• Il existe de nombreux ouvrages et articles sur le "pardon" mais je choisis de publier celui-ci (de Nicolas P sur son Blog "Dokimos de la foi") parce qu'il va à l'essentiel et que, sans tomber dans la psychologie, il "explique" le processus d'une saine et sainte "libération".
    Nota: Les mots "Dieu", "Jésus", etc, sont de faux noms issus du grec et du latin des pagano-chrétiens apostats mais sont conservés ici par condescendance pour les bébés spirituels qui n'ont pas encore accès à TOUTE la Vérité.

    Le pardon des hommes et le pardon de Dieu...

     

    Je publie cet article dont malheureusement je n'ai plus le nom de son auteur. En préambule, j'ai choisi quelques versets importants sur le pardon et à la suite le texte de l'étude.

     

    Le pardon embarrasse et empoisonne la vie et les relations des hommes qu'ils soient chrétiens ou pas. Cette étude apporte un éclairage équilibré qui peut aider chacun d'entre-nous.

     

    Colossiens 3:13 Vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a quelque sujet de plainte contre l’autre. Comme Christ vous a pardonné, vous aussi, faites de même.

     

    Ephésiens 4:32 Mais soyez, les uns envers les autres, bons, miséricordieux,vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu vous a aussi pardonné en Christ.

     

    Matthieu 5:44 Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent ; faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous outragent et qui vous persécutent ;

     

    Matthieu 6:12 Pardonne–nous nos péchés, comme aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, ...14 Car si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi. 15 Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes leurs offenses, votre Père ne pardonnera pas non plus les vôtres.

     

    Matthieu 18:21 Alors Pierre, s’étant approché, lui dit :Seigneur, combien de fois pardonnerai–je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? 22 Sera–ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui répondit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,mais jusqu’à septante fois sept fois.

     

    Le pardon de Dieu

     

    Jérémie 50: 20 En ces jours, en ce temps-là, dit l'Eternel, on cherchera l'iniquité d'Israël, et elle n'existera plus, le péché de Juda, et il ne se trouvera plus; car je pardonnerai au reste que j'aurai laissé.

     

    Voici comment Dieu pardonne, non seulement il ne tient plus compte du péché, mais il le fait disparaître, la dette est effacée du tableau sur laquelle elle avait été inscrite, on ne peut plus la voir nulle part.

    Jésus-Christ est venu payer la dette, il a pris sur lui la condamnation que nous méritions pour nos péchés, le pardon est total pour ceux qui a placé leur foi dans le sacrifice parfait de Jésus sur la croix.

     

    Le pardon des hommes

     

    Un orateur chrétien a dit: «Le défi n'est pas de pardonner et d'oublier. Le vrai honneur vient dans la capacité de pardonner tout en continuant à se rappeler.»

     

    Le pardon, comme plusieurs autres domaines dans notre vie chrétienne, est un processus. Plus la blessure est profonde plus le processus du pardon est long. Ceci ne veut pas dire que vous avez le droit de rester amer ou en colère. Cela veut dire que plus la blessure infligée est sérieuse, plus il faudra peut-être passer à travers les émotions vers le but final du pardon.

    Chuck Swindoll «Improving your serve» : Disons que je sorte de votre parking d'église dimanche prochain. Je recule mon auto dans le côté de votre belle Mercedes 450 SEL. Crack! Vous êtes en train de parler avec des amis après le culte et vous entendez le bruit. Votre estomac bouillonne en me voyant sortir de l'auto, regarder les dommages et ensuite me pencher en prière et dire: «Cher Seigneur, s'il te plaît, pardonne-moi d'être si préoccupé et maladroit. Et s'il te plaît, donne à Jean la grâce alors qu'il constate les dommages étendus que j'ai causé par pure négligence. Et procure-lui les moyens alors qu'il amène sa voiture se faire réparer. Merci, Seigneur. Amen». Alors que je m'en vais dans mon auto, j'envoie la main et je fais un grand sourire et je crie par la fenêtre, «Tout est arrangé, Jean. J'ai réclamé le dommage devant Dieu. N'est-ce pas que la grâce est merveilleuse?»

     

    Le pardon est un processus en 4 étapes.

     

    1° Je dois reconnaître la douleur.

    2° Je dois délaisser mon droit de m'accrocher à l'amertume, la colère et le ressentiment.

    3° Je dois désirer la réconciliation.

    4° Je dois lancer à l'offenseur une invitation à rebâtir la relation à travers l'expression de l'amour inconditionnel et de l'acceptation.

     

    Point important à retenir: Si le coupable ne demande pas pardon et ne se repent pas, aucun pardon n'est accordé et aucune réconciliation n'est possible ; la relation ne peut pas reprendre même si la victime désire pardonner de tout coeur à son offenseur comme l'avait fait Jésus sur la croix. Rétablir la relation sans repentance de l'agresseur c'est s'exposer à nouveau à être abusée. Jésus a demandé à son Père de pardonner à ses bourreaux, mais il ne les a pas pardonnés lui-même, même si le Père lui avait donné le pouvoir de pardonner les péchés sur la terre, il n'usait de ce pouvoir seulement envers ceux qui se repentaient. Par contre, il désirait leur salut et intercédait en leur faveur auprès du Père que celui-ci leur accorde la repentance et puisse jouir de son pardon. Alors la réconciliation pourra aura lieu avec ceux qui se seront repentis et auront accepté son pardon, avec ceux-là seuls la communion sera rétablie . David a été sage de s'éloigner de Saul quand celui-ci voulait le tuer, de même la victime fera preuve de sagesse en mettant une distance entre son abuseur non-repentant, quand bien même il s'agirait de son propre père.

     

    Souvent les chrétiens se font exhortés à sauter rapidement à l'étape 4, mais ils découvrent rapidement que l'acceptation est une couverture superficielle qui cacher des sentiments sous-jacents qui causent encore de la douleur.

     

    Karen Burton Maines a parlé sur le sujet des «mensonges». Elle a dit: «Les fictions que nous créons pour nous-mêmes inhibent souvent notre croissance.»

     

    David Seamands: «Plus on essaie de garder en dehors de notre conscience les mauvais souvenirs, plus ils deviennent puissants. Puisqu'on ne leur permet pas d'entrer par la porte de nos pensées directement, ils viennent dans notre personnalité de manières déguisées et destructives. Dans plusieurs cas, il ne peut y avoir de vraie guérison et de vraie croissance spirituelle tant que nous n'avons pas libéré les souvenirs douloureux et les patrons malsains qui interfèrent présentement avec nos attitudes et notre comportement.» En niant notre douleur nous donnons une opportunité à l'ennemi.

     

    Le pardon est donc un cadeau que l'on se fait surtout à soi-même, car bien souvent, l'offenseur n'est pas du tout dérangé par notre manque de pardon, mais nous le sommes. Carl Thoresen: «Pardonner, c'est retrouver une plus grande paix intérieure.»

     

    John Edward Jones: «La réconciliation ne signifie pas que nous éliminons les conséquences du péché dans la vie des gens. Elle signifie que nous les aidons à travers les conséquences afin qu'ils puissent être totalement guéris.»

     

    PÉNÉTRATIONS PRATIQUES

     

    1° Reconnaissez votre douleur en cochant tout sentiment qui suit ce que vous avez expérimenté comme conséquence à l'abus : honteuse, confuse, en colère, insécure, haineuse, attristée, désappointée, pleine de ressentiment,esseulée, craintive, figée, dégoûtée, impuissante,piégée, en douleur, embarrassée, effrayée, sale, autres.

     

    Pendant les semaines ou les mois qui suivent, considérez les étapes suivantes:

     

    a) Prenez possession: identifiez ces sentiments comme étant les vôtres, et évaluez leur impact dans votre vie à travers les souffrances qu'ils ont causé.

     

    b) Laissez aller vos droits: Alors que vous regardez les éléments cochés sur la liste ci-dessus, sachant l'intensité de ce que vous avez ressenti, pouvez-vous maintenant demander au Seigneur de vous aider à délaisser votre colère, votre amertume ou votre ressentiment qui persiste dans les profondeurs de votre coeur?

     

    c) Pardon : Imaginez le sang de Jésus répandu en votre faveur et appliquez ce sang sur le péché de votre offenseur.

     

    d) «Il est plus facile de s'en tenir à sa résolution de pardonner si on en fait un acte officiel. Écrivez une lettre de pardon à votre offenseur, même si vous ne l'envoyez jamais».- Everett Worthington

     

    e) Reconstruire les relations: Choisissez un acte de bonté qui vous pouvez manifester à votre offenseur avec sincérité. Choisissez quelque chose qui lui démontrera authentiquement votre amour pour lui.

     

    f) Si l'abuseur se repent et le démontre par son attitude, ses paroles et ses actions, soyez prêtes à lui pardonner et à vous réconcilier avec lui en lui permettant prudemment à nouveau de renouer une relation personnelle avec vous, ce qui est un signe que vous lui avez vraiment pardonné.

     

    2° Lisez Matthieu.18:21-35. Confessez tout manque de pardon qui reste et demandez au Saint-Esprit de vous inonder de Son amour et de Son acceptation de l'offenseur. Demandez de pouvoir voir l'offenseur à travers les yeux de Jésus.

     

    3° Mémorisez Colossiens 3: 13 Vous supportant les uns les autres, et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a quelque sujet de plainte contre l’autre. Comme Christ vous a pardonné, vous aussi, faites de même.

     

    Le pardon n'est pas l'oubli.

     

    Souvent les gens disent : "Allez, trace un trait, tourne la page, dans peu de temps tu ne t'en souviendras plus.". Les professionnels de la psychothérapie savent combien on n'oublie jamais. Les blessures dites "oubliées" ont été enfouies dans l'inconscient et elles continuent de travailler les personnes (voir: effets désastreux du non-pardon). On est obligé de les faire émerger à nouveau pour être capable de les traiter. Pardonner ne veut pas dire oublier, cela veut dire cicatriser. On pourra se souvenir de l'événement mais l'on n'aura plus de ressentiment intérieur. Une cicatrice ne fait plus mal. C'est ce qui arrive lorsqu'on pardonne : on ne souffre plus.

     

    Le pardon ne signifie pas excuser.

     

    Excuser veut dire qu'on ne tient pas l'offenseur pour responsable de ses actes. On a tendance à lui trouver des circonstances atténuantes. On explique son geste ou ses paroles par la connaissance de sa vie. On minimise ses actes ou ses paroles. Bref, on le protège et on nie le mal qui nous a été fait. Mais une faute n'est pas excusable, quand bien même on peut l'expliquer. Une faute nécessite le pardon. Saviez-vous d’ailleurs que lorsque Dieu se présente à Moïse, il se présente comme Le miséricordieux, celui qui pardonne, mais qui ne tient pas le coupable pour innocent ?

     

    Le pardon n'est pas synonyme de réconciliation.

     

    Encore une fausse idée ! Qu'est-ce qui établit et maintient une relation ? La confiance mutuelle. Si la confiance est trahie, elle ne peut revenir par simple décision de la volonté. La confiance se gagne, se mérite, se construit, en l'occurrence doit se reconstruire. Deux amis qui se blessent sévèrement ne peuvent pas décider que tout va continuer comme avant, d'un claquement de doigt. Réconciliation et pardon ne sont pas identiques. La réconciliation est une suite du pardon, à souhaiter, mais ce n'est pas systématique. À la suite d'une blessure, il faut décider : est-ce que je continue cette relation ? Est-ce que je peux l'approfondir ? Sinon, elle s'arrêtera, tout simplement, car elle a été rompue.

     

    Le pardon ne s'impose pas.

     

    Le pardon est un acte d'amour : "par don". La personne qui pardonne doit demeurer libre de son choix. Obliger quelqu'un à nous pardonner, c'est lui dire : "je veux que tu m'aimes malgré les vacheries que je t'ai faites". On peut le souhaiter et le demander. On ne peut contraindre l'autre à le faire. Sinon ce n'est plus un pardon.

     

    Le pardon n'est pas une démission de ses droits.

     

    Le pardon ne vient pas éliminer la justice. Un voleur pardonné n'est pas dispensé de rendre son bien à autrui. Le pardon n'enlève pas non plus les conséquences d'un acte ou d'une parole malheureuse. Pardonner un meurtrier ne ramène pas à la vie la victime. Le pardon n'est pas un acte de justice. C'est une démarche d'amour pour la réhabilitation de l'offenseur, de son être. C'est le dissocier du mal qui l'habite et qui l'a conduit à mal agir, et ne pas le condamner avec.

     

    Le pardon ne change pas l'autre.

     

    Quand on pardonne, quelque chose d'extraordinaire se passe, qui nous guérit et nous libère. Mais il ne faut pas pardonner en pensant que c'est ce qui va faire changer l'autre. L'offenseur pourra prendre conscience de sa conduite et changer de comportement et d'attitude intérieure. Mais on n'a pas de pouvoir sur l'autre, qui reste libre et responsable de reconnaître ou non sa faute.

     

    JYH
    D'après Nicolas P.
    10/08/2012

    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et la source)

     

    Partager via Gmail Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique