• A propos de "sainte cène"...

    Précisons que "rompre le pain" n'a jamais voulu dire "sainte cène" (terme d'ailleurs introuvable dans ma Bible, sauf en sous-titre ajouté par les hommes). 
    Les juifs, à l'époque de Yeshoua sur terre, et depuis des siècles, "rompaient le pain" parce qu'ils ne devaient pas le couper avec un couteau, par respect pour cette nourriture (riche de symbole) qui était toujours bénie à chaque repas. 
    Même Yeshoua n'a pas fait de "sainte cène" avec les disciples d'Emmaüs". Il a simplement mangé avec eux, sans vin puisqu'Il avait dit qu'Il ne boirait plus de cette coupe jusqu'au jour où Il en boirait du nouveau avec nous dans le royaume du Père (Mat 26:29). 
    Un autre exemple significatif est en Actes 27:33 à 35. Paul "rompt le pain" après avoir rendu grâce, et surtout après avoir exhorté "tout le monde" à manger... pour prendre des forces. 
    De même aussi, les premiers chrétiens "rompaient le pain dans les maisons et prenaient leur nourriture avec allégresse et simplicité de coeur" (Actes 2:46). Ce n'était pas des "saintes cènes" ou des "repas du Seigneur"... sauf que chaque repas peut être un repas du Seigneur puisque "quoi que vous fassiez, que vous mangiez ou que vous buviez, faites tout pour la gloire de D.ieu". (1 Cor 10:31) 

    Je ne voudrais pas trop en rajouter sur le fait que lors de Son dernier repas de Pessah, Yeshoua a parlé de CE pain, c'est à dire "l'afikoman", morceau de la deuxième (le Fils) des trois "matsas" du "seder". 
    Ce morceau était enveloppé dans un linge (mise au tombeau) mais Yeshoua l'a "rompu", brisé, et partagé en morceaux, donnant ainsi la signification spirituelle de cette "cérémonie" pratiquée depuis si longtemps. (idem pour "CETTE coupe", l'une des quatre... autre sujet à développer). 

    Les catholiques romains, très attachés aux "apparences" et aux affections, n'ont gardé que "la cérémonie", avec de plus un symbolisme "anthropophage" et une fausse "communion" qui exclut en fait la "koïnonia" ou "commune union" (avec le Seigneur). 
    Mais je crains que la plupart des "protestants" ne se soient inventé aussi une "cérémonie obligatoire", une sorte "d'eucharistie protestante" qui privilégie "l'acte", le rituel, le symbolisme hypocrite d'une fausse communion parce qu'ils ne DISCERNENT PAS LE CORPS (nous, disciples de Christ, avec le Seigneur) !... et c'est la seule leçon que je retiens de 1 Cor 11, avec le fait que "CE N'EST PAS le repas du Seigneur que vous prenez". 
    "Manger des viandes sacrifiées aux idoles" peut malheureusement avoir plusieurs significations, parce qu'il y a beaucoup d'idoles... 

    "Discerner le Corps" est la seule chose qui nous est demandée ici, mais il faut pour cela être "disciple", se sanctifier, faire mourir notre Ego et laisser le Seigneur nous mettre à notre place dans "le Corps", le Sien. 

    Notre véritable "repas du Seigneur", c'est cette manne quotidienne, ce pain de vie, ces paroles que nous lisons avec l'Esprit dans nos Bibles, ces prières ou ces louanges que nous élevons chaque jour, cette "relation" que nous préservons plus que tout avec notre "Papa", et qui conditionne notre relation d'amour-agapê avec nos frères et soeurs. 
    Notre D.ieu hait les oeuvres de Caïn, les rituels, les activités religieuses. 
    Notre D.ieu veut rétablir cette relation intime avec Lui, grâce à Jésus, Yeshoua Ha Massiah, qui nous L'a fait connaître, et ce sont les "religions" qui s'y opposent.

     

    par Jean Yves Hamon, jeudi 24 juin 2010, 03:53 

    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et la source)

     

     

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