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    Qu'est-ce qu'un juif ? Par Léon Tolstoï en 1891

                                    Léon Tolstoï (1828-1910, Russie)



    D'après une publication de Jean-Michel Alétas sur Fb, en rappelant que "juifs" est un néologisme probablement issu du "jews" anglo-saxon mais qui se dirait plutôt "Judéens" et même "Iehoudim" issus de la "tribu de Juda-Iehouda" = "qui loue Yah (YHWH)".



    QU’EST-CE QU’UN JUIF ? Par Léon TOLSTOÏ en 1891



    "Cette question n’est pas aussi étrange que cela puisse paraître à première vue. Examinons cette créature libre qui a été isolée et opprimée, foulée aux pieds et poursuivie, brûlée et noyée par tous les dirigeants et les nations, mais qui n’en est pas moins vivante et prospère en dépit de tout le monde.

    Qu’est-ce qu’un juif qui n’a pas succombé à toutes les tentations mondaines offertes par ses oppresseurs et persécuteurs, de sorte qu’il aurait renoncé à sa religion et qu’il aurait abandonné la foi de ses pères ? Un juif est un être sacré qui s’est procuré un feu éternel du ciel et, avec lui, il éclaire la terre et ceux qui y vivent. 
    Note JYH: Hélas, depuis la mise en application des projets "terrestres" et en grand partie occulte des chefs politico-religieux et donc avec la création en 1948 d'un "Etat" (qui se dit "israëlien" sans comprendre ce qu'est "Israël"), certains "juifs" influents n'ont fait que copier les "démocraties" modernes avec leurs graves dérives "mondaines"... et finalement anti-Torah !
    http://jyhamon.eklablog.com/israel-2017-grandeurs-et-decadences-a127189138
    http://jyhamon.eklablog.com/israel-2017-suite-la-tolerance-selon-israel-et-les-habitants-de-tel-av-a130464784

    Il est le printemps et la source d’où le reste des nations ont puisé leurs religions et leurs croyances. Un juif est un pionnier de la culture. Depuis des temps immémoriaux, l’ignorance était impossible en Terre Sainte, de même que de nos jours dans l’Europe civilisée. En outre, au moment où la vie et la mort d’un être humain ne valaient rien, Rabbi Akiva s’est prononcé contre la peine de mort qui est maintenant considérée comme une peine acceptable dans la plupart des pays civilisés.

    Un juif est un pionnier de la liberté. Retour dans les temps primitifs, quand la nation avait été divisée en deux classes, les maîtres et les esclaves, l’enseignement de Moïse interdit la tenue d’une personne comme esclave pendant plus de six ans.

    Un juif est le symbole de la tolérance civile et religieuse : « Donc montrez votre amour pour l’étranger car vous avez été étrangers dans le pays de l’Egypte ».

    Ces paroles ont été prononcées au cours des lointains et barbares temps où il était communément acceptable entre les nations d’asservir les autres.

    En termes de tolérance, la religion est loin de recruter des adhérents. Bien au contraire, le Talmud stipule que si un non-juif veut se convertir à la foi juive, il faut lui expliquer combien il est difficile d’être juif et que les justes des autres religions aussi héritent le royaume céleste.

    Un juif est un symbole de l’éternité. La nation que ni combat ni torture ne pourrait exterminer, la nation que ni le feu ni le passage des civilisations n’ont été en mesure d’effacer de la surface de la terre, la nation qui la première annonce la Parole de Dieu (Elohim), la nation qui a préservé la prophétie depuis si longtemps et qui l’a transmise au reste de l’humanité, une telle nation ne peut pas disparaître. !
    JYH: Toutefois, cette "nation" (goy) est appelée à disparaître après le règne millénaire de Yéshoua le Messie... comme toutes les autres... lorsque Elohim sera "tout en tous" (1 Cor 15:28).

    Un juif est éternel, il est une incarnation de l’éternité."


    ... c'était sa façon d'exprimer Jean 4:22 !



    JYH
    28/07/2014
    Via Jean-michel Alétas: 
    https://www.facebook.com/jeanmichel.aletas/posts/879809648715018?comment_id=879810762048240&notif_t=like
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)




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  • Attention, sujet sensible !
    (En n'oubliant pas qu'un "anti-Mashiah" doit venir "avant" le retour du Vrai... et que "l'Israël" actuel -l'Etat- n'est pas encore "tout Israël")



    Parachah "Masséy" (étapes)

    Je laisse cette "crux" pour les "christianos" que le Père aurait "attirés" et "appelés" (Jean 6:44).




    PARACHAH
    : « MASSÉY »
    (étapes/voyages)


    Shabbat 26 juillet 2014


    Lectures :
    Parachah : Bémidbar / Nombres 33:1 à fin du livre
    Haftarah : Yirmeyahou / Jérémie 2 :4-28
    Bérith HaHadachah : Ivriym / Hébreux 11:8-16 


    Rappel : les commentaires ne sont pas des études, mais des pensées que la lecture de la parachah nous inspire et nous permet, sur une année, de relier les textes de la Torah et des Prophètes aux textes de la Bériyth haHadachah, de l’Alliance renouvelée en Yéshoua. 


    Résumé de la parachah
    Parachah rarement séparée de la précédente « Mattoth ». Le chapitre 33, ou parachah « Masséy », achève le livre de Bémidbar/Nombres, quatrième livre du Pentateuque/Torah de Moshéh. Elle rappelle pour mémoire, toutes les étapes, les stations qu’Israël a connues avant l’arrivée en Kénaan. Les frontières du futur pays sont définies, ainsi que le mode de distribution
    des territoires aux diverses tribus et clans. Quarante huit villes sont attribuées aux lévites, six d’entre elles serviront de villes de « refuge ». Cette parachah se termine par une autre directive qui intéresse également les femmes, avec l’obligation aux filles héritières de se marier dans leur tribu. 



    Un rappel très utile en notre époque !


    A la sortie du désert, après une quarantaine d’années ponctuées de déplacements et de haltes, Israël était devenu, après ce temps d’instruction, de préparation… un peuple saint ! Cet aboutissement serait-il mis à mal par la machination de Balaq-Bilam ? Non, car le Seigneur par la main de Piynéhas fait cesser le scandale. Les midiyanites et autres moabites s’arrêteraient-ils à cet essai avorté ? Non, les faux-dieux dont ils dépendaient et tiraient leur inspiration les pousseraient encore et encore à chercher à détruire Israël.

    Qu’en est-il aujourd’hui ? L’esprit d’Amaleq, Moav, Midyan est toujours actif;  il s’est reformulé à travers l’Islam et les pays qui se placent consciemment ou non sous l’influence du Satan. Comme il y a 3500 ans ces derniers occupent les mêmes secteurs géographiques que Midyan et les autres, ils poursuivent encore le même objectif : éradiquer "Israël" (ou provisoirement "l'Etat d'Israël").

    S’il fallait un symbole presque futile pour argumenter que les mêmes influences spirituelles sont à l’œuvre, il suffit de remarquer que quelques années plus tard, Gédéon (Juges 8 :21) bat les midiyanites, dans une bataille qui relève de la même guerre ; il « prit ensuite les croissants qui étaient aux cous de leurs chameaux ». Ces croissants étaient des bijoux d’or, en forme de demi lune.
    Voir: http://jyhamon.eklablog.com/pieu-sacre-de-baal-et-croissant-islamique-a93541119

    Quel est aujourd’hui le symbole de l’Islam ? Le croissant lunaire. Qui sont les Bilam qui, se disant prophètes, feignent d’obéir à Élohim tout en plaçant des pièges en "Israël" ? Des supposés hommes d’Élohim qui méprisent "Israël", ceux aussi qui suggèrent à "Israël" de donner les territoires de son héritage, ceux aussi qui divisent "Israël", en s’opposant au rassemblement du "tout Israël" : Juda, Éphraïm et leurs associés en Yéshoua.

    Drôle de guerre, effectivement, qui perdure encore de nos jours et reprend de l’intensité ! Pourquoi ? Parce que le Royaume est proche.

    Le prétexte à la guerre territoriale ou à la volonté d’ « internationaliser » Jérusalem est toujours : qui est le légitime possesseur de ce territoire ? Le légataire authentique est celui qui a reçu l’acte du propriétaire, et dans ce cas : Élohim Lui-même. C’est en somme la volonté du vrai Élohim qui est contestée.

    En ce qui concerne la Parole d’Élohim, qui fut donnée il y a environ 3500 ans à Moshéh, et qui pour nous est le seul certificat légal : ce sont les frontières inscrites au chapitre 34 qui sont aussi le seul acte authentique jamais inscrit dans les annales de l’humanité. Aucun autre peuple que le peuple d’Israël n’a reçu avec autant de précision le cadastre de son futur pays. Existe-t-il d’autres écrits aussi vénérables qui auraient accordé à d’autres qu’à Israël ce territoire en propriété à perpétuité ?



    La Parole ne parle pas en vain


    «
    (…) Lorsque vous aurez passé le Jourdain et que vous serez entrés dans le pays de Canaan, vous chasserez devant vous tous les habitants du pays, vous détruirez toutes leurs idoles de pierre, vous détruirez toutes leurs images de métal fondu, et vous détruirez tous leurs hauts lieux. Vous prendrez possession du pays, et vous vous y établirez ; car je vous ai donné le pays, pour qu’il soit votre propriété(…) Mais si vous ne chassez pas devant vous les habitants du pays, ceux d’entre eux que vous laisserez seront comme des épines dans vos yeux et des aiguillons dans vos côtés, ils seront vos ennemis dans le pays où vous allez vous établir. Et il arrivera que je
    vous traiterai comme j’avais résolu de les traiter. » (No. 33:50-56 NEG)

    Mais Israël ne chassa pas de façon systématique les Kananéens de leur territoire. Ils devinrent un piège pour eux. Déjà après la mort de Yéhoshoua (Josué) et de la génération qui entra en Kénaan, le peuple abandonna son Élohim pour se prosterner devant d’autres Baals.

    Alors Élohim laissa en place deux peuples pour éprouver Israël :

    « Ces nations étaient : les cinq princes des Philistins, tous les Cananéens, les Sidoniens, et les Héviens qui habitaient la montagne du Liban, depuis la montagne de Baal–Hermon jusqu’à l’entrée de Hamath. » (Ju. 3:3 NEG)

    Étonnante répétition, étonnante sentence d’Élohim toujours valable de nos jours ! Israël n’a pas, pour des raisons diverses, expulsé tous les « néo-kananéens adorateurs d’un Baal » et le résultat est celui que nous connaissons bien par l’actualité. Les philistins c’est indubitablement la bande de Gaza ! Quant au Liban, nous savons que le Hezbollah se tient à la frontière israélienne.

    Comment ne pas nous étonner de la précision de la prophétie : « ils seront des aiguillons dans vos côtés » lorsque nous constatons depuis des années que de ces contrées se lancent inlassablement des missiles et autres obus de mortiers ! Comment comprendre également qu’avec la nécessité de « passer des accords » avec l’Autorité Palestinienne, pour obtenir une paix satisfaisante, cette dernière ne devienne des épines dans les yeux, jusqu’à ne plus « voir » ce qui adviendra si on continue à s’opposer aux directives d’Élohim !

    Bien entendu, nous disons cela avec beaucoup de compassion, car nous ne sommes pas à la place de Juda en "Éréts Israël", et ne vivons pas les événements avec la même intensité.

    Seulement nous ne pouvons négliger la parole qui dit aussi : « A cause de ton péché, dans toutes tes frontières, tu lâcheras de toi-même, l’héritage que Je t’avais donné… » (Jé. 17 :3-4)

    Nous constatons par la prophétie de Jérémie, que l’abandon de la bande de Gaza ne fut pas une solution de paix, mais bien une augmentation de la tension de violence dont les habitants israéliens limitrophes souffrent depuis des années, sans compter le lynchage médiatique dont "Israël" fait l’objet à tout propos concernant Gaza, depuis la décision prise en 2005 de rétrocéder
    cette zone à leurs ennemis.

    « Guéris–moi, Seigneur ! et je serai guéri ; sauve–moi, et je serai sauvé ; car c’est toi qui es ma louange ! Voici, ceux–ci me disent, Où est la parole de YHWH ? Qu’elle vienne donc ! Mais moi, je ne me suis pas hâté de cesser d’être pasteur en te suivant, et je n’ai pas désiré le mauvais jour, tu le sais ; ce qui est sorti de mes lèvres a été devant ta face. Ne me sois point une épouvante, tu es mon refuge au mauvais jour. Que ceux qui me persécutent soient honteux, et que moi je ne sois pas honteux ; qu’ils aient peur et que moi je n’aie pas peur ; fais venir sur eux le jour de malheur, et ruine–les d’une double ruine. » (Jé. 17:14-18 )

    Remarque à ce sujet brûlant de l’actualité : soyons conscients que le Seigneur fera tôt ou tard des reproches aux « églises dites chrétiennes », qui au lieu d’intercéder pour bénir "Israël" (ou "les juifs"), se sont au contraire rangées idéologiquement aux cotés des infidèles de tout genre pour admonester "Israël" ("les juifs") ! Ce qui s’apparente à du mépris, à de la malédiction… Que ces « églises » ne soient pas surprises de la sentence que le Seigneur leur fera supporter. Que ces « églises » se repentent, sinon que les disciples du Messie sortent maintenant de ces lieux, car on ne peut maudire "Israël" ("les juifs", tout comme d'ailleurs "tout Israël") et estimer être conforme à la volonté d’Élohim… l’affaire est dorénavant grave :
    « sortez du milieu d’elle mon peuple afin de ne pas participer à ses fléaux » .



    Des villes dans le pays, une sagesse !


    Les Lévites n’ayant pas reçu, à cause de leur service, de possession en Éréts Israël, habitaient des villes qui leur étaient destinées, elles étaient au nombre de 48. Parmi ces villes, six furent désignées pour être des « villes de refuge », trois villes de chaque côté du Jourdain.

    Dans la chronologie de la lecture, après la décision de prise de possession de territoire en dehors des frontières désignées, la décision de répartir trois villes de refuge de chaque coté du fleuve fut prise. Nous pourrions nous étonner et dire : mais à l’Est du Jourdain il n’y a que deux tribus et demi… et leurs effectifs ne fait pas la moitié d’Israël ! Alors pourquoi ce déséquilibre apparent de répartition ? Nous percevons ici une précaution de sagesse, sagesse nécessaire, car la volonté des deux tribus et demie de se démarquer territorialement des autres, par la frontière naturelle qu’est le Jourdain, ne pouvait qu’à terme favoriser un sentiment de différence qui pouvait évoluer
    en ségrégation. Mais aussi, attribuer plus de villes de « refuge de punissables » à l’Ouest ou à l’Est ne pouvait que générer des remarques désobligeantes. Nous savons avec quelle facilité les hommes savent créer des situations d’inimitié, ne serait-ce que d’un village à l’autre ou même d’un quartier à l’autre, pour de simples et banales différences. Nous pensons ici à l’exemple historique entre « les samaritains » et les « Juifs ». Pour nous-mêmes, notre XXIe siècle est suffisamment illustratif de ce genre de phénomène produit par des décisions sans sagesse …

    Par inspiration de sagesse, le grand Moshéh, arrivé au terme de sa mission, ne tombait pas dans une formule qui constituerait un piège par le simple fait d’une inopportune organisation de territoire.

    Ces villes de refuge accueillaient ceux qui par inadvertance s’étaient rendus meurtriers sans intention malveillante ; nous dirions aujourd’hui : mort accidentelle causée par un tiers. La présence active des lévites dans ces villes assurait aux « réfugiés de justice » la protection des instances chargées justement de la justice, et de plus assurait un environnement de sainteté
    moralement apaisant s’adressant à ceux qui se tortureraient le cœur d’avoir commis un meurtre, et peut-être d’avoir tué quelqu’un de bien aimé.

    Les six villes étaient réservées aux meurtriers involontaires tant israélites qu’immigrants ou gens de passage. La loi était donc la même pour tous. Ce traitement égalitaire face à la « demande de justice » évacuait des consciences, de fait et culturellement, toute option désavantageuse pour
    l’étranger. Car il est écrit « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ceci résume la loi des relations à l’autre, quel qu’il soit, en toute honnêteté et justice au regard et en respect de la Loi de YHWH, là où IL règne !



    Jusqu’à la mort du Kohen Gadol


    « et l’assemblée délivrera l’homicide de la main du vengeur du sang, et l’assemblée le fera retourner dans la ville de son refuge où il s’était enfui ; et il y demeurera jusqu’à la mort du grand sacrificateur qu’on a oint de l’huile sainte. » (No. 35:25)

    « … et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés, (dans lesquels vous avez marché autrefois, selon le train de ce monde, selon le chef de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance ; parmi lesquels, nous aussi, nous avons tous conversé autrefois dans les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et
    des pensées ; et nous étions par nature des enfants de colère, comme aussi les autres. Mais Élohim, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés,) alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Messie (vous êtes sauvés par la grâce). » (Ep. 2:1-5)

    « Étant ensevelis avec Lui dans le baptême, dans lequel aussi vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’opération d’Élohim qui l’a ressuscité d’entre les morts. Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés ensemble avec lui, nous ayant pardonnés toutes nos fautes. » (Col. 2:12-13)

    Il n’est guère besoin de longue démonstration pour lier ces versets de la Torah et à la Nouvelle Alliance pour comprendre que TOUS, Israélites et étrangers, pécheurs d’origine, sont tous redevables à la justice d’Élohim et contraints de se « réfugier » dans la ville de refuge là où les « serviteurs » d’Élohim sont au travail, jusqu’à ce que pour chacun des appelés la révélation
    agisse, celle qui fait prendre conscience que le Kohen Gadol, le Grand Sacrificateur, l’Agneau, est mort pour chacun ! Alors, nous sommes libres…

    De nouveau, s’il fallait encore insister : la Torah est-elle caduque ou est-elle prophétique et inaltérable ?




    Osons une extrapolation : 6 jours pour un 7e; 6 villes pour une 7e…


    Il y avait ainsi 6 villes de refuge, havres de protection et de repos pour les meurtriers involontaires. Dans un sens supérieur et élargi, nous dirions : lieu spirituel de protection pour tous les pécheurs, car le péché mène à la mort et nous savons que le Satan, l’ennemi de nos êtres, réclame son dû !
    Si nous sommes surpris sans protection, spirituellement hors de la « ville de refuge », éloignés de la sainteté des serviteurs d’Élohim, alors nous sommes réellement en danger de mort. Mais dans cette vision, quelque chose de grandiose était en préparation.

    « (Anne prophétesse) Veuve d’environ quatre–vingt–quatre ans, qui ne quittait pas le temple, servant Élohim en jeûnes et en prières, nuit et jour ; celle–ci, survenant en ce même moment, louait le Seigneur, et parlait de lui à tous ceux qui, à Jérusalem, attendaient la délivrance. » (Luc 2:37-38)

    Quelle image et quel verset troublant ! Qu’est-ce que Anne annonçait dans la ville de Jérusalem ? La délivrance. Elle louait le Seigneur, car elle comprenait par le Souffle que c’est Lui, Yéshoua encore nourrisson, qui permettrait cette délivrance. Les choses sont fortes, et de nouveau c’est
    une femme qui en est la « porteuse ». La mort de ce « Kohen Gadol » Yéshoua, le Grand Sacrificateur, apporterait la délivrance ! Où cela ? À Jérusalem. Où les disciples durent-ils attendre sur l’ordre du Maître ? À Jérusalem.

    « Et je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un souffle de grâce et de supplications ; et ils regarderont vers moi, celui qu’ils auront percé, et ils se lamenteront sur Lui, comme on se lamente sur un fils unique, et il y aura de l’amertume pour lui, comme on a de l’amertume pour un premier-né. » (Za. 12:10)

    Jérusalem, Sion, qui devient par la même occasion une sublime et 7e ville de refuge, tel le 7e jour, Shabbat qui concentre toutes les bénédictions en gestation des six premiers jours… Ce n’est pas un hasard si Jérusalem est toujours présente dans le Royaume et dans la future création.

    « et beaucoup de peuples iront, et diront, Venez, et montons à la montagne de YHWH, à la maison de l’Élohim de Yaaqov, et il nous instruira de ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem, la parole de YHWH. » (Is. 2:3)

    Mais nous n’avons pas encore atteint cette époque bénie, alors d’une certaine manière et selon la grâce plus ou moins bien comprise :

    « Nous grondons tous comme des ours, Nous gémissons comme des colombes ; Nous attendons la délivrance, et elle n’est pas là, Le salut, et il est loin de nous. Car nos transgressions sont nombreuses devant toi, Et nos péchés témoignent contre nous ; Nos transgressions sont avec nous, Et nous connaissons nos crimes. » (Is. 59:11-12)

    « Qui donnera de Sion le salut d’Israël [ miTsiyon Yéshouath Yisraël ] ! (Rappel: "YesHuW'aH" veut dire "salut"). Quand YHWH rétablira les captifs de son peuple, Jacob s’égayera, Israël se réjouira. » (Ps. 14:7)

    Voici ce que rappellera Yéshoua lors de Sa venue sur Terre :

    « Le Souffle du Seigneur, YHWH, est sur moi, parce que YHWH m’a oint pour apporter de bonnes nouvelles aux débonnaires, il m’a envoyé pour panser ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers l’ouverture de la prison, pour proclamer l’année de la faveur de YHWH ….(et le jour de la vengeance de notre Élohim,) pour consoler tous ceux qui mènent deuil. » (Is. 61:1-2)

    Alors à chaque fois que nous rappelons le sacrifice de l’Agneau nous disons selon les écrits de Paul :

    « Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne. » (1 Co. 11:26)

    Nous annonçons en somme que nous Lui appartenons, qu’IL est mort, et que de ce fait nous sommes libres. L’adversaire (vengeur du sang) ne peut plus rien contre nous ! Mais de plus nous annonçons qu’Il est vivant, vainqueur de la mort. Et s’Il est vivant et que nous sommes en Lui, alors nous devenons sacrificateurs avec Lui pour étendre Sa protection à tous ceux qui dans
    l’humilité reconnaitront leur culpabilité, intégreront la « Sion » des enfants d’Élohim, jusqu’à ce qu’IL revienne.



    Les héritages perpétués


    « Qu’un héritage ne passe pas d’une tribu à une autre tribu ; car les tribus des fils d’Israël resteront attachées chacune à son héritage. » (No. 36:9)

    Voilà, pourrions-nous dire, encore une mesure pratique de bonne organisation de la régionalisation. Mais, s’il ne s’agissait que de garder l’intégrité des héritages du sol, cela limiterait certainement la portée plus haute de cette mitsvah de la Torah.

    Les héritages définis sont donc inaliénables, non cessibles d’une tribu sur une autre. Car éventuellement, et selon les aléas de l’Histoire, une tribu plus dynamique que les autres pourrait s’accaparer l’ensemble des héritages de ses frères et se vouloir Israël à elle seule ! Israël restera donc toujours un ensemble de 12 tribus, c’est ce qu’impose cette mitsvah ! Mitsvah inaliénable comme toute la Parole, mitsvah qui perdure jusqu’en Apocalypse, jusque dans la Jérusalem céleste !
    Rappel: http://jyhamon.eklablog.com/ephraim-et-juda-le-rassemblement-des-douze-tribus-a96603181

    Aucune tribu ne peut se prévaloir sur les autres, mais chacune doit
    « entretenir » son héritage pour le bien de tous, c'est-à-dire du Tout Israël, car chaque tribu a reçu plus qu’un territoire, chacune a reçu une bénédiction particulière par Yaaqov et aussi par Moshéh (voir Genèse 48 et 49 – De. 33).
    Pour être clair et revenir à notre époque : Éphraïm dispersé dans les nations ne peut se réclamer d’être Israël à lui seul, et Juda retourné aujourd’hui en Éréts Israël ne peut prétendre être Israël à lui seul, même si aujourd’hui, il est le seul présent au pays. Juda seul n’est pas entier, Éphraïm seul n’est pas entier …

    « Ainsi nous qui sommes plusieurs, sommes un seul corps dans le Messie, et chacun individuellement membres l’un de l’autre. Or ayant des dons de grâce différents, selon la grâce qui nous a été donnée, soit la prophétie, prophétisons selon la proportion de la foi ; le service, soyons occupés du service, soit celui qui enseigne, qu’il s’applique à l’enseignement ; soit celui qui
    exhorte, à l’exhortation ; – celui qui distribue, qu’il le fasse en simplicité ; celui qui est à la tête, qu’il conduise soigneusement ; celui qui exerce la miséricorde, qu’il le fasse joyeusement. Que l’amour soit sans hypocrisie ; ayez en horreur le mal, tenez ferme au bien ; quant à l’amour fraternel, soyez
    pleins d’affection les uns pour les autres ; quant à l’honneur, étant les premiers à le rendre aux autres ; quand à l’activité, pas paresseux ; fervents en souffle ; servant le Seigneur. » (Ro. 12:5-11)

    Ainsi dans la dispensation des talents que le Seigneur nous octroie en «héritage» pour rassembler et construire l’Israël définitif, faisons fructifier l’héritage reçu pour l’édification de tous. Ne regardons pas l’héritage du frère comme plus important ou comme sans valeur, car l’harmonie du Corps, c'est-à-dire du Tout Israël, dépend de la bonne coordination de l’ensemble, chacun dans sa fonction, par le talent reçu et le tout sous la dépendance du Roi, notre « Tête », le Fils de Sa gloire.

    Israël a vécu des étapes (Masséy) bien concrètes à travers le désert, et certainement à chacune d’entre elles, Israël s’enrichissait d’une expérience supplémentaire de la présence d’Élohim. Mais à la fin du périple, Moshéh laissait à Israël des étapes supplémentaires (Masséy) importantes à
    franchir et à venir sous la forme bien pratique d’une justice par les villes de refuge où l’on attendait la mort du Grand Sacrificateur pour retrouver la liberté, et par les héritages de tribu non cessibles et à reconstituer à terme.

    Chacun reste au bénéfice de sa bénédiction qu’il a à faire fructifier pour tous dans la liberté retrouvée à travers la mort et la résurrection du Kohen Gadol : Yéshoua, qui revient bientôt. 



    Shabbat
    Shalom vé-shavoua tov.




    JYH
    25/07/2014
    D'après "Blog Qéhila"
    (Copie autorisée et même souhaitable, à condition d'en redonner le texte intégral et les sources)




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