : il y a fusion complète du « génétique » et du « spirituel ». L’autel primordial de Yéhoshoua s’est transcendé en autel de pierres vivantes de Yéshoua.

    Dès lors, s’évertuer à vivre selon le rite de Yéhoudah, de Lévy ou du Réouven, ou s’obstiner à vivre selon le rite de « Pierre le romain malgré lui », relève du contre-sens prophétique et d’une impasse historique.

    La Ville du Roi comporte trois portes à chaque points cardinaux : autant de possibilités pour ceux du nord, de l’est, de l’ouest ou du sud, de rejoindre selon leurs propres sensibilités, le culte authentique de l’Adonaï YHWH.

    Demander « à ceux du sud » de rentrer par la porte de « ceux du nord » et vice et versa, génère un chassé croisé inutile où beaucoup se perdent en cours de route : cette image illustre la crise d’identité que peuvent vivre – et parfois mal vivre – des croyants des nations qui jouent au juif et des juifs qui s’efforcent d’oublier qu’ils sont juifs.

    De la même façon, expliquer à « ceux de l’est » que leur porte est murée et qu’il n’y a plus de point d’entrée pour eux de ce côté ci de la muraille, revient à les expulser de la ville et de l’autel.

    Quant à « ceux de l’ouest », s’ils persistent à enseigner que la seule porte d’entrée à la Ville est celle dont ils ont la garde exclusive, ils risquent de s’apercevoir qu’ils gardent l’entrée d’une ville qui n’est pas celle du Roi.

    A tous ceux qui tiennent de tels discours dénués de sens prophétique, nous devons rappeler que seule la reconstruction de l’autel aux douze pierres, qui est l’unité parfaite en Yéshoua, nous permettra d’apercevoir l’avènement du Royaume.

    A ceux des "amis d’Israël" qui enseignent dans les églises du dimanche
    « cesser de judaïser et fuyez le soi-disant « retour sous la loi » de l’Israël de l’ancienne Alliance…», nous devons dire fermement : « vous expulsez de l’autel de la maison de Jacob, la pierre de ceux de Yéhoudah-Benyamin et de ceux de Lévy. Votre autel est inachevé et non authentique ».

    A ceux qui enseignent dans les synagogues « quittez les églises et faites-vous circoncire », nous devons dire : « vous expulsez de l’autel de la maison de Yaaqov, la pierre de ceux d’Éphraïm et Ménashéh, les égyptiens-étrangers greffés sur les genoux du patriarche. Vous avez reconstruit en votre qualité d’aînés, l’autel de Réouven.»

    D’autres encore, enseigneront la suprématie du rite ashkénaze sur la tradition sépharade. Certains se souviendront des samaritains et des qaraïtes, alors que d’autres s’enorgueilliront de leur arbre généalogique pur et kasher. Toutes ces tendances et orientations cultuelles, ne sont pas propices à reconstruire l’autel aux douze pierres. Pire, en adoptant une telle attitude sectaire, nous « fermons la porte d’entrée naturelle » de ceux de la tribu d’en face, en leur interdisant ainsi d’approcher de la Ville du grand Roi.

    Notre responsabilité est énorme, ce message doit souffler aujourd’hui très fort dans le Corps du Mashiah, lequel est riche de douze fondations et d’autant de portes d’entrée. Que chacun soit trouvé à sa place sur sa muraille et que tous veillent à garder leurs propres portes : telles sont les conditions de la sécurité de la Ville face aux assauts de l’adversaire.

    Dans cette perspective messianique, il n’y a plus ni juif, ni chrétien (ou grec, le mot chrétien n’existant pas à l’époque !). Tous sont disciples de Yéshoua et gardent les commandements d’Élohim. Si tant est qu’ils observent les commandements !

    Il subsistera par contre, des tendances et des sensibilités, qui caractérisent la richesse et l’authenticité de cet autel aux douze pierres vivantes. Autel qui ne peut admettre toutefois ce qui est étranger, profane, ajouté ou retranché à la Parole d’Élohim.

    Personne ne peut véritablement s’en approcher s’il n’est pas débarrassé de ses dogmes hérités des déviances humaines.

    Vivre juif ou chrétien : une question qui n’en est plus une et qui n’est plus une pierre d’achoppement pour ceux qui ont appréhendé leur véritable identité.

    Car tous sont appelés à communier au même autel : celui de la projection prophétique de Yéhoshoua, d’Éliyahou et plus encore certainement à celui, finalisé et parfait de Yéshoua.

    La période des matsoth (pains sans levain) n’est-elle pas le rappel à la nécessité de se séparer de toute sorte d’œuvre et de pensée non pure … pendant sept jours d’appel à la « renaissance » à la « re-création » de l’homme nouveau en Yéshoua.

    Réfléchissons-y ! Chaque individu est une pierre précieuse, harmonieuse, qui trouve sa place prévue d’avance pour élaborer le Temple de Son Corps.

    Soyez bénis


    Shabbat Shalom vé-shavoua tov 


    Note JYH: Ceux (celles) qui confondent "Yéhoshoua" et "Yéshoua" auront beaucoup de peine à suivre cet enseignement ! 




    JYH via "Blog Qéhila"
    14/04/2017
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)





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    1 commentaire


  • Parachah "TSAV" (Ordonne !)




    Pensée :

    Moshéh revêtit Aharon des vêtements et des signes de sa charge…

    “Et le grand sacrificateur d’entre ses frères, sur la tête duquel l’huile de l’onction aura été versée et qui aura été consacré pour revêtir les saints vêtements, ne découvrira pas sa tête et ne déchirera pas ses vêtements.” (Le 21:10)

    Déchirer les vêtements était un signe de deuil. Porter le deuil n’était pas requis au Grand Sacrificateur… Or :

    “Et Yéshoua dit, Je le suis (Messie) ; et vous verrez le fils de l’homme assis à la droite de la puissance, et venant avec les nuées du ciel. Et le souverain sacrificateur, ayant déchiré ses vêtements, dit, Qu’avons–nous encore besoin de témoins ?” (Mr 14:62-63)

    Le Grand Sacrificateur fit ce qui n’était pas autorisé à cause de sa dignité ! La rupture de son habit fut le signe de l’abandon de sa charge qui revenait au Vrai Grand Sacrificateur : Yéshoua.

     

      

    Parachah "TSAV"

     


    PARACHAH : « TSAV » 
    (Ordonne)



    Shabbat 8 avril 2017 
    (Commentaire 2014)




    Lectures
    :
    Parachah : Vayyiqra/Lévitique 6 :1 à 8 :36
    Haftarah : Yirméyahou/Jérémie 7 :21 à 8 :3
    Bérith Hadachah : 1 Képhas/1 Pierre 1 :1 à 2 :10


    Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua




    La parachah précédente « Vayyiqra » exposait les divers types de qorbanoth (holocauste, offrande, sacrifice…) que les enfants d’Israël ("tout Israël") présenteront à leur Élohim : en quoi ils consistent et à quelles circonstances ils répondent.




    Résumé de la parachah:

    La parachah « Tsav » reprend les éléments déjà évoqués dans la parachah précédente de Vayyiqra. Les qorbanoth, ou divers types d’offrandes sont revisités, au regard du service des seuls sacrificateurs. Comment ces derniers doivent avec précision, opérer dans le service sacré.

    Ainsi après avoir été instruits scrupuleusement à leur office devant Elohim, Aharon et ses fils seront consacrés par Moshéh au cours d’une cérémonie tout aussi méticuleuse et strictement réalisée selon l’ordonnance de Elohim.




    Un mot sur le livre du Lévitique « Vayyiqra » ( Il appela)

    Placé au centre des cinq livres composant la Torah (pentateuque) il s’adresse aux Kohanim – les prêtres ou sacrificateurs, y compris au Grand Sacrificateur – d’une manière générale, aux lévites, d’où son appellation grecque « Lévitique »

    Son contenu semble à première lecture très technique, tant les détails apportés sur le sacerdoce et les règles de pureté ressortent majoritairement de ses 27 chapitres. De ce fait, peu dans le christianisme, s’attache à sa lecture, vite jugée « dépassée, archaïque, rébarbative » car relative à des ordonnances qui seraient « abolies » dont on ne comprend pas, ou plutôt dont on ne cherche plus à comprendre, ni l’intérêt, ni l’importance de leur aspect pédagogique.

    Négliger la pédagogie, l’enseignement profond et supérieur, porté par le riche ensemble de ces prescriptions, revient à nous amputer de précieux éléments utiles pour le témoignage de la bonne nouvelle. Témoignage dont la démonstration doit s’engager au-delà des phrases leitmotivs telles que « Jésus est le sauveur » Phrases qui gardent bien sûr toute leur valeur déclarative, mais qui ne trouvent guère de crédit auprès d’esprits cartésiens qui aimeraient être convaincus à l’aide d’éléments plus concrets. A leur question : Pourquoi devrais-je croire que « Jésus est le sauveur » ? La réponse du discours basique d’évangélisation convainc peu. S’il s’y trouve immanquablement des formulations de foi, il manque souvent de preuve robuste et recevable interpellant véritablement un esprit critique.  

    Ce n’est pas ainsi que Paul confessait le Seigneur, il annonçait toujours en prouvant ses dires sur la Parole connue en son temps, en reprenant toute l’histoire biblique… et avec un langage d’intelligence et de connaissancequi ne reposait pas sur la sagesse des hommes.

    Chers amis, qu’en était-il à l’époque de Yéshoua, lors de son ministère ?Comment ceux qui ont cru en Lui se sont-ils déterminés ? Sur un coup de cœur ! Peut-être, car il est écrit qu’ils eurent le cœur vivement touché. 
    Le cœur touché, car ils attendaient tous et surtout, la consolation
    d’Israël, ils connaissaient bien les écritures de l’époque et l’ensemble des
    « détails » qui gravitait autour du sacerdoce aharonique, qui seul en ce temps représentait l’accès au Père, le salut possible dans le cadre de l’Alliance d’Élohim faite avec Israël ("tout Israël" évidemment). Le Seigneur Lui-même convainquait ses contemporains par la Parole et par ses actes. C’est à travers la connaissance des éléments du sacerdoce aharonique que beaucoup ont compris que Yéshoua était Celui qu’ils attendaient, le Messie fils d’Élohim Roi des juifs, Roi d’Israël et Roi des rois, Agneau et Grand Sacrificateur. Il suffit de lire l’épître aux hébreux pour s’en convaincre… 

    Tous ces juifs là avaient intériorisé la Torah dans la pureté d’un cœur bien disposé à l’égard d’Élohim, et voilà que cette Torah se réalise « en vie » devant eux, tous les « détails » de ce rébarbatif Lévitique prennent corps. Et ils en eurent le cœur vivement touché.

    Nous pouvons dire que les juifs, premiers disciples de Yéshoua, ont cru « du cœur », parce qu’ils étaient aussi en capacité de comprendre, car ils étaient instruits de la Torah. Les païens qui ont cru par les seules paroles de ces derniers, ont reçu la grâce par la foi et cela, comme pour Abraham fut pour eux une justice. Ces ex-païens restèrent-ils pour autant sans connaissance des écrits dits de la première alliance, certainement pas ! Ils crurent puis ils apprirent, ils furent assidus aux synagogues (lieux d’instruction) pour y apprendre « Moïse » pour mieux discerner « Yéshoua ». 
    Oui, dès ce moment, les disciples juifs, puis les païens immergés, instruits dans la connaissance (le nom) du Père, dans la connaissance du Fils, dans la connaissance de la Vérité (le souffle et les écritures), purent annoncer au monde : « Yéshoua est l’Agneau d’Élohim, qui ôte le péché de quiconque croit en Lui » et ils pouvaient de plus le prouver par les écritures et par leurs
    actes.

    Ne négligeons donc pas la connaissance, toute la connaissance de la Parole, car:

    « Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Élohim, J'oublierai aussi tes enfants. » (Osée 4:6 NEG)  !

     Quel avertissement ! Mais qui y prend garde… 



    Tsav-ordonne


    C’est un ordre ! Ordre qui s’adresse ici à Aharon et à ses fils et par extensions à tous les sacrificateurs qui succéderont.
    Le mot « tsav » est de la racine de mots comme « mitsvah » commandement, précepte.
    L’expression « tsavvéh bérakhah » signifie répandre la bénédiction. N’est ce pas là aussi un ordre :

    « Parle à Aharon et à ses fils, disant, Vous bénirez ainsi les fils d’Israël, en leur disant » (No 6:23)

    « Bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous diffament. » (Luc 6:28)

    « Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, ne maudissez pas. » (Romains 12:14)

    « Ne rendez pas mal pour mal, insulte pour insulte. Bénissez, au contraire, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter la bénédiction. »
    (1 Pi 3:9)

     

    Mais quelle relation y a-t-il entre l’ordre donné aux sacrificateurs selon l’ordre d’Aharon, qui officiaient au tabernacle puis au temple en sacrifiant des animaux et en offrant tout ce qui est prescrit par Moshéh selon un mode procédurier précis et dans un état rituel de pureté exigeante… et la
    « nouvelle condition » dite de la nouvelle Alliance ? D’ailleurs les sacrificateurs ont-ils encore une fonction légitime sous la nouvelle alliance (ou plutôt "alliance renouvelée") ?

    Car depuis la destruction du Temple en 70, il n’y a plus de qorbanoth (sacrifices, offrandes…) donc en substance plus de sacrificateurs selon Aharon. Néanmoins si le sacerdoce ancien était sur le point de disparaitre, et prêt d’être remplacé par un nouveau, il semble évident qu’une nouvelle
    « génération » de sacrificateurs devait être consacrée.

    Mais vous, vous êtes une race élue, une sacrificature royale, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ;” (1 Pi 2:9 DRB)

    “Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Elohim, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Elohim, ce qui est votre service intelligent.” (Rom 12:1 DRB)

    Ainsi, après s’être offert librement selon les modalités du sacerdoce aharonique, qu’IL accomplit en sa chair, Yéshoua Agneau de Elohim et Grand sacrificateur, nous confère un sacerdoce nouveau correspondant à la transformation de l’ancien qui atteignait sa plénitude en sa chair. En sorte que la justice et la fidélité ordonnées par Moshéh, étaient entièrement respectées et accomplies.

    La « réparation parfaite » de la relation « créature-Créateur » était actée ! Yéshoua affirmait aussi par l’acte sa légitimité de médiateur d’un sacerdoce beaucoup plus puissant, car par la mort d’un seul, Lui-même, les substitutions animales recouvrant péché par péché devenaient superflues, son sang étant répandu cette fois en rémission définitive du péché pour tous ceux
    qui y adhéreraient en englobant par le même acte tous les aspects des diverses offrandes et sacrifices décrits dans la parachah.

    “C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit, Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps*. Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; alors j’ai dit, Voici, je viens, – il est écrit de moi dans le rouleau du livre–pour faire, ô Elohim, ta volonté. Ayant dit plus haut, Tu n’as pas voulu de sacrifices, ni d’offrandes, ni d’holocaustes, ni de sacrifices pour le péché, et tu n’y as pas pris plaisir – lesquels sont offerts selon la loi, –alors il dit, Voici, je viens pour faire ta volonté. Il ôte le premier afin d’établir le second.” (Heb 10:5-9 DRB)

     

    *la phrase : Tu m’as formé un corps est issue de la traduction grecque, la «Septante ».
    Cette expression du Psaume 40:7 reprise dans le texte de la lettre aux Hébreux, fut traduite de l’hébreu au grec au 3e siècle avant l'ère chrétienne, elle ne peut être soupçonnée de manipulation. Les versions modernes du Psaume 40, proposent « Tu m’as fendu les oreilles »... Cette réécriture du texte en hébreu serait postérieure à la période apostolique.

     

    Dès lors IL redéfinissait un sacerdoce adapté à la nouvelle réalité ou dispensation de la relation avec le Père en Son Corps. Le corps sacerdotal prenait une nouvelle forme selon le Souffle et non plus selon la chair.
    Pierre, disciple de proximité du Maître, définit une caractéristique de la nouvelle sacrificature, elle sera de dimension « royale » (1 Pier 2 :9.)

    Quant-à Paul il aborde le principe même du sacerdoce agréable à Elohim le Père, par l’entière assimilation des nouveaux sacrificateurs à l’imitation de leur Seigneur Yéshoua.

    « Présentez vos corps en sacrifice vivant » c'est-à-dire ; vivez complètement votre sacerdoce pour le Seigneur, en accomplissant sa volonté.
    Et tout cela vient de Elohim, qui nous a réconciliés avec lui par le Messie, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. (2 Corinthiens 5:18 NEG)

    La nuance de sacralité et de pureté aurait-elle évoluée pour autant ? Oui, elle est encore plus exigeante, le savions-nous ? Avons-nous bien pris conscience de Qui nous nous sommes approchés en termes de sainteté… Sainteté telle que le Grand Sacrificateur selon Aharon, était lui-même en danger ! Il est très agréable et motivant de nous dire « nous sommes l’épouse du Seigneur » ! Mais à ce propos, ne soyons pas inconsidérés, faisons précisément sans suffisance ni laxisme, notre bilan… en termes de sanctification, de pureté, d’adéquation au modèle du Messie.
    Tout un programme !

    “afin que lui se présentât l’assemblée à lui–même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable.” (Eph 5:27 DRB)

    “C’est pourquoi, bien–aimés, en attendant ces choses, étudiez–vous à être trouvés sans tache et irréprochables devant lui, en shalom ;”
    (2Pi 3:14 DRB)

     


    Le contact de pureté


    “Et ce qui en restera, Aharon et ses fils le mangeront ; on le mangera sans levain, dans un lieu saint ; ils le mangeront dans le parvis de la tente d’assignation. On ne le cuira pas avec du levain.
    C’est leur portion, que je leur ai donnée de mes sacrifices faits par feu. C’est une chose très sainte, comme le sacrifice pour le péché et comme le sacrifice pour le délit. Tout mâle d’entre les enfants d’Aharon en mangera ; c’est un statut perpétuel en vos générations, leur part des sacrifices faits par feu à YHWH, quiconque les touchera sera saint.” (Le 6:16-18)

    Voila une information bien intéressante. Si je touche de l’eau, je suis immédiatement mouillé ! Si je touche du feu, je suis brulé, cela va de soi. D’une façon toute aussi logique, la Parole nous dit : si quelqu’un touche à une part «sacrée » la sacralité se transmet ! Et par effet de nature opposée,
    il est aussi dit : si quelqu’un touche à un cadavre ou à une souillure il sera impur ! Tant et si bien qu’il est dit :

    “–Partez, partez ; sortez de là ; ne touchez pas à ce qui est impur ! Sortez du milieu d’elle, soyez purs, vous qui portez les vases de YHWH !” (Esa 52:11)

    “C’est pourquoi sortez du milieu d’eux, et soyez séparés, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et moi, je vous recevrai ;” (2 Cor 6:17)

    Question simpliste : le sacré et le pur, le profane et l’impur seraient-ils contagieux ?

    “Les uns, ceux qui hésitent, cherchez à les convaincre ; les autres, sauvez–les en les arrachant au feu ; les autres enfin, portez–leur une pitié craintive, en haïssant jusqu'à la tunique contaminée par leur chair.” (Jude 1:22-23 Jer)

    “Et Elohim faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul, de sorte que même on portait de dessus son corps des mouchoirs et des tabliers sur les infirmes ; et les maladies les quittaient, et les esprit malins sortaient.” (Ac 19:11-12 DRB)

    N'impose les mains précipitamment à personne et ne participe pas aux péchés d'autrui; garde-toi pur toi-même.” (1 Tim 5:22 DRB)

    “Et voici, une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière et toucha le bord de son vêtement ; car elle disait en elle–même, Si seulement je touche son vêtement, je serai guérie. Et Yéshoua, s’étant retourné et la voyant, dit, Aie bon courage, ma fille ; ta foi t’a guérie. Et la femme fut guérie dès cette heure.” (Mt 9:20-22 DRB)

    Nous n’abonderons pas dans le sens des superstitions liées aux reliques et autres subtilités qui favorisent l’idolâtrie, détournant les croyants de la source de Vie en projetant leur espérance de guérison ou autres sur un objet. Bien que pour appuyer un message, une parole, le Seigneur puisse se servir d’un objet comme signe.

    “Et la mère du jeune garçon dit, YHWH est vivant, et ton âme est vivante, que je ne te laisserai point ! Et il se leva, et s’en alla après elle. Et Guéhazi les devança, et il mit le bâton sur le visage du jeune garçon, mais il n’y eut pas de voix, pas de signe d’attention. Et il s’en retourna à la rencontre d’Elisée, et lui rapporta, disant, Le jeune garçon ne s’est pas réveillé.” (2 Ro 4:30-31 DRB)

    Le bâton d’Élisée n’eût aucun effet sur l’enfant mort ! Et cependant que de miracles Moshéh et Aharon ont-ils réalisés en levant le bâton. La Sunamite était consciente que la vie, la puissance ne pouvait pas se trouver dans un bâton ou un objet, mais bien dans celui qui en était le propriétaire.
    Alors qui était le propriétaire des offrandes et sacrifices offerts par l’intermédiaire des sacrificateurs ? Elohim, bien sûr, c’est cette appartenance qui détermine le sacré. Si nous nous approchons de ce qui est « propriété » de notre Père, alors nous sommes dans un environnement sacré, celui du Royaume.

    Si notre coeur est bien disposé, nous « contractons » plus de sanctification
    par le travail du Fils, de Sa parole en nous… Mai si nous avons un coeur double à la manière d’Ananias et Séphira… ou si nous sommes profanes comme Nadav et Avihou les fils d’Aharon, alors nous ne vivrons pas en présence de la sainteté. Car le profane ne peut côtoyer le sacré.

    Une bénédiction de clôture du Shabbat s’énonce ainsi : « Béni sois Tu YHWH, notre Elohim, Roi de l’univers qui distingue entre sacré et profane ».

    La réponse à notre question simpliste sera donc: Oui ! Si nous recherchons la sainteté, la sainteté est contagieuse ! « N’abandonnez pas de vous assembler» (ou n'abandonnez pas votre réunion-episunagoge en Mashiah !)* dira Paul, entretenez vous par des hymnes, des prières… recherchez ce qui est agréable… veillez à cela, etc. Mais si nous nous plaisons dans un environnement malsain, si nous nous laissons pénétrer de la pensée mondaine, ou si nous introduisons de la pensée mondaine dans nos assemblées… l’impureté
    ne peut tenir face à la sainteté, nous serons profanes, impurs, et nous ne tiendrons pas parmi ceux qui se sanctifient. Parce que notre Elohim, est un Elohim qui distingue… Il n’est ni laxiste, ni tolérant… mais patient. 
    * Voir: http://jyhamon.eklablog.com/assemblee-au-lieu-de-reunion-a71995651

    “Mais que ni la fornication, ni aucune impureté ou cupidité, ne soient même nommées parmi vous, comme il convient à des saints ; ni aucune chose honteuse, ni parole folle ou plaisanterie, lesquelles ne sont pas bienséantes, mais plutôt des actions de grâces. Cela en effet vous le savez, connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide (qui est un idolâtre), n’a d’héritage
    dans le royaume du Messie et de Elohim. Que personne ne vous séduise par de vaines paroles ; car, à cause de ces choses, la colère de Elohim vient sur les fils de la désobéissance. N'ayez donc pas de participation avec eux;”
    (Eph 5:3-7 DRB)

     


    Revenons au sacerdoce


    Quel acte-symbole sacerdotal le Seigneur nous a-t-il laissé… le partage du pain sans levain et de la coupe de vin. Il initialisa ce geste au dernier repas pris avec ses disciples avant Péssah. IL renouait par la même occasion avec le symbole du sacerdoce de Mélkiy-Tsédeq dont a bénéficié Abram.
    (voir Genèse 14 :17-24)

    Le corps glorieux du Mashiah et son sang versé, c'est-à-dire la valeur de son sacrifice, donc du sacerdoce, est perpétuellement en présence du Père en lieux célestes.

    “Et je vis au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des anciens, un agneau qui se tenait là, comme immolé, ayant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Elohim, envoyés sur toute la terre.” (Ap 5:6 DRB)

    Ceux qui s’approchent le la « sainte commémoration » ne font pas que s’adonner à un « geste banal du souvenir ». Ils mettent en action un « ordre-Tsav » de notre Grand Sacrificateur qui a traversé le sanctuaire céleste. IL dit : « Faites ceci en mémoire de Moi ». Ils s’adressent ainsi à ceux qu’IL estime être des sacrificateurs… Ces derniers s’offrent alors par obéissance, si toutefois la conscience de l’acte est présente, comme sacrificateurs rangés derrière leur Grand Sacrificateur, engagés dans un même service, celui du culte au Père ! Ils se placent en situation de sainteté extrême…

    “Yéshoua lui répondit : Ce que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt. Pierre lui dit : Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Yéshoua lui répondit : Si je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi..” (Jn 13:7-10)

    “Vous–mêmes, qui étiez devenus jadis des étrangers et des ennemis, par vos pensées et vos oeuvres mauvaises, voici qu’à présent Il vous a réconciliés dans son corps de chair, le livrant à la mort, pour vous faire paraître devant Lui saints, sans tache et sans reproche.” (Col 1:21-22 Jer)

    “Si nous disons que nous avons communion avec Lui, (…) si nous marchons dans la lumière, comme lui–même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Yéshoua Messie son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous–mêmes, et la vérité n’est pas en nous.” (1Jn 1:6-8 DRB)

    Néanmoins, ces paroles ont tellement été dites et redites que beaucoup en ont oublié la « sainte crainte » qu’implique la présence du Messie de Elohim dans Sa Sainte Qéhiyllah (assemblée des saints d’Israël) … Paul est obligé de rappeler que personne ne peut s’approcher ainsi à la légère du camp des saints et du sacerdoce. Celui qui s’approche du sacré ne peut encore être enclin au profane, car le profane ne peut côtoyer le sacré.

    “ C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s’éprouve soi–même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui–même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nous–mêmes, nous ne serions pas jugés.”
    (1 Cor 11:26-31 NEG)

    “Si quelqu’un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur la déposition de deux ou de trois témoins, d’une punition combien plus sévère pensez–vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Elohim, et qui a estimé profane le sang de l’alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé le souffle de grâce ?” (Heb 10:28-29 DRB)

    Ces deux textes de la Nouvelle Alliance (Alliance renouvelée) sont t’ils moins ou plus sévères que les textes dits de la Première Alliance (Alliance première) ?



    Tsav ordonne



    « Tsav » demeure un ordre qui ne se discute pas ; non seulement parce qu’il émane du Père, mais parce qu’il est l’expression d’un ordre « salutaire » hors du commun, dont dépend le sort de tout un peuple, de l’humanité, du cosmos.

    « Tsav » nécessite, courage, résolution, abnégation, générosité, don complet de soi, pour une mission « extra-ordinaire » qui nous dépasse et dépasse nos petits intérêts.

    Le sacrificateur-prêtre est dès lors ce soldat qui s’engage à protéger et à mener les siens à « bon port » en obéissant aux ordres, quitte à y laisser sa vie… Lorsqu’il entend l’ordre, il sait ce qu’il doit faire, il en mesure les risques, mais il accomplit généreusement, avec toute son énergie, toute son âme, tout son cœur, la mitsvah, l’ordre, qui s’inscrit dans le grand dessein de
    son Elohim. 

     



    Shabbat Shalom vé-shavoua tov 

     




    JYH
    07/04/2017
    D'après "Blog Qéhila"
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)

     

     

     

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