•  

    Parachah double: « Behar-Behouqqothay»



    Pensée :

    « Il jugera avec justice les faibles, et arguera avec droiture pour les débonnaires de la terre … la justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité, la ceinture de ses flancs. Le loup habitera avec l’agneau, le léopard couchera avec le chevreau ; le veau, le jeune lion, le buffle, ensemble, un petit enfant les conduira. … On ne fera pas de tort, et on ne détruira pas, dans toute ma sainte montagne ; car la terre sera pleine de la connaissance de YHVH, comme les eaux couvrent le fond de la mer.” (Esa 11:4-9)

    Le principe shabbatique du Royaume se propose dans la parachah « Béhar – Sur la montagne»  

    La Terre bénéficie des Shabbats. Les relations humaines sont marquées par l’espérance libératrice et par la juste redistribution incluses dans le fondement shabbatique…

    La fin de la parachah souligne l’interdiction des faux cultes en opposition à la prééminence de YHVH, sans Lequel il n’y aurait pas de véritable sanctuaire avec les hommes.

    « Car sur ma sainte montagne, sur la montagne haute d’Israël, parole du Seigneur, YHVH, là me servira toute la maison d’Israël entière » (Ez 20 :40) 



                                                   

    Shabbat 20 mai 2017 
    (Commentaire de 2008-13)


    Lectures :
    Parachah : Vayyiqra’/Lévitique 25 :1 à 27 fin
    Haftarah : Yirméyahou/Jérémie 16 :19 à 17 :14
    Bérith Hadachah : Hahizzayon/Apocalypse 20 :4-15 


    Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire… et qui permettent de lire et méditertoutes les Ecritures (Tanakh dont B'rit Hadashah) sur une année. 






    PARACHAH
    : « BEHAR » 
    (sur le mont)


    Résumé de la Parachah :

    YHWH parle à Moshéh sur le mont Sinaï et l’instruit sur les cycles d’années à observer, pour la terre et pour l’homme afin que ces deux composantes, soient au bénéfice des bénédictions de Elohim.
    YHWH rappelle ainsi que, ni la terre ni l’homme ne disposent indéfiniment d’eux-mêmes, mais sont destinés à bénéficier du repos et de la liberté par la confiance, en observant le vouloir de Elohim.
    La Parachah commence par une notion de « Shabbat » (Ch 25 v 2) pour se boucler sur le respect de ce même Shabbat et du sanctuaire (Ch 26 v 2)

     


    Une économie révolutionnaire

     
    ... ou économie shabbatique. Quel économiste oserait de nos jours proposer un tel modèle d’organisation ? S’il s’en trouvait un, parions qu’il soit la risée de tous ses confrères, et désigné comme dangereux idéologue de la part de la grande finance et du capitalisme libéral en général.

    Cependant le modèle donné à Moshéh déterminera le mode de fonctionnement économique du Royaume sur terre.

    De quoi s’agit-il ? Pendant six années la terre est exploitée, cultivée ; la septième année elle reste en jachère ! La sixième année est censée être tellement productive qu’elle fournirait suffisamment de récolte pour couvrir les trois années qui suivent ! Tout cela sans rotation sectorisée de jachère, sans quota limitatif, sans engrais chimique, sans OGM… Sans gestion mondialisée de la nourriture qui laisse 800 millions d’humains en état de
    famine ou de sous alimentation.

    Le repos de jachère de la septième année appelée en hébreu Shémittah, est une observance faite de confiance dans la promesse divine: car il faut avouer et particulièrement à notre époque de disette - malgré les super-productions lucratives - que personne n’oserait se priver volontairement d’une année sur sept de production, représentant plus de 14% de rendement potentiel ! C’est également une année de remise des dettes (voir Deutéronome 15) Quelle banque à ce jour abandonnerait pendant une année le remboursement de ses prêts ? Les bourses du monde entier s’écrouleraient, dirons-nous ! Nous sommes réalistes, les bourses du monde s’écroulent déjà et amplifieront encore leur faillite, parce que paradoxalement, ni l'Etat d'Israël ni les nations n’ont pris au sérieux la promesse liée à l’organisation de l’économie selon Elohim… sans encore évoquer le non respect des commandements : « tu ne convoiteras pas et tu ne voleras pas », qui ne font plus partie du monde de la finance, de la bourse, des OPA, etc. Au contraire, ces commandements de base sont perçus comme des inepties : convoiter l’entreprise d’un autre, convoiter le poste d’un autre, mettre le concurrent « sur la paille », mettre des gens « au chômage », les priver de ressources et dans les cas les plus graves les contraindre à la disette, à la mort de faim ! Ce tableau est-il exagéré ? Non, nous le savons.

    Le repos de la septième année s’affirme être une trêve tant pour l’agriculture que pour le monde des affaires… L’arrêt de toute exploitation, ne serait-il pas au plus grand bénéfice de la reconstitution de toutes sortes de ressources ? Pensons seulement aux espèces marines ! Etc…

    Il est très difficile de croire en la promesse de Elohim plutôt qu’en l’oeuvre de nos mains :

    « Mais que mangerons-nous si nous ne cultivons pas ? » C’est déjà cela qu’Israël devait apprendre. Le pouvons-nous à notre tour ? Dans d’autres circonstances que la culture de nos champs et pour tous autres domaines où nous avons à dire : le Seigneur sera le premier servi, mes oeuvres serviles ou de loisir attendront… Apprenons où se situent nos priorités, notamment lorsqu’Il est particulièrement présent, comme nous le rappelle la parachah : en Ses Shabbats.

     
    Mais aussi dans les affaires du Père, dans « Son champ » que sont les hommes … Sommes-nous capables d’attendre sans nous affairer une année complète en comptant absolument sur Sa bénédiction qui couvrirait plusieurs années, qui de plus conférerait un surplus de fertilité spirituelle ? Sommes-nous capables d’abandonner au Seigneur sa propre oeuvre plutôt que de vouloir toujours maîtriser, gérer, organiser, planifier, ce que nous considérons peut-être à tort être notre propriété ?


    “Et elle avait une soeur appelée Miryam, qui aussi, s’étant assise aux pieds de Yéshoua, écoutait sa parole ; mais Marthah était distraite par beaucoup de service. Et étant venue à Yéshoua, elle dit, Seigneur, ne te soucies–tu pas de ce que ma soeur me laisse toute seule à servir ? Dis–lui donc qu’elle m’aide. Et Yéshoua, lui répondant, dit, Marthah, Marthah, tu es en souci et tu te tourmentes de beaucoup de choses, mais il n’est besoin que d’une seule; et Miryam a choisi la bonne part qui ne lui sera pas ôtée.”
    (Lu 10:39-42)

    Le repos de Shémittah est un repos de respiration, un repos de souffle, un moment de renouvellement, où l’on cesse d’investir à la manière du monde, où on laisse croître ce que Elohim fait croître pour sa création, avec sa sagesse qui dépasse de loin toutes nos pensées.

    Notre Père sait de quoi nous avons besoin, tant pour la terre que pour le corps, que pour l’esprit. S’IL imposait ainsi le cycle de Shémittah à Israël par la voix de Moshéh, ce n’est pas uniquement pour le sol et la nourriture terrestre, car dans le monde de Elohim tout est cohérent et harmonie, ce qui est vrai « pratiquement » l’est aussi « spirituellement ».

    Tous les sept shabbats d’années, sept cycles de sept ans, c’est a dire tous les quaranteneuf ans (Ch 25 v 8) intervenait le « Yovel *» ou jubilé. Ce Yovel était vu comme une cinquantième année qui se déclarait au jour de Kippour, jour des expiations et du pardon, ce qui est lourd de symbole.
    * Dérivé du mot « corne de bélier ».

    Réfléchissons un instant à cette relation….

    L’application du Yovel fut abandonnée au retour de l’exil de Babylone, car la population revenue sur le territoire d’Israël n’était plus suffisamment représentative de toutes les tribus d’Israël. Ce qui devrait être réparé dans les temps prochains, selon la prophétie d’Ezéqiel 37 :15

    S’il fallait inventer une loi contre tous les abus d’exploitation humaine, une loi anti-trust ou anti-spéculation ou anti-inflation ou anti-groupe hégémonique financier et autres, alors le modèle « Yovel » et ses déclinaisons concernant les propriétés, les prêts, et le travail des hommes, devrait servir d’archétype. Il est évident que de telles propositions de lois feraient fuir tous les accapareurs de ce siècle… Fini les O.P.A. à durée indéterminée, les disparitions par absorption des héritages ancestraux et du juste travail. Jugulés, les envolés de prix de vente de maisons et de terrains et de toutes formes masquées de travail inhumain et d’extorsion ; car tous les quarante-neuf ans, chacun, excédentaire ou déficitaire dans le résultat de ses activités, prospère ou tributaire d’un handicap de la vie, quel que soit son sort, retrouvait l’héritage, terrain ou maison, qui constituait son « capital » de départ.

    Pendant quarante-neuf ans, avec une pause tous les sept ans, les entrepreneurs « dynamiques » pouvaient s’exprimer, ce qui ne freinait pas l’initiative ! Toutefois, et au moins une fois au cours de la vie, l’homme qui s’était enrichi devait restituer à son compatriote ce que sa « bonne fortune » avait acquis de ce dernier, y compris dans l’anonymat bancaire. Quant-au défavorisé, au moins une fois dans sa vie, il retrouvait ce qui lui appartenait "de droit divin" (de Elohim).

    Tout est à Elohim, qui donne à chacun équitablement ; comprenons que la mesure de Elohim n’est pas la nôtre, IL rétribue de la même récompense celui qui travaille depuis le matin comme celui qui n’arrive qu’à la dernière heure.

    L’héritage de Elohim est inaliénable. Ce qu’IL a donné à Israël, reste à Israël: « l’adoption, la gloire, les alliances, la Torah, le culte, les promesses, les patriarches dont le Mashiah selon la chair, le territoire défini du Nord au Sud de l’Est à l’Ouest, Amen ».

    Quel que fut et quel que sera le parcours d’Israël, ceux qui se sont accaparés, bien souvent par usurpation et non par juste héritage, le dépôt d’Israël devront le rendre. Quant-à ceux qui viennent se « greffer » par adoption sur l’olivier franc Israël, en participant à sa sève, ils deviennent Israël que leurs ancêtres l’eurent été ou non, ils reçoivent en promesse de Elohim leur juste part comme leurs frères déjà greffés selon leur nature en, et par Yéshoua.

    Bien sûr, il est douloureux de percevoir que certains potentiels bénéficiaires de cet héritage n’hésitent pas à le « brader » volontairement à leurs adversaires contre des promesses mensongères de paix, et que d’autres restent fermés à Celui qui est leur héritage suprême : Yéshoua le Mashiah d’Élohim. Nous ne les jugeons pas, nous les portons dans la prière…

    Nous attendons en veillant, le retour de Celui à qui appartient la rémunération, l’Héritier de qui nous sommes co-héritiers. Celui qui redistribuera ce qui a été dédaigné, dispersé ou usurpé car Il rassemblera cette fois le Tout Israël, réactivant ainsi la proclamation d'un « Yovel d'exception » Nous attendons le son du cor du Kippour de ce Yovel qui
    annoncera l’entrée dans le Royaume, où s’instaurera la Paix et la justice; car

    "Vous observerez mes shabbats, et vous révérerez mon sanctuaire. Je suisYHWH. Si vous suivez mes lois, si vous gardez mes commandements et les mettez en pratique, Je mettrai la paix dans le pays, et personne ne troublera votre sommeil ; je ferai disparaître du pays les bêtes féroces, et l'épée ne passera point par votre pays… Vous mangerez des anciennes récoltes, et vous sortirez les vieilles pour faire place aux nouvelles. J'établirai ma demeure au milieu de vous, et mon âme ne vous aura point en horreur. Je marcherai au milieu de vous, je serai votre D.ieu, et vous serez mon peuple." (Lévitique 26:2-3 &6 &:10-12)

    Quelle merveille ! Amen !

    Une remarque: dans cette Parachah, il est question de terre, d’hommes, et de cycles shabbatiques … On y mentionne aussi subrepticement le sanctuaire au verset 2 du Ch 26, « mes shabbats vous garderez et mon sanctuaire vous vénérerez, Je suis YHWH ». Où parle t’on de sanctuaire ? Il semble absent de notre parachah. Non il n’est pas absent, bien que plus apparent dans la parachah suivante

    "J'établirai ma demeure au milieu de vous, Je marcherai au milieu de vous."

    "Milieu de vous" : textuellement « dans vous ».

    "Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Elohim, et que le Souffle de Elohim habite en vous ?" (1 Corinthiens 3:16 NEG)

    "Car nous sommes le temple de l'Elohim vivant, comme Elohim l'a dit, J'habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Elohim, et ils seront mon peuple." (2 Corinthiens 6:16 NEG) !

    Faîtes donc attention à vous ! Car vous êtes mon sanctuaire.

     

    Une année de grâce

     

    "L'Esprit de YHWH est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres. Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour proclamer une année de grâce (d’accueil) de YHWH." (Luc 4:18-19 NEG)

    Telles furent les Paroles d’ouverture de ministère, que prononçaient Yéshoua dans la synagogue de Nazareth, à Shabbat. Cette lecture d’Isaïe 61 est typique du « Yovel ». La bonne nouvelle annoncée aux pauvres, était aussi celle du recouvrement de leur héritage perdu depuis longtemps. Lui l’Héritier de Elohim était bien Celui qui pouvait « proclamer » l’année effective du Yovel.

    Compte tenu de la nature de sa mission parmi les hommes (le sanctuaire) qui consistait surtout au recouvrement de l’héritage en Elohim le Père, héritage de la relation définitivement réparée avec le Père, héritage retrouvé de la vie éternelle par la rançon du sang de l’Alliance… Nous pouvons penser, comme d’autres commentateurs, que l’année du témoignage de Yohanan
    hamatbil (Jean l’immergeur) et de l’intronisation de Yéshoua, qui annonçait Lui-même « une année de grâce », était une année de  « Yovel » avérée.

    Car Il dit : « Aujourd’hui cet écrit s’est accompli à vos oreilles » Vous avez entendu que c’est une année de Yovel, mais vous n’avez rien vu ! Le Yovel ne vous a été que « notifié » car il a perdu depuis longtemps la puissance de son application. Le Seigneur annonçait sans le dire explicitement, mais seulement en citant la Parole, que Lui proclamait véritablement le rétablissement d’Israël par le symbole du Yovel. Effectivement, les israélites de l’époque connaissaient bien la relation prophétique entre Yovel et Royaume. Il ne fit pas qu’en parler, Il fit les oeuvres de Son Père…

    A ce Yovel de l’antiquité correspond « Le Royaume en vous », « Mon Sanctuaire ». Au prochain Yovel, celui du retour correspondra « Le Royaume sur Terre comme dans les cieux ».

    Reviens bientôt Adon Yéshoua !

     

     

    Parachah double: « Behar-Behouqqothay»




    PARACHAH « BEHOUQQOTHAY »
     
    (dans mes règles)


    Résumé de la Parachah:

    Cette parachah clôture le livre de Vayyiqra/Lévitique. Si la fin du livre de
    Chémoth/Nombres est marquée par l’apothéose de la présence de Elohim sur le sanctuaire achevé, la fin du Lévitique sera pour le peuple d’Israël, un manifeste condensé des conséquences de l’obéissance à la Torah de YHWH ou de l’infidélité. Le livre du Lévitique expose l’ensemble des règles divines du « Comment faire » pour garantir la sainteté requise par la présence de Elohim au milieu du peuple. Pour que le peuple appréhende en toute conscience ce que signifie : « vous serez saints car votre Elohim est Saint ». La parachah nous rappelle aussi qu’en toutes circonstances, tout appartient à Elohim qui dispose selon sa volonté et pour le bien de tous. Mais si le Seigneur donne aux hommes en abondance, il est par contre hors de propos de penser reprendre à YHWH, ce qui Lui est consacré…

     


    Bénédictions et malédictions pour notre temps et un préambule d'Ebal et Garizim

     

    Le Chapitre 26 énumère des conséquences de l’observation des prescriptions divines, les bénédictions, mais aussi des conséquences de leur rejet, la malédiction.

    “Si vous marchez dans mes statuts, et si vous gardez mes commandements et les pratiquez, je vous donnerai vos pluies en leur temps, et la terre donnera son rapport, et l’arbre des champs donnera son fruit…..” (Le 26:3-4 DRB)

    “Mais si vous ne m’écoutez pas, et si vous ne pratiquez pas tous ces commandements, et si vous méprisez mes statuts, et si votre âme a en horreur mes ordonnances, de sorte que vous ne pratiquiez pas tous mes commandements et que vous rompiez mon alliance, moi aussi, je vous ferai ceci, J’ordonnerai sur vous la frayeur, la consomption et la fièvre qui consumeront vos yeux et feront défaillir votre âme ; et vous sèmerez en vain votre semence, car vos ennemis la mangeront….” (Le 26:14-16 DRB)

    Ultimes prescriptions et avertissements adressés par Moshéh au peuple. Nous retrouvons également ce discours en deutéronome 27 et 28 ; et à cette occasion l’ordre est donné au peuple de déclarer officiellement pour témoignage la bénédiction sur le Mont Garizim et la malédiction sur le Mont Ebal.

    Ces avertissements et ces promesses sont solennelles et cérémonielles pour en marquer l’extrême importance, elles sont des prophéties qui se sont réalisées à « la lettre » et se réaliseront encore. Quelles étonnantes précisions nous y lisons, nous qui connaissons par l’Histoire ce qu’Israël a vécu depuis Moshéh…

    Les paroles que prononçait Moshéh sont terribles, comment cet homme qui aimait le peuple, a-t-il eu le courage d’émettre de telles paroles ? Paroles insupportables si nous considérons les sentences liées à la désobéissance. Mais cependant Moshéh, le fidèle serviteur dut avertir le peuple, car l’avertissement et la correction sont des preuves d’amour. Des parents prévenants et aimants agissent de même avec leurs enfants.

    Est-ce là un Elohim d'Amour diront les « bien pensants » de notre époque, ceux qui confondent tolérance et laxisme, avec patience et correction ?  
    Oui, Elohim est Saint, Il est Amour ET Justice. IL aime ses enfants, et dans ce sens, IL fera tout ce qui est nécessaire pour que Ses enfants restent sur le chemin qui mène à la Vie ! L’apothéose de Son amour ne fut elle pas le don du Fils unique ! Car c’est bien Lui qui fut châtié pour tous.

    “mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et YHWH a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous.” (Esa 53:5-6 DRB)

    “Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Elohim vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ? Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils.” (Heb 12:7-8 NEG) 

    La tolérance et le laxisme voire la permissivité, tout ce qui contribue à relativiser les commandements, à ridiculiser ou mépriser les statuts de la Torah de Vie, finissent par générer de très sévères corrections assimilées à la malédiction. C’est ce qui arrive lorsque les hommes imposent leurs propres règles iniques au lieu de la sagesse de la Loi de Elohim ; ils attireront sur eux les fruits de leur déraison. Les exemples de Sodome et Gomorrhe, ainsi que de l’Égypte sont relatés pour nous servir de pédagogie.

    “Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui mettent les ténèbres pour la lumière, et la lumière pour les ténèbres, qui mettent l’amer pour le doux, et le doux pour l’amer. Malheur à ceux qui sont sages à leurs propres yeux, et intelligents à leur propre estime ! Malheur à ceux qui sont forts pour boire du vin, et hommes vaillants pour mêler les boissons fortes ; qui justifient le méchant pour un présent, et qui ôtent aux justes leur justice ! C’est pourquoi, comme une langue de feu dévore le chaume, et comme l’herbe s’affaisse dans la flamme, leur racine sera comme la pourriture, et leur fleur montera comme la poussière ; car ils ont méprisé la loi de YHWH des armées, et ont rejeté avec dédain la parole du Saint d’Israël.” (Esa 5:20-24)

    Nous connaissons bien le processus qui mène à la catastrophe : le mensonge des raisonnements philosophiques et idéologiques précède l’aveuglement.
    La séduction, toujours adaptée à la mode du moment, au nom d’une pseudo-liberté ou d’une soi-disant égalité ou d’autres arguments fallacieux fait sa demeure jusqu’à convaincre les réprouvés… Les fruits du péché ne tardent pas à apparaître, le syndrome de Sodome et Égypte s’abat de nouveau sur les rebelles… mais l’impossibilité de comprendre et de relier des effets néfastes avec leurs causes réelles, empêche les dévoyés de se repentir, tant et si bien que les appels pressants du Seigneur restent sans échos :

    “Dès les jours de vos pères, vous vous êtes détournés de mes statuts, et vous ne les avez pas gardés. Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit YHWH des armées. Et vous dites, En quoi retournerons-nous ?" 
    (Mal 3:7)

    La confusion et la cécité sont immenses, la rébellion est élevée au rang de modèle politique de progrès et de l’idéologie doctrinale, alors le Seigneur dira pour quelques uns :

    “Et à cause de cela, Elohim leur envoie une puissance d'égarement pour qu'ils croient au mensonge, afin que tous ceux-là soient jugés qui n'ont pas cru la vérité, mais qui ont pris plaisir à l'injustice." (2Th 2:11-12 )

    Voila un des messages de Vayyiqra-Lévitique repris par plusieurs prophètes:

    “Ainsi, encore maintenant, dit YHWH, revenez à moi de tout votre coeur, avec jeûne, et avec pleurs, et avec deuil ;” (Joe 2:12) !

    Mais qui ?Qui dans ce monde entend encore le cri de notre Père … Un Père qui appelle ses enfants à Lui revenir, n’y a-t-il pas là une expression de souffrance ?


    Un principe excessivement sérieux

     

    Le peuple de Elohim, le tout Israël disciple de Yeshoua, a pour mission d’être une source de bénédictions pour les peuples de la Terre, dans ce but il doit devenir l’exemple à suivre, celui de porteur des instructions divines de salut…. Un peuple de prêtres pédagogues, il devait et doit à terme enseigner à l’humanité comment vivre « dans les règles- Béhouaqqotaï » de Elohim, en se gardant d’imiter les nations idolâtres. Le plus grand danger consiste alors à se laisser séduire par la pulsion inverse : imiter les nations idolâtres. Ce danger persiste et guette toujours tous les « croyants ». En sommes-nous conscients ?

    C’est pourquoi les derniers versets de la parachah précédente « Béhar »,
    ch 26 :1-2, qui introduisent la parachah « Béhouaqqotaï » sont :

    « vous ne vous ferez pas d'idoles pour vous prosterner devant elles, Je suis YHWH votre Elohim » et « vous observerez mes Shabbats en respectant Mon sanctuaire, Je suis YHWH »

    Voila deux points qui s’adressent encore et toujours à tous ceux, innombrables, qui se veulent disciples du Seigneur, le peuple de Elohim… Comment ? Réfléchissons sur ces deux aspects…

     

    1 - Idolâtrie:

     

    a) s’apparenterait à « faire comme le monde », ce qui nous interpelle quant-à notre vie quotidienne, nous conduisons-nous selon les recommandations du Seigneur, ou nous laissons-nous « aller » à accompagner, imiter les fonctionnements des peuples non convertis voire des comportements de vauriens ! Nous complaisons-nous dans ce que réprouve la Parole ? La liste est longue… Ces dérives dénoncées par Moshéh, Paul, Jean etc. excluent ceux qui les pratiquent du Royaume !... 
    Pourquoi ? Parce que toutes ces pratiques sont de l’idolâtrie. Ainsi en est-il de nombreuses « activités » malheureusement soumises à l’esprit de ce monde, qu’elles soient de commerce, de finance, d’affaires de toutes sortes et notamment de politique s’adossant presque systématiquement à une idéologie qui s’oppose à la Parole.

    « Ne formez pas avec les non–croyants un attelage disparate. En effet, quelle association peut–il y avoir entre la justice et le mal ? Quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord entre le Messie et Bélial ? Quelle part, pour le croyant, avec le non–croyant ? Quel contrat, pour le sanctuaire d’Élohim, avec les idoles ? En effet, nous sommes, nous, le sanctuaire de l’Élohim vivant, ainsi que Élohim l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Élohim, et eux, ils seront mon peuple. Aussi sortez du milieu d’eux et séparez–vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas ce qui est impur, et moi, je vous accueillerai. » (2 Co. 6:14-17 )


    b) Nous n’aborderons pas la fréquentation des « fausses religions » en prétendant abusivement, comme les syncrétistes ou oecuménistes, que toutes les religions sont bonnes ! Sans rejeter les hommes, nous ne pouvons pas accéder aux principes des religions qui ne confessent pas l’Élohim d’Israël ni Son Fils. Religions qui, dans leur principe, s’opposent à la Parole. Ce sont des religions « idolâtres » et nous savons quelle puissance se profile derrière elles, y compris lorsqu’elles se présentent en « ange de lumière ».

    c) Laissons-nous polluer nos assemblées par des idolâtres, par des mondanités, qui introduisent des prétextes à l’accusateur. Estimons-nous en l’occurrence devoir garder le silence parce que le Seigneur comprend tout cela et qu’il ne faut pas choquer… ou savons-nous reprendre avec amour notre frère et notre soeur selon la Parole ?

    “Cela en effet vous le savez, connaissant qu’aucun fornicateur, ou impur, ou cupide -qui est un idolâtre- n’a d’héritage dans le royaume du Messie et de Elohim. Que personne ne vous séduise par de vaines paroles ; car, à cause de ces choses, la colère de Elohim vient sur les fils de la révolte. N’ayez donc pas de participation*” (Eph 5:5-7)

    N’ayez donc pas de participation* avec eux, ne participez pas à leurs oeuvres, dénoncez le mal : cette injonction de Paul est sans équivoque.Cela ne nous dégage pas de la nécessaire miséricorde qui consiste, le cas échéant, à les prévenir des sentences de la Parole et à les appeler à la repentance.

    *du grec sunmetocoi ; composé de sun = avec ; metecw = participer, être complice, être en communauté !

    d) Les dogmes, enseignements, et habitudes de notre assemblée sont-ils conformes à la Parole ou sont-ils le résultat de la présence bien intégrée d’éléments païens idolâtres ? Cela parfois depuis des siècles…

    Nous devons avouer que tout cela est bien délicat et que dans la plupart des cas nous avons à faire amende honorable auprès du Seigneur de grâce et devons corriger avec Son aide notre situation.

    C’est bien pour pallier tout cela et particulièrement la dernière remarque
    que le second point est rappelé.



    2 - Observez Mes Shabbats:
     (ce qui est un leitmotiv de la Parole)

     

    Ainsi vous respecterez mon sanctuaire et vous vous tiendrez loin de l’idolâtrie. Observez mes Shabbats « Dans mes règles – béhouqqotaï » et non selon vos élucubrations, en modifiant Mon calendrier des Saintes Convocations, au risque de confusion idolâtre par amalgame à d’autres jours que le Seigneur n’a pas prescrits… Ce n’est pas un caprice du Seigneur, c’est une mesure d’amour, de sauvegarde à notre égard, sinon nous serons balayés par l’esprit de Babylone, malheureusement trop présent dans la majorité des assemblées.

    Vous respecterez mon sanctuaire… Mais qu’est ce que le sanctuaire de Elohim, celui du Père et du Fils pour lequel la Tente du témoignage et plus tard le Temple ne furent que des représentations matérielles ? Assurément c’est le Temple fait de pierres vivantes, le Corps du Mashiah, précieux aux yeux de Elohim. Si nous sommes réellement « le Corps », l’endroit où le Père et le Fils font leur demeure, comprenons bien qu’il ne peut y avoir de trace quelconque d’idolâtrie, au risque de ne pas respecter le « sanctuaire » ce qui revient à ne pas respecter notre engagement placé sous le sang de l’Agneau, en notre être, et à s’opposer à la volonté du Seigneur qui est de « se faire paraître à Lui même Son épouse sans tache, ni ride, irrépréhensible » !
    Quelle responsabilité !

    Nous appartenons-nous encore à nous-mêmes, nous qui sommes morts dans le Seigneur et ressuscités avec Lui ? Alors, n’hésitons plus.


     Les deux commandements que sont l’interdiction de toute idolâtrie et l’ordre de garder les Shabbats sont intimement liés, car en gardant les Shabbats, le disciple s’éloigne forcément de l’idolâtrie pour ne s’adonner qu’à YHWH en Yéshoua.

     

    Un écho certain


    - Du conditionnel …

    « Si vous marchez dans mes statuts, et si vous gardez mes commandements et les pratiquez, je vous donnerai vos pluies en leur temps, et la terre donnera son rapport, et l’arbre des champs donnera son fruit. » (Le. 26:3-4)

    - Au rappel à la raison de l’amour du Père …

    « Revenez à moi, et je reviendrai à vous, dit YHWH des armées (…) éprouvez moi par ce moyen, dit YHWH des armées, (vous verrez) si je ne vous ouvre pas les écluses des cieux, et ne verse pas sur vous la bénédiction, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus assez de place. »
    (Mal. 3:7-10)

    - À la promesse …

    « C’est pourquoi ils sont devant le trône d’Élohim et le servent jour et nuit dans son temple ; et celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux. Ils n’auront plus faim et ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera plus, ni aucune chaleur, parce que l’Agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux fontaines des eaux de la vie, et Élohim
    essuiera toute larme de leurs yeux. » (Ap. 7:15-17)

     

    Shabbat Shalom vé-shavoua tov 





    JYH
    19/05/2017
    D'après "Blog Qéhila"
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)





    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    1 commentaire
  •  

    Parachah: EMOR (parle)



    Pensée :

    La « Ménorah » placée dans la partie sainte est allumée en permanence. Le peuple apporte l’huile des lampes et le Grand sacrificateur s’assure que la lumière brille perpétuellement.

    « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mat 5 :16)

    Les douze pains de proposition sont renouvelés chaque Shabbat et les précédents consommés dans un lieu saint.

    « Faites ceci en mémoire de Moi » et « toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’Il vienne » (I Cor 11 :26)








    PARACHAH
    : EMOR 
    (parle)

     

    Shabbat  13/05/2017
    (Commentaire de 2012)



    Lectures :
    Parachah : Vayyiqra / Lévitique 21:1 à 24 fin
    Haftarah : Yéhézqél/ Ezékiel 44 :15 à fin
    Bérith Hadachah : Ivriym / Hébreux 9 :1-14

     


    Rappel :  les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua.



    Résumé de la Parachah: 
     La liste des conditions de sanctification du Nom du Seigneur, de son approche, et à contrario du risque de sa profanation se poursuit dans la présente parachah.
    Parle aux sacrificateurs, parle à Aharon, parle à Aharon et à ses fils, parle à Aharon et à ses fils à tout Israël, ordonne aux israélites… Ses injonctions sont suivies de préceptes de sanctification, de pureté, en ce qui concerne le contact avec la mort et les marques de deuil, les critères de choix d’épouse pour les sacrificateurs et le grand sacrificateur, ainsi que de critères d’exclusion du sacerdoce, de la qualité des animaux présentés à l’autel. L’ensemble des saintes convocations de YHWH est inclus dans la liste des mitsvoth (commandements) de sanctification. L’huile et l’allumage permanent du chandelier « Ménorah » ainsi que la consommation des pains de proposition à chaque Shabbat sont également inscrits en fin de liste.
    La parachah s’achève sur ce qui pourrait apparaître comme un fait divers difficile, mais qui rejoint néanmoins le thème général de la sanctification et de la profanation.

     


    Je vous fait sortir d'Egypte pour être votre Elohim, Je suis
     YHWH 
    ( Lév 23 :33)

     

    Ce qui peut signifier : « Je ne serai votre Elohim qu’à la condition que vous sortiez pleinement de l’Égypte ; mais cela vous ne le pouvez pas par vous-mêmes, Je vous fais donc Moi-même sortir… Premièrement par une rupture franche, en abattant pour vous en libérer les puissances de l’Égypte c'est-à-dire du monde; secundo, ce qui est la raison de l’ensemble des prescriptions de sanctification dites mosaïques, en vous apprenant à vous débarrassez des habitudes et modes de fonctionnement du monde ; comment ? En vous faisant adopter les bonnes pratiques qui seront le signe de votre sanctification, de votre mise à part, jusqu’à ce que toute Ma Loi, Ma Parole, Mon Souffle, Ma Nature, soit inscrite dans vos coeurs… Car pour que Je sois votre Elohim en Vérité, vous devez être saints : « Vous serez saints car Je suis Saint »… Alors vous serez mes témoins ! Selon le modèle parfait du Fils que Je vous envoie » pour rendre véritablement vivante Ma Parole en vous, par la réconciliation possible en Lui et seulement par Lui.

    “Vous vous souviendrez ainsi de mes commandements, vous les mettrez en pratique, et vous serez saints pour votre Elohim.” (No 15:40 NEG)

    “Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Mais, puisque Celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car Je suis Saint.” (1Pi 1:14-16 NEG)

    Il est important au titre de l’appel à la sanctification, quasi disserté de manière précise et analytique par Moshéh, rappelé et confirmé dans le principe et la nécessité par Pierre, de nous souvenir du sort dramatique des deux frères Nadav et Avihou, fils d’Aharon et sacrificateurs…
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/parachah-chemiyniy-a81639462
    Ces hommes, certainement saints, se sont approchés de la Divinité avec leur propre feu et encensoir, en négligeant le chemin obligé du « Kohen Gadol » le Souverain Sacrificateur et le seul feu admis, celui de l’autel… La Parachah de « Aharey moth » (après la mort) fut l’objet d’un commentaire à ce sujet… L’approche du Père, en Vérité et en Souffle, car la Parole est vie et souffle, ne peut se réaliser que par le « Kohen Gadol » en titre et en éternité : Yéshoua, qui nous impulse le Souffle de Vérité émanant du Père… Il n’y a pas d’autre chemin. Yéshoua n’est pas seulement Celui qui nous sauve à la croix, Il est le chemin obligé. Laisser croire qu’il existe d’autres possibilités mène à la catastrophe à l’instar de la démonstration faite par Nadav et Avihou.

    On ne peut paraître devant Lui avec nos propres vêtements, c'est-à-dire nos propres oeuvres et nos prérogatives et nos particularismes religieux et traditions des pères, tant du "judaïsme" que du "christianisme", que nous voudrions imposer comme légitimes ou comme alternative dans le Saint des Saints, c’est impossible… 

    Pourquoi dire cela : Car voici que jusque dans la salle des noces certains parviennent avec leurs propres habits, leur tradition, leur dogme, qui sont autant de feux étrangers pleins de bonnes intentions ; mais les bonnes intentions comme celles de Nadav et Avihou ne réalisent pas la volonté de sanctification voulue du Père. Ils meurent brûlés pour avoir fait ce qu’il ne leur avait pas été prescrit et pour bien signifier qu’on ne peut paraître devant le Père, qu’enfouis dans le Corps du Mashiah, Lui qui est la réalisation parfaite de la Parole, sans ajout ni retrait. Les contrevenants seront jetés dans les ténèbres du dehors ! C’est dur, oui. Mais c’est le Seigneur qui dit cela, ce qui nous oblige à prendre ces paroles très au sérieux.

    “Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut là un homme qui n’avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit : Mon ami, comment es–tu entré ici sans avoir un habit de noces ? Cet homme eut la bouche fermée. Alors le roi dit aux serviteurs : Liez–lui les pieds et les mains, et jetez–le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.” (Mt 22:11-13 NEG)

    “Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour–là : Seigneur, Seigneur, n’avons–nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons–nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons–nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez–vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.” (Mt 7:21-23 NEG)

    Ces personnes ne sont-elles pas parvenues à un niveau de puissance remarquable ? N’ont-elles pas accédé à des hauteurs spirituelles importantes ? Ne font-elles pas des miracles ?
    Nous admettons ici que ces miracles sont avérés et non des falsifications. Ces personnes n’ont-elles pas fait tout cela par le nom du Seigneur, donc à priori pour Sa gloire ? Et cependant le Seigneur leur dit potentiellement :
    « Je ne vous connais pas … vous commettez l’iniquité ». Cela nous pose une question délicate: quelle est la différence entre ceux ceux qui s'auto missionnent pour travailler pour le Seigneur et ceux qui sont appelés à travailler avec le seigneur. Réfléchissons à cela car la nuance est importante.
     
    Nous pourrions penser que ceux-ci ont accompli des actes qui ne leur ont pas été demandées…
    Ils ont agi selon leurs propres initiatives, il ont pensé travailler pour le Seigneur, mais ce dernier ne leur a rien demandé… Ce ne seraient en somme pas les oeuvres ni les commandements du Seigneur qu’ils auraient accomplis mais les leurs, en s’abusant sur leur bien-fondé.

    Soyons prudent, gardons les yeux rivés sur le Seigneur, en Lui demandant de nous instruire de Sa Vérité et de Sa Volonté. Méfions nous de nos pensées et des enseignements qui ne sont pas strictement alignés sur La Parole écrite et confirmés par le Souffle. Notre sanctification qui passe par l’obéissance est à cette condition, celle qui par le Messie nous permettra d’être saints car notre Père est Saint. Par le Fils IL nous fait sortir de nos « Égypte ».

    “En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père ; et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m’aimez, gardez mes commandements.” 
    (Jn 14:12-15 NEG)

    Quelles sont ces oeuvres ? Celles du Père. Quels sont les commandements à garder ? Ceux du Père. Il n’y a pas ici de place pour l’improvisation, le sentimentalisme, les apports déformants du judaïsme ou du christianisme, qui sont autant de feux étrangers résultants de pulsions humaines.
    Note JYH: J'ajoute qu'il n'y a pas de place non plus pour les apports de la "franc-maçonnerie chrétienne" (et/ou juive) et son "égalité des sexes" dans tous les ministères... et que la Qéhila n'enseigne pas de nouveautés au Mashiah.
    (1 Cor 11:3; 1 Tim 2:12-14...)

     


    Les saintes convocations du Lévitique 23

     

    Ce sont des convocations suprêmes et non des invitations facultatives !  qui s’adressent à ceux qui estiment être acquis à l’Alliance de l’Élohim de la Bible ! L’ensemble de ces convocations procède de la même nature que les autres prescriptions, c'est-à-dire qu’elles contribuent à la sanctification du peuple de YHWH. Un peuple qui a autre chose à dire, à faire et à être que les autres nations, un peuple qui doit témoigner à l’humanité de l’intervention du Seul et Vrai Élohim, l'Elohim d’Israël, par le Fils de sa gloire, Yéshoua, Celui qu’IL nous a envoyé.

    Le peuple témoin de Elohim, le tout Israël, sous l’office de son Grand Sacrificateur - depuis 2000 ans et définitivement - Yéshoua, répondra donc aux éminentes convocations du témoignage.
    Ces convocations ne sont pas des rites religieux, elles sont des rassemblements de confirmation que la volonté de Elohim s’est réalisée et qu’elle se réalisera encore jusqu’à son terme. Chacune de ces convocations expriment les grandes étapes prophétiques de Son plan de rédemption.
    Ces saintes convocations sont en clair des actes prophétiques et certainement pas des traditions religieuses que nous aurions à loisir la possibilité d’observer ou d’ignorer en raison d'une pseudo-caducité de la Torah.

    Chaque « évènement » est l’expression d’un acte réalisé ou encore à venir.

    - Shabbat nous lie au futur Royaume
    - Le soir du Péssah (Pâque) nous lie au sacrifice salvateur
    - Les 7 jours des matsoth (pains sans levain) conséquents du Péssah nous lient à la pureté (le 1er jour et le 7e sont des saintes convocations)
    - La gerbe des prémices nous lie à l’agrément de l’Agneau divin en lieux célestes
    - Le jour de Shavouoth (pentecôte) nous lie au don de la Torah et du Souffle sacré (qui sont de la même nature)
    - Le jour de Yom Théroua (jour de clameur) prophétise l’appel précédent les terribles derniers jours
    - Le Yom Kippour (jour d’expiation) prophétise l’expiation générale à venir
    - Les 7 jours de Soukkoth (cabanes) nous inscrivent dans l’intronisation au Royaume, au retour du Mashiah. (le 1e jour est une sainte convocation)
    - Le huitième jour qui est une sainte convocation serait le relatif final de la remise du Royaume au Père.

    Rappelons dans le cadre de la sanctification à notre égard de la part du Seigneur, que les saintes convocations de YHWH n’ont pas propension à être modifiées, délaissées, comme si l’homme avait latitude d’en faire ce que bon lui semble, en changeant le calendrier ou en introduisant d’autres
    « fêtes » que l’homme sacralise ou en en supprimant, ce que le Seigneur ne lui a pas demandé !
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/jeroboam-inventeur-du-christianisme-moderne-a83323798

    Travaillons à notre sanctification qui est le support du bon témoignage, et les saintes convocations de YHWH, encore une fois sans ajout ni retrait, sont la marque prophétique du grand dessein de notre Père pour
    l’humanité. En répondant à l’appel des saintes convocations, nous entrons pleinement dans le témoignage de la Parole prophétique.

    Rachetons le temps… Car nous ne pouvons que constater, à notre époque, l’abandon généralisé de tout ou partie des « saintes convocations ». Ici et là, selon les confessions, il ne reste que Pâque et Pentecôte… sans parler des dates et de la connotation de ces « évènements ». Les autres solennités,
    tels Shabbat, la période des pains sans levain, les fêtes du 7e mois, c'est-à-dire la quasi totalité du calendrier d’Élohim, sont vidées de leur substance ! Oui ce constat est navrant !

    Mais n’avons-nous pas ici le résultat d’une sentence émise par le prophète Hoshéa ? (Osée)

    « Mon peuple périt parce qu’il n’a pas la connaissance. Puisque, toi, tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai de mon sacerdoce ; comme tu as oublié la Torah de ton Élohim, moi, de même, j’oublierai tes fils. » (Os. 4:6)

     



    Interdit au sacerdoce

     

    Un animal présentant une malformation ne pouvait pas servir de victime sacrificielle. Analogiquement, un homme présentant une malformation ou un handicap ne pouvait servir au sacerdoce.

    Nous pourrions penser : c’est trop injuste ! Un aveugle ou un boiteux exprimant un véritable zèle et amour pour le Seigneur ne peut donc pas s’approcher du service… Cela n’était il pas parfois vécu comme une punition incompréhensible ? Cette situation posait certainement question qui appelait une réponse rationnelle. Nous retrouvons ce genre de réflexion dans les propos des disciples auprès du Seigneur :

    “Yéshoua vit, en passant, un homme aveugle de naissance. Ses disciples lui posèrent cette question : Rabbi, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? Yéshoua répondit : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les oeuvres de Elohim soient manifestées en lui. Il faut que je fasse, tandis qu’il est jour, les oeuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler.” (Jn 9:1-4 NEG)

    Voilà bien une révolution sur les « a priori » interprétés des hommes de cette époque, compte tenu de l’interdiction de sacerdoce imposée aux handicapés… Auraient-ils péché ou leurs parents ? Le Seigneur répond : Regardez ceux-là qui à cause de leur handicap sont interdits de s’approcher du sanctuaire, mais dont le coeur est peut-être moins aveugle ou moins boiteux que ceux qui se disent bien portants et sans défaut… Moi en ce jour Je les guéris, Je les rends aptes à s’approcher.

    N’était ce pas aussi la question de Yohanan hamatbil (Yohanan le baptiste) :

    “Yohanan, ayant entendu parler dans sa prison des oeuvres du Messie, lui fit dire par ses disciples : Es–tu celui qui doit venir, ou devons–nous en attendre un autre ? Yéshoua leur répondit : Allez rapporter à Yohanan ce que vous entendez et ce que vous voyez : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.”
    (Mt 11:2-5 NEG)

    Qu’est ce que cette oeuvre, sinon qu’une réhabilitation-guérison sans condition de tous ceux qui de coeurs purs sont tenus à l’écart de la Maison du Père mais que le Seigneur invite à la salle des noces… Ceci est bien le signe du Royaume et de la présence du Roi, du vrai Grand sacrificateur.

    “Et le maître dit au serviteur : Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains–les d’entrer, afin que ma maison soit remplie.” (Lu 14:23 NEG)

    Ne serions nous pas tous de ces estropiés de naissance qui avons tellement besoin de l’intervention du Seigneur pour nous rendre apte à entrer dans sa Maison ?

     


    Shabbat Shalom vé-shavoua tov

     

    JYH
    12/05/2017
    D'après "Blog Qéhila".
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)

     

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique